lundi 30 mars 2020


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Ouvert sur la concession de licences exclusives à des conditions très avantageuses

Par Rédaction , dans Grand Angle , le 15 avril 2019

En 2016, l’Institut Curie, centre français de référence dans la recherche en cancérologie, a mis sur pied une équipe dédiée à la valorisation de ses recherches, via des accords de licences, des partenariats avec les entreprises et la création de start-up Trois ans après, Biotech Finances tire un premier bilan

Près d’une vingtaine de sociétés ont émergé de l’Institut Curie, mais elles n’ont pas toutes bénéficié d’un cadre formel pour leur développement « Il existe dorénavant une structure pour réaliser ce travail d’accompagnement des porteurs de projets et d’entreprises », explique Amaury Martin, directeur de la DVPI (direction de la valorisation et des partenariats industriels) Quatre start-up ont déjà été cocoonées par son équipe : Inorevia, Stimunity, Honing, ainsi qu’une dernière, évoluant dans le champ des CAR-T mais dont le nom est gardé secret par les actionnaires

Un suivi méticuleux des technologies innovantes

Pour valoriser les technologies de l’institut, de nouveaux canaux ont été ouverts, notamment via le programme Curie’Innov « Il y a deux appels d’offres dans l’année, pour les chercheurs qui possèdent une déclaration d’invention, de ressources ou de logiciel À partir de là, nous évaluons les dossiers le plus rapidement possible, notamment à l’aide du comité Tech Transfer », précise Amaury Martin Ce groupe, interne à l’Institut Curie et dont la présidence est assurée par Franck Perez, également CEO d’Honing, intègre médecins et directeurs d’unités pour sélectionner et accompagner les projets « C’est la force de l’institut de pouvoir mettre ces innovations face à des médecins de haut niveau dès le départ Ainsi, le potentiel des technologies est immédiatement évalué par des acteurs du terrain qui connaissent les besoins de chaque secteur », poursuit Amaury Martin En trois ans, l’Institut Curie a recensé 40 projets autour de technologies en cours de maturation, pour lesquels il a émis des tickets de 50 k€ en moyenne L’enjeu de cette première injection est de lever le verrou au démarrage « Nous n’avons pas vocation à engager davantage C’est ensuite au tour d’investisseurs privés ou d’entreprises de prendre le relais pour développer vraiment la technologie qui les intéresse », détaille Amaury Martin À ce stade, l’histoire est d’ailleurs loin d’être écrite « Ces innovations ne sont pas toutes destinées à