lundi 6 juillet 2020


Tous les modèles de pancréas artificiels actuels sont formés au minimum d’un algorithme, d’un capteur de glucose en continu et d’une pompe à insuline Ces assemblages ont pour vocation d’améliorer le confort de vie des 22 millions de patients touchés par le diabète de type 1 Un large marché où il ne sera pas facile de se faire une place, compte tenu des nombreux paramètres qui entrent en jeu

En septembre 2017, la FDA a autorisé la commercialisation du tout premier pancréas artificiel : MiniMed 670G de Medtronic, réservé pour les patients avec des besoins supérieurs à huit unités d’insuline par jour Par le biais d’une pompe, les injections d’insuline se font automatiquement, via un algorithme qui calcule les besoins précis du patient grâce aux données collectées par le capteur Ces informations sont également envoyées à un lecteur de glycémie externe, pour que le patient suive son évolution Cependant, son arrivée précoce sur le marché ne signifie pas qu’il va s’imposer comme un standard « De plus en plus de patients sont attirés par ce système pour leur confort de vie Le marché associé va grossir dans les années à venir, car le bénéfice patient est réel, [mais] le produit proposé par Medtronic comporte une pompe avec un tube, une sorte de walkman encombrant », détaille Sophie Baratte, CEO de Cellnovo, qui développe une micro-pompe à insuline Dans les rangs de la concurrence, la société française Diabeloop, qui a obtenu en novembre dernier le marquage CE pour son propre pancréas artificiel La société réalise actuellement une levée de fonds, d’environ 20 M€, pour lancer sa commercialisation et obtenir les certifications nécessaires à son expansion outre-Atlantique L’appareil de Diabeloop comprend le même type d’outils que celui de Medtronic « Avec les technologies actuelles, il n’est pas envisageable d’avoir un seul dispositif qui puisse servir de pompe et de capteur en même temps Si les mesures de glucose se font au même endroit que les injections d’insuline, les résultats sont faussés », explique Sophie Baratte De plus, aucun pancréas artificiel ne peut encore être aujourd’hui totalement autonome Une des causes : la lenteur d’action de l’insuline Ainsi, lors d’un repas, le patient note en amont, dans l’interface à sa disposition, ce qu’il s’apprête à manger pour que l’appareil anticipe au mieux l’arrivée prochaine de glucose Autrement, les données collectées par le capteur arrivent trop tard pour que l’injection soit efficace  Certaines sociétés, comme Adocia, travaillent sur l’accélération de l’absorption de l’insuline pour tenter de pallier ce problème À partir de sa technologie de polymères Biochaperone,