vendredi 25 septembre 2020


Monde

Takeda vend son activité de santé grand public à Blackstone. Takeda Consumer Healthcare Company (TCHC) a été évaluée à environ 2,28 Mds$ et l’accord devrait être finalisé d’ici fin mars 2021. Le fonds de private equity américain va ainsi acquérir un portefeuille de médicaments et de produits en vente libre générant un chiffre d’affaires de 567 M$. C’est la quatrième cession réalisée cette année par le laboratoire japonais qui a déjà vendu une partie de ses actifs en Asie-Pacifique à Celltrion pour 278 M$, à European Orifarm pour 670 M$ et à la société latino-américaine Hypera Pharma pour 825 M$. Désormais Takeda se concentre sur cinq domaines : gastro-entérologie (GI), maladies rares, thérapies dérivées du plasma, oncologie et neurosciences.

Aux États-Unis, Therapyx s’associe avec la société néerlandaise Intravacc pour développer le premier vaccin prophylactique contre la gonorrhée, NGoXIM. Il s’agit de la deuxième maladie infectieuse bactérienne la plus répandue dans le monde. Dans cet objectif Therapyx a reçu une subvention de Phase 2b de 2,8 M$. NGoXIM est un vaccin microsphérique avec de l’interleukine-12 encapsulée (IL-12) et des vésicules de membrane bactérienne externe de Neisseria gonorrhoeae, développé avec la plateforme OMV d’Intravacc. En résumé, ce vaccin consiste en une combinaison d’adjuvant et d’antigène, spécifiquement conçue pour l’immunisation muqueuse.

Dyne Therapeutics tente de lever 100 M$ en bourse deux semaines tout juste après avoir réalisé un tour de 115 M$. Son dossier d’IPO a déjà été enregistré auprès du Nasdaq. Depuis sa création en 2017, la société basée dans le Massachusetts, a levé 167,7 M$ auprès d’investisseurs tels qu’Atlas Venture, Forbion, MPM Capital, Vida Ventures, Surveyor Capital), RA Capital, Wellington Management, Logos Capital, Franklin Templeton ou CureDuchenne Ventures. L’ensemble des fonds sont destinés à ses traitements pour les maladies musculaires, y compris ses principaux programmes pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et deux autres indications de fonte musculaire. Pour convaincre les boursiers, Dyne Therapeutics mise sur la promesse de sa plate-forme FORCE qui lui permet de conjuguer des anticorps à des oligonucléotides, des molécules d’ADN ou d’ARN courtes. La biotech n’est cependant pas la seule à travailler sur les conjugués anticorps-oligonucléotides, sa rivale Avidity Biosciences utilise aussi cette approche dans les mêmes indications.

En Chine, Connect Biopharma décroche 115 M$ dans le cadre d’une série C pour développer un arsenal de modulateurs immunitaires. L’opération est dirigée par RA Capital Management et comprend de nouveaux investisseurs comme Lilly Asia Ventures, Boxer Capital et HBM Healthcare Investments. Début 2019, Connect Biopharma avait levé une série B de 55 M$, utilisée pour financer un essai à doses multiples ascendantes de son médicament CBP-201 pour la dermatite atopique. La série C soutiendra le développement du CBP-307 un modulateur moléculaire de S1P1 avec deux essais de phase II en cours pour la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.

La biotech chinoise Brii Biosciences, qui se concentre sur les traitements de maladies infectieuses telles que l’hépatite B, la tuberculose, le VIH ou la COVID-19 envisage une introduction en Bourse à Hong Kong dès le premier trimestre 2021. Sa cotation pourrait lui rapporter entre 200 et 400 M$. En attendant Brii recherche 100 M$ de financement pré-introduction auprès d’investisseurs privés. Fondée début 2018, la biotech qui a un pied en Chine et aux États-Unis a déjà levé 260 M$ auprès de fonds tels que ARCH Venture Partners, Sequoia Capital, 6 Dimensions Capital, Boyu Capital, Blue Pool Capital et Yunfeng Capital. Moncef Slaoui, ancien de GlaxosmithKline, était l’un des conseillers stratégiques de la Brii jusqu’à ce qu’il soit nommé à la Maison Blanche pour superviser le projet de vaccin contre le coronavirus.

