mercredi 21 avril 2021


(BiotechFinances n° 935 du lundi 15 mars 2021)  Remis sur le devant de la scène par la COVID-19, le secteur des sciences de la vie devrait connaître une année active en matière de fusions et acquisitions, dans le sillage du second semestre 2020 Mais si aux États-Unis les megadeals se succèdent en France les biotechs peinent à attirer des investisseurs et se cantonnent à des partenariats modestes avec les pharmas Seuls les segments medtech, diagnostic ou e-santé, mieux sécurisés en matière de développement et bénéficiant d’un cycle de rentabilité plus court semblent susciter les convoitises Retour avec deux experts sur un bilan M&A 2020 contrasté et sur les perspectives de l’année en cours

Alain Decombe, vice-président en charge des opérations internationales et managing partner du bureau de Paris du cabinet d’avocats Dechert LLP

Après un cru 2019 exceptionnel, les opérations de fusions- acquisitions dans le secteur de la santé ont connu un coup d’arrêt en 2020 L’année s’est déroulée en trois temps : un arrêt des négociations au printemps, puis leurs reprises progressives en juin, et enfin un rallye de fin d’année avec deux megadeals l’offre à 39 Mds$ d’AstraZeneca sur la biotech américaine Alexion Pharmaceuticals et l’acquisition par Gilead d’Immunomedics pour 21 Mds$ Au final, selon le cabinet international d’audit et de conseil EY, les transactions dans le domaine des sciences de la vie en 2020 ont totalisé dans le monde 159 Mds$ Un montant bien en dessous des 200 Mds$ qui étaient devenus la norme