vendredi 25 septembre 2020


(BiotechFinances n° 912 14-09-2020)  L’Angleterre n’est jamais meilleure que dans l’adversité Le Brexit, les affaires financières et même la pandémie n’ont pas entamé d’une once, l’optimisme de l’ensemble des acteurs du secteur des sciences de la vie Certes, les secousses sont parfois rudes mais la résilience et la volonté d’avancer est la plus forte L’île des Nobel reste première de la classe dans bien des segments et méritait l’exploration que nous vous proposons cette semaine

Commençons par peindre le tableau du secteur des biotechnologies au Royaume-Uni à grands traits Se plaçant au quatrième rang mondial en termes d’investissements dans le secteur derrière les États-Unis, la France et la Suisse, le Royaume-Uni est en position de leader européen pour le nombre de produits en cours de développement Concrètement, les trois plus importants secteurs en nombre d’entreprises sont les services de diagnostics et d’analyses (20,5 %), le segment des thérapies (17,2 %), et la recherche contractuelle et fabrication (14,2 %)

Selon le Panorama France Healthtech 2019, le Royaume-Uni était l’an dernier au second rang européen des investissements dans les biotechs avec 2,08 Mds€ investis, à comparer à 1,79 Md€ pour la France Le ticket moyen par biotech britannique s’élevait à 12 M€ Dans ce pays considéré comme l’un des leaders du secteur sur la période 2018-2019, la moitié des dix plus grandes opérations de capital-risque dans les life sciences ont concerné des entreprises britanniques

Trois licornes cotées au LSE

Quant à la Bourse, malgré la forte concurrence du Nasdaq, le London Stock Exchange (LES) compte actuellement trois licornes –ces jeunes pousses dépassant le milliard de dollars de capitalisation – issues du domaine des biotechnologiesou presque Oxford Nanopore Technologies, est l’une d’entre elles elle est évaluée à 2,1 Mds$ et développe un séquenceur d’ADN/ARN portable Les deux autres sont Babylon Health valorisée à 2 Mds$ qui utilise l’intelligence artificielle pour le diagnostic et Immunoscore Spécialiste des traitements innovants contre différents types de cancer et l’hépatite B Elle reste sur le podium mais n’est plus valorisée qu’à 640 M$, ayant perdu près d’un tiers de sa valeur après le scandale de Neil WoodfordUne histoire qui n’est pas parvenue à entamer le flegme britannique À ce jour, la débacle de Neil Woodford ne semble