Le Coréen Celltrion nanti des autorisations nécessaires va lancer dans plusieurs pays dont la Grande-Bretagne sa Phase I avec le CT-P59, un traitement potentiel par anticorps antiviraux du COVID-19, chez des patients présentant des symptômes légers d’infection au SARS-CoV-2. Dans les données précliniques, le traitement candidat a démontré une réduction de 100 fois de la charge virale du SARS-CoV-2, ainsi qu’une réduction de l’inflammation pulmonaire.

Chinook Therapeutics, a réussi un placement privé de 106 M$, avec la participation de nouveaux investisseurs, notamment EcoR1 Capital, OrbiMed, fonds géré par Rock Springs Capital, Avidity Partners, Surveyor Capital, Ally Bridge Group, Monashee Investment Management, Northleaf Capital Partners, Janus Henderson Investors, Sphera Biotech. De leur côté, les investisseurs existants, Versant Ventures, Apple Tree Partners et Samsara BioCapital, vont acheter 25 M$ d’actions ordinaires de Chinook aux mêmes conditions que les nouveaux entrants au capital. Le montant du placement servira à financer les essais de phases 2 et 3 prévus sur l’astrentan, un antagoniste expérimental sélectif des récepteurs de l’endothéline, en cours de développement dans le traitement de la néphropathie à IgA et d’autres maladies glomérulaires primaires.

En Californie, Kronos Bio a bouclé un financement privé d’environ 155 M$ en billets à ordre convertibles dont 148 M$ reçus ce jour et 7 M$ prévus pour mi-septembre. L’opération a été dirigée par Perceptive Advisors. Sont intervenus BlackRock, Casdin Partners, Commodore Capital, EcoR1 Capital, Fidelity Management and Research Company, Surveyor Capital, des fonds et des comptes conseillés par T. Rowe Price Associates, Woodline Partners et un grand gestionnaire d’actifs diversifiés de la côte ouest, ainsi que des investisseurs existants tels que GV (anciennement Google Ventures), Invus, Nextech Invest, Omega Funds, Polaris Partners et Vida Ventures , LLC. Ces fonds permettront de faire avancer les deux principaux produits : un inhibiteur de SYK récemment acquis auprès de Gilead et KB-0742, un inhibiteur différencié de CDK9.

Aux États-Unis, XBiotech (XBIT) a identifié dans le cadre d’une collaboration avec BioBridge Global des anticorps True Human pouvant potentiellement être utilisés comme traitement contre le virus responsable du COVID-19. Pour son processus de découverte d’anticorps, XBiotech a sélectionné des échantillons de sang provenant de patients qui se sont rétablis rapidement sans développer de formes graves — facteur indiquant que ces donneurs disposaient d’anticorps très efficaces pour les protéger contre le virus.

A New-York, Cytovia Therapeutics a acquis droits mondiaux de CytoImmune Therapeutics pour sa nouvelle CAR à double ciblage EGFR à utiliser pour la thérapie cellulaire NK. Cytovia dirigera et financera tous les développements futurs et appliquera le CAR à double ciblage EGFR à sa technologie iPSC CAR NK. Le montant de la transaction – upfront et redevance – n’a pas été dévoilé.

La biotech américaine RedHill Biopharma va évaluer en phase 2/3 l’opaganib chez des patients hospitalisés atteint d’une infection grave au SARS-CoV-2 et d’une pneumonie nécessitant un apport en oxygène supplémentaire. L’étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, à bras parallèles et contrôlée par placebo de phase 2/3 sera menée sur 270 patients dans 40 sites cliniques en Europe, en Amérique latine et dans d’autres pays. Le recrutement de 40 patients est également en cours pour une étude clinique de phase 2 randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo sur l’opaganib aux États-Unis.

