vendredi 3 avril 2020


BF
Lettre n° 884

Un rebond généralisé d’environ 30% est observé qui profite à 80% des sociétés

Par Rédaction , dans Grand Angle , le 26 janvier 2020

Directeur associé de Kalliste Biotech Advisors, Sacha Pouget suit, en tant qu’investisseur et observateur avisé, l’évolution des biotechs cotées en France, depuis plus de dix ans Dans un entretien exclusif avec Biotech Finances, il partage avec nous, chiffres à l’appui, son analyse de l’évolution du secteur en France, au cours de la décennie passée, ainsi que les raisons de son optimisme en ce début d’année

BiotechFinances : La décennie s’est achevée en 2019 sur une nouvelle année noire, pour les biotechs cotées sur Euronext Paris Quel regard portez-vous sur l’évolution de ce compartiment, depuis le boom des années 2012-2015 à aujourd’hui ?

Sacha Pouget : Nous avons connu, il est vrai, une période euphorique de 2012 à 2015, avec un grand nombre d’introductions en bourse, l’entrée de plusieurs fonds d’investissement américains au capital des sociétés du secteur, dans le cadre notamment de placements privés Il y eut aussi un fort engouement des investisseurs institutionnels généralistes du segment des petites et moyennes valeurs, ainsi que des particuliers d’autres part La fin de l’année 2015 a clairement marqué un tournant, longtemps symbolisé par le « tweet » d’Hillary Clinton sur le prix des médicaments de spécialité, créant un premier mouvement de recul sur les biotechs françaises cotées sur Euronext Il fut suivi en 2016 du vote sur le Brexit et de l’incertitude des élections américaines Le repli fut général et a touché l’ensemble de l’industrie biopharmaceutique mondiale En 2017, nous avons connu, spécifiquement en France, une succession malheureuse de déceptions qu’il s’agisse d’échecs cliniques, chez Innate, Onxeo, Cerenis, Erytech, DBV Technologies, etc, ou de retards préjudiciables, chez Cellectis, Nanobiotix, AB Sciences, DBV technologies La défiance et la désaffection des investisseurs est devenue massive et moutonnière, notamment chez les particuliers et