vendredi 18 septembre 2020


Depuis huit ans, Quattrocento s’efforce de dénicher des technologies délaissées par certains laboratoires académiques afin de produire de véritables outils d’innovation pour le secteur des équipements dédiés à la recherche L’usage, le positionnement marketing, ou encore la propriété industrielle, la société peaufine tous ces aspects avant de bâtir une nouvelle entreprise autour de ses produits

« Nous ne sommes pas un incubateur, car ce n’est pas de l’accompagnement Ici, nous créons des PME », prévient d’emblée Bertrand Fourquet, cofondateur et président de Quattrocento, un nom évocateur d’une période qui amorce le début de la Renaissance en Europe Située à Paris, la société fondée en 2010 souhaite s’inspirer de l’émulsion et de l’effervescence artistique et technologique de cette époque Sur ses 520 m², elle en consacre environ un tiers à ses ateliers et laboratoires « Aujourd’hui, notre mode de fonctionnement s’approche de celui d’un company builder : l’objectif est de mettre sur pied des entreprises dans le domaine de l’équipement pour la recherche médicale et biologique en partant de zéro », poursuit Bertrand Fourquet Alvéole (voir ci-contre) constitue le premier et pour le moment l’unique aboutissement de Quattrocento, qui a déjà levé 11 M€ depuis sa création « Deux tiers de notre financement proviennent de business angels, le reste de French Tech Accélération », un fonds de Bpifrance consacré aux structures dédiées à l’accompagnement des entreprises innovantes

Echosens à la genèse de Quattrocento

Bertrand Fourquet n’en est pas à sa première aventure entrepreneuriale, puisqu’il est à l’origine d’Echosens, société créée en 2001, et aujourd’hui leader des dispositifs médicaux non invasifs destinés à l’évaluation des maladies chroniques du foie, avec le Fibroscan

De son côté, Luc Talini, aujourd’hui cofondateur et directeur général de Quattrocento, rejoint Echosens en 2006 L’aventure Echosens s’arrête pour les deux entrepreneurs, en 2008, suite à « un différend stratégique avec les capital-risqueurs »

Ils souhaitent alors mettre à profit leur expérience pour lancer de nouveaux projets, sans s’y inscrire dans la durée « Plusieurs investisseurs ont aimé l’idée de Quattrocento Nous avons mutualisé les compétences développées à Echosens (réseaux de sous-traitance, bureaux d’étude informatique et mécanique, spécialiste d’accès au marché pour les dispositifs médicaux…) pour les associer dans Quattrocento Toutes ces expertises sont essentielles pour la création d’une société d’appareillage », témoigne le fondateur David Poizat, auparavant en charge de l’industrialisation du Fibroscan, rejoindra ses deux collègues en 2011 « Une fois le processus de fabrication lancé à Echosens, je ressentais une certaine frustration et voulais repartir du début Ici, je