vendredi 22 octobre 2021


Modifier le cours de la maladie demeure l’objectif principal de la recherche dans Parkinson, deuxième pathologie neurodégénérative après Alzheimer dans le monde Malgré les échecs successifs des candidats médicaments, la recherche reste mobilisée Revue des programmes les plus avancés de nos biotechs

Un nouvel écueil essuyé dans Parkinson Fin juillet, la demande d’AMM d’un traitement destiné à mieux contrôler les fluctuations motrices de la maladie a fait l’objet d’une recommandation négative par l’EMA Il s’agit de Nouryant du japonais Kyowa Kirin, pourtant déjà disponible au Japon et aux Etats-Unis associé au traitement standard Levodopa La raison invoquée : un manque d’efficacité comparé aux risques encourus

« Les échecs cliniques récents dans la maladie de Parkinson remettent en exergue une pathologie complexe », avoue Martial Descoutures, senior equity analyst pharma & biotech chez Oddo BHF Corporates & Markets « Les résultats négatifs de Cinpanemab de Biogen en début d’année ainsi que ceux de Venglustat de Sanofi démontrent une nouvelle fois les difficultés d’atteindre un critère primaire défini par un score test MDS-UPDRS très hétérogène (pour évaluer la sévérité de la symptomatologie de la maladie de Parkinson NDLR) », précise-t-il

Changer le cours de la maladie

Parmi les traitements les plus avancés, Prasinezumab de Roche en partenariat avec Prothena poursuit son développement en phase 2b et ceci malgré des résultats de preuves de concepts extrêmement mitigés « A l’instar d’Alzheimer, l’arsenal thérapeutique est restreint La barre à atteindre pourrait toutefois être moins haute qu’anticipée  Si un candidat médicament arrivait à démontrer une vraie tendance positive d’amélioration, les autorités de santé pourraient l’approuver » analyse Martial Descoutures

L’enjeu est de taille : cette pathologie est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer Affectant 1 % de la population âgée de plus de 65 ans, elle toucherait plus de 6,3 millions de personnes dans le monde (dont entre 100 000 et 120 000 en France) Les symptômes cliniques sont progressifs : mouvements ralentis, tremblements, rigidité En raison des besoins cruciaux de traitements, les chercheurs explorent toutes les pistes Ainsi, les options de combinaisons avec Levodopa se multiplient tandis que de nouvelles classes thérapeutiques, dont l’objectif est de juguler les symptômes psychomoteurs de la maladie, devraient voir le jour à moyen-terme En cas de succès, le marché