jeudi 2 décembre 2021


(BIOTECHFINANCES N°962 Lundi 25 octobre 2021)  Le laboratoire français a entrepris une démarche proactive de recherche de partenariats Il privilégie les accords de licence exclusive pour la commercialisation voire le co-développement de molécules mises au point par des biotechs mais s’autorise aussi des acquisitions d’entreprises Une mécanique bien rôdée qui mobilise plus de 160 collaborateurs dans le monde

L’équipe d’éclaireurs de Servier parcourt sans relâche l’Europe, l’États-Unis et la Chine Leur objectif : repérer les pistes les plus prometteuses dans les axes thérapeutiques de prédilection du laboratoire français : l’oncologie, les neurosciences et l’  immuno-inflammation Résultat : la pharma compte aujourd’hui plus de 70 alliances nouées avec des laboratoires, des biotech et le monde académique

650 contacts par an en vue d’un partenariat

« Sur les 1 500 sociétés identifiées, nous avons étudié 580 projets », décrit Eric Falcand VP global business developement de Servier « Certaines biotechs nous envoient spontanément leurs propositions et nous en rencontrons de nombreuses lors d’évènements comme Bio International Convention, JP Morgan Healthcare Conference ou encore Jefferies London Healthcare Conference », indique-t-il « En moyenne, nous établissons 650 contacts par an à l’exception de 2020, une année moins soutenue en raison de la pandémie (365 contacts) mais où nous avons tout de même signé 20 partenariats, dont de nombreuses collaborations de recherche », précise cet expert du BD

En règle générale, « nous privilégions les accords de licences exclusives avec différentes options en fonction du stade de développement des composés, de la maturité de la société partenaire et de différents autres critères, comme la preuve de l’efficacité et la sécurité du traitement », détaille Eric Falcand « Nous décidons alors d’accompagner le développement en conservant l’entièreté des droits Un accord peut aussi être noué en phase 2b Mais la conclusion de contrats d’option plus