A Milan, Enthera Pharmaceuticals a bouclé une série A de 28 M€ auprès de Sofinnova Partners qui avait financé l’amorçage de cette société, et d’AbbVie, du fonds JDRF T1D (la branche dédiée au capital-risque de la Juvenile Diabetes Research Foundation) ainsi que plusieurs investisseurs italiens dont un consortium coordonné par Banor SIM, groupe piloté par Banca Profilo à travers Arepo Fiduciaria e Indaco Venture Partners SGR. Les fonds serviront à obtenir une preuve de concept clinique chez l’homme de Ent001 une molécule ayant le potentiel de restaurer le compartiment de la cellule beta pancréatique dans le diabète de type 1 ainsi que la structure intestine originale dans les maladies inflammatoires de l’intestin, afin de rétablir les fonctions organiques.

En Allemagne T-knife, a levé 66 M€ en série A auprès de Versant Ventures et RA Capital Management, avec une participation significative des historiques Andera Partners et Boehringer Ingelheim Venture Fund (BIVF). La société créée en mode furtif dès 2018 est issue du Max-Delbruck Center for Molecular Medicine et s’est déployée avec le soutien de l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin. L’objectif de l’entreprise dont le modèle de souris transgénique porte la totalité des locus du gène TCRαβ humain est de faire progresser ses thérapies anti-cancéreuses à base de cellules TCR-T vers la clinique.

 

Coté

Transgene (TNG) a encaissé 22,2 M$ (19 M€) en vendant un peu plus d’un tiers de sa participation minoritaire dans Tasly BioPharmaceuticals à un fonds d’investissement chinois. La cession de ces 10,3 millions de titres consolide la visibilité financière de la la biotech française spécialisée en immuno-onconlogie jusqu’en 2022 À l’issue de l’opération, elle détient encore 17,1 millions d’actions de Tasly BioPharmaceuticals, soit 1,58 % du capital. Ce solde de participation est valorisé à environ 36,9 M$ (31 M€). Transgene est devenue actionnaire de Tasly BioPharmaceuticals en août 2018, à hauteur de 2,53 % du capital en contrepartie de la vente des droits chinois de T601 et T101, deux de ses immunothérapies. À l’époque, ces actions étaient évaluées à 48 M$ (40,4 M€).

Advicenne (ADVIC) a mis en œuvre l’accord de prêt de 20 M€ avec la Banque Européenne d’Investissement, signé en juillet 2019 et tiré une première tranche de 7,5  M€ pour financer sa stratégie de Recherche & Développement (R&D) et de commercialisation. L’entreprise est au seuil du marché avec ADV7103 dans l’acidose tubulaire rénale distale (ATRd) dont elle a déposé le dossier d’enregistrement à l’EMA.

Nouvelle déception et retard pour DBV Technologies (DBV) concernant sa demande de licence de produits biologiques pour son patch épicutané Viaskin™ Peanut auprès de l’agence réglementaire américaine. Cette dernière n’approuve pas la demande sous sa forme actuelle, exprime des inquiétudes concernant l’impact de l’adhésion locale du patch sur son efficacité et a indiqué la nécessité de modifier les patchs, pour ensuite réaliser une nouvelle étude sur le facteur humain (« Human Factor Study »). La FDA a également demandé à ce que des données cliniques additionnelles soient collectées pour étayer les modifications apportées au patch et réclamé des données CFC supplémentaires (« Chimie, Fabrication et données de Contrôle »).

GenSight Biologics (SIGHT) a émis une demande de tirage de la tranche B dans le cadre de son emprunt obligataire avec Kreos Capital. Cette dernière comprend à la fois une émission d’obligations simples de 2,5 M€ et une émission d’obligations convertibles de 1,5 M€. La société dispose avec cet apport d’un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations jusqu’à mi-2021. Une éventuelle troisième tranche de 2 M€ pourrait être mise à disposition à une date ultérieure.

Innate Pharma (IPH) a obtenu un financement de 6,8 M€ de Bpifrance dont 20% en subvention et 80% sous forme d’avance remboursable uniquement en cas de succès technique et commercial. Les fonds serviront à soutenir les activités de recherche ciblant la COVID-19 et notamment l’étude de recherche translationnelle EXPLORE COVID-19 et les deux essais cliniques de Phase II FORCE et ImmunONCOVID-20 menés par la société.

Nanobiotix (NANO) a placé 3 300 000 actions ordinaires pour un montant total d’environ 20,1 M€ avec une décote de 14,5 % par rapport au cours moyen pondéré lors de la dernière séance de bourse du 27 juillet. Ce financement devrait permettre d’initier l’étude globale de phase 3 dans les cancers de la tête et du cou, de compléter la phase d’escalade de dose dans l’étude de phase 1 en immuno-oncologie de NBTXR3 en combinaison avec inhibiteurs de checkpoint immunitaire (pembrolizumab ou nivolumab) et d’étendre la visibilité financière de la Société. Le 8 juin dernier, Nanobiotix avait obtenu un financement de HSBC et de Bpifrance pour un total de 10 M€ sous la forme de PGE (Prêts Garantis par l’État). Elle avait indiqué à cette occasion que sa visibilité financière s’étendait jusqu’au troisième trimestre 2021.

Pharming Group (PHARM) a recruté le premier des 150 patients prévus pour son essai clinique randomisé de RUCONEST (inhibiteur de C1 humain recombinant). Les profils sélectionnés sont atteints d’infections confirmées au COVID-19 (SRAS-CoV-2) et hospitalisés pour une pneumonie grave. En avril dernier, Pharming a rapporté des résultats encourageants avec son produit face aux traitements standards, y compris l’hydroxychloroquine et le lopinavir / ritonavir. Après le traitement, la fièvre a disparu chez quatre des cinq patients dans les 48 heures, et les marqueurs biologiques de l’inflammation ont diminué de manière significative (CRP, IL-6).

Poxel (POXEL) entre potentiellement en phase d’autorisation de fabrication et de commercialisation de l’Imeglimine dans le traitement du diabète de type 2 (DT2) au Japon. Son partenaire Sumitomo Dainippon Pharma vient de déposer une demande d’enregistrement d’un nouveau médicament (J-NDA) auprès de l’Agence Japonaise des Produits Pharmaceutiques et Dispositifs
Médicaux (PMDA). Imeglimine a atteint ses critères principaux d’évaluation et objectifs et a montré un profil de sécurité d’emploi et de tolérance favorable dans trois essais pivots Phase III TIMES chez plus de 1 100 patients.

BBDF-101 candidat de Theranexus  (ALTHX) et de la Fondation Beyond Batten Disease (BBDF) dans la maladie de Batten, une maladie génétique du système nerveux, est désormais reconnu comme « médicament orphelin » ciblant une « maladie rare pédiatrique ». Cette double désignation vient de lui être attribuée par la FDA. Une étude préclinique est en cours de préparation pour confirmer la sécurité de BBDF-101 sur une durée d’exposition longue. Le lancement du programme clinique pourrait avoir lieu en 2021.

Bone Therapeutics (BOTHE), a reçu une subvention de 1 M€ de la Direction Générale de l’Économie, l’Emploi et la Recherche de la région Wallonne, en Belgique. Ces fonds sont destinés au soutien de l’essai clinique pivot de phase 3 évaluant actuellement JTA-004 dans l’arthrose du genou. L’étude est menée dans six pays européens et dans la RAS de Hong-Kong. 164 patients ont été traités depuis mi-mai 2020, soit environ 20 % du nombre total de patients éligibles ciblé.

Sanofi (SAN) va acquérir la biotech américaine Principia Biopharma cotée au Nasdaq et spécialisée dans le traitement des maladies auto-immunes, au prix de 100 dollars l’action, soit un montant global de 3,7 Mds$. L’OPA amicale a été approuvée à l’unanimité par les deux conseils d’administration. En moins d’un an c’est la seconde acquisition d’une biotech aux États-Unis pour le laboratoire français qui a déjà déboursé 2,5 Mds$ pour l’entreprise californienne Synthorx spécialisée en immuno-oncologie.

Le géant américain Medtronic qui s’est porté acquéreur de la medtech lyonnaise Medicrea (ALMED) en juillet, annonce une baisse de ses profits et de ses revenus trimestriels sous l’impact du coronavirus. Sur la période, son chiffre d’affaire qui s’établit à 6,5 Mds$ recule d’environ 13 % en raison du report de nombreuses interventions chirurgicales, alors que son bénéfice net chute de 50 % à 836 M$. «Nous avons signalé une solide amélioration par rapport au trimestre dernier, et nos résultats reflètent une reprise plus rapide que prévu des profondeurs de la pandémie que nous avons vu en avril», a déclaré le PDG Geoff Martha.

Adocia (ADOC), décroche un prêt garanti par l’État de 7 M€. Ce financement a été approuvé par BNP, HSBC, LCL et par Bpifrance. L’entreprise a également obtenu un réaménagement jusqu’en décembre 2021 des échéances de sa dette à hauteur de 2 M€ auprès d’IPF partners qui lui avait ouvert un prêt de 15 M€ en 2019. Ces facilités doivent lui permettre d’accélérer son programme clinique dont le pipeline comprend quatre formulations innovantes d’insuline pour le traitement prandial du diabète et une formulation aqueuse de glucagon humain (BioChaperone® Glucagon) pour le traitement de l’hypoglycémie.

Non coté

DNA Script a augmenté de 46 M€ le montant de sa Série B, portant son total à 80 M€. Le tour était mené par Casdin Capital. Danaher Life Sciences, Agilent Technologies et Merck KGaA à travers son fonds Merck Ventures, trois des leaders du marché de la synthèse d’ADN, participent également au financement aux côtés de LSP, Bpifrance Large Venture et Illumina Ventures. Eli Casdin, fondateur et directeur géneral de Casdin Capital, rejoint le conseil d’administration de DNA Script.

Dans les myopathies myotubulaires et centronucléaires (CNM), le médicament antisens expérimental DYN101 de la biotech strasbourgeoise Dynacure a obtenu la désignation de maladie pédiatrique rare par la FDA. Dynacure qui a levé 47 M€ en 2018 et 50 M€, en tour C, en avril dernier était accompagné par les fonds américains Perceptive Advisors et Tekla Capital Management, le fonds Large Venture de Bpifrance aux côtés de Andera Partners, Bpifrance, IdInvest, Kurma Partners, Pontifax.

Enterome, lance son premier essai clinique avec EO2401, une immunothérapie anticancéreuse innovante basée sur le microbiome-antigène (« OncoMimic ») candidat. L’essai clinique de phase 1/2 « ROSALIE » étudie l’EO2401 en association avec un inhibiteur du point de contrôle immunitaire en tant que nouveau traitement potentiel du glioblastome multiforme progressif ou récidivant (GBM), une forme agressive de cancer du cerveau pour laquelle il n’existe aucun remède. Les premières données cliniques sont attendues en 2022.

PAI Partners est entré en négociations exclusives en vue d’acquérir une participation majoritaire dans Amplitude Surgical (AMPLI). Le gestionnaire de fonds LBO, anciennement Paribas Affaires Industrielles, reprend le bloc de contrôle d’Apax partners qui a accompagné Amplitude depuis 9 ans. Sur la période, le spécialiste des technologies chirurgicales destinées à l’orthopédie pour les membres inférieurs a doublé son chiffre d’affaires (102,6 M€ sur l’exercice 2018/2019) et triplé son EBITDA.

Deux ans après avoir quitté le giron de Nokia et repris sa liberté, Withings, a levé 53 M€ auprès de Gilde Healthcare, Idinvest Partners et Bpifrance, via son fonds Large Venture, avec l’appui de BNP Paribas Développement, Oddo BHF et Adélie Capital. L’entreprise spécialiste du suivi de données médicales à distance ambitionne d’inventer une nouvelle génération d’objets connectés qui permettra non seulement de suivre des biomarqueurs inédits mais aussi de coupler les promesses de l’intelligence artificielle à la variété des données collectées pour prévoir et anticiper le déclenchement de maladies. Withings a annoncé, par ailleurs, la création d’un Comité Consultatif Médical avec trois premiers membres : John Halamka (Président de la Mayo Clinic), Craig Lipset (Ex-Directeur de la recherche clinique de Pfizer) et Stéphane Laurent (Ex-Chef du Service Pharmacologie de l’Hôpital Européen Georges Pompidou).

THAC (The Healthy Aging Company) récolte 300 K€ auprès du grand public via Happy Capital. La jeune start-up française qui lutte contre la résistance à l’