jeudi 19 mai 2022


(BIOTECHFINANCES N°984 Lundi 18 avril 2022) En France, environ 25 000 personnes attendent une greffe Le Gouvernement déploie plus de moyens pour trouver des donneurs mais même dans le meilleur des scénarios, l’objectif est de parvenir à 8 550 greffes en 2026 Face à la pénurie d’organes, la recherche médicale et académique travaille sur des solutions alternatives Revue des avancées

Impasse Alors que les listes de patients en attente d’une greffe d’organe ne cessent de rallonger, le nombre de transplantations en France a chuté de 25% en 2020 Plusieurs raisons à cela D’abord la pandémie a désorganisé les hôpitaux avec une préemption des lits pour les cas COVID Ensuite, et c’est une bonne nouvelle, on meurt moins aujourd’hui d’un AVC ou sur la route Conséquence : les donneurs se font plus rares Pour tenter de pailler à cette pénurie d’organes, le Gouvernement a augmenté de 210 M€ l’enveloppe allouée au segment Ce qui porte à 2 Mds€ le montant global des engagements en faveur du prélèvement et de la greffe d’organes pour la période 2022-2026 Les fonds doivent permettre une meilleure organisation et un renforcement des équipes au sein des hôpitaux Mais l’objectif est également d’« intensifier la pratique des prélèvements sur donneur vivant et le développement du prélèvement pédiatrique » Un plan qui doit permettre de réaliser entre 6760 et 8530 greffes en 2026 contre 5273 en 2021 Pour rappel, le rein, le foie et le cœur constituent les principaux organes vitaux greffés (cf tableau)

Ces procédures lourdes demeurent malheureusement sans équivalence thérapeutique aujourd’hui mais la recherche médicale qu’elle soit issue des biotechs ou des laboratoires académiques travaille sur des solutions alternatives Plusieurs pistes de développement sont en cours La plus avancée repose sur la thérapie cellulaire

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