jeudi 19 mai 2022


De plus en plus de collaborations publiques/privées émergent dans l’innovation santé afin de mutualiser les budgets de R&D Ces consortiums, se composent généralement d’une biotech/medtech chef de file qui s’adjoint les compétences d’un laboratoire académique, d’un hôpital, d’une université voire d’autres industriels Le financement est soit européen (programmes Horizon Europe et EU4health, Eureka, Innovative SMEs (ex-Eurostars), soit national et/ou régional (programmes PSCP, FUI)* Mais tout cela passe par un contrat, dans lequel, les questions de gouvernance, de confidentialité, de propriété intellectuelle ou de concurrence sont à encadrer Les écueils à éviter avec Anne-France Moreau, associée du cabinet McDermott et spécialiste des sciences de la vie

Biotech Finances : Est-ce facile de monter un consortium en France ?

 Anne-France Moreau : La démarche est en tout cas favorisée aujourd’hui par les programmes de financements de l’Union Européenne, de l’Etat et des collectivités territoriales, qui sont régis par leurs propres critères d’éligibilité et de sélection En pratique, le projet est porté par une entreprise en lien avec ses programmes de R&D, avec le support d’acteurs académiques et éventuellement privés Chacun est doté d’une expertise spécifique, lui permettant de participer à des projets collaboratifs de recherche d’un produit innovant non encore disponible sur le marché avec un impact économique important et des retombées prévisionnelles sur le territoire S’ils sont validés, ces programmes peuvent être financés en France via les PSPC (cf encadré) par Bpifrance et les collectivités territoriales mais l’autre partie doit être supportée par les membres du consortium eux-mêmes

BF : Et au niveau européen ?

 Anne-France Moreau : L’enveloppe du programme de l’UE pour la santé (EU4Health) se monte actuellement à 5,3 Mds€ Ces aides peuvent se cumuler avec celles des Etats Dans le consortium OA-BIO par exemple (cf tableau), le projet est financé globalement par l’Europe via le programme EUREKA Chaque membre du consortium a ensuite obtenu un soutien public de