mercredi 29 janvier 2020


La détection de la stéatohépatite non-alcoolique (NASH) repose aujourd’hui sur la biopsie Invasive et contraignante, cette technique n’est pas appropriée pour dépister et suivre l’ensemble de la population à risque Alors que labos et biotechs ont investi massivement dans cette aire thérapeutique, le marché reste verrouillé par l’absence de solution diagnostique Les alternatives – l’imagerie et les biomarqueurs sanguins – peinent encore à se montrer fiables État des lieux

La NASH représente un des principaux enjeux pour l’industrie biopharmaceutique de 2019, avec quatre sociétés au coude à coude dans l’attente de résultats de phase III (Genfit, Intercept, Gilead, et Allergan) Vierge en 2013, le pipeline des candidats-médicaments dans la NASH s’est densifié à grande vitesse, et derrière ce peloton de tête, plus d’une vingtaine de candidats-médicaments suivent en phase II La transplantation du foie représente aujourd’hui le seul traitement possible, et l’alternative médicamenteuse la plus efficace s’offrira un marché évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars (35 Md$ avancent certains), puisque 3 à 12 % des Américains souffriraient d’une forme avancée de la NASH Néanmoins, difficile d’avoir des chiffres plus précis … Et pour une bonne raison : la biopsie représente la seule méthode actuelle qui offre une certitude sur le diagnostic de cette maladie silencieuse « Nous ne connaissons pas pour le moment une méthode qui livrerait autant d’informations que la biopsie », confesse Sven Franque, directeur du département d’hépatologie à l’université d’Anvers, et président du comité scientifique du NASH Education Program (un programme soutenu par Genfit) Contraignante et invasive, la biopsie ne pourra cependant pas se démocratiser sur une population de patients sans symptômes La procédure est relativement sécurisée, mais peut provoquer des complications sévères, incluant des saignements incontrôlés (entraînant la mort environ 1 fois sur 10 000) Aujourd’hui, seulement 50 000 biopsies du foie sont réalisées chaque année représentant, moins de 1 % de la population potentielle de patients NASH Des alternatives émergent, sans pour autant présenter une fiabilité équivalente Parmi elles, deux pistes se distinguent, les biomarqueurs sanguins et l’imagerie

Des imageries à interpréter avec prudence

Les techniques d’imagerie sont nombreuses et se complètent L’élastographie mesure la dureté du foie, un lien direct avec la sévérité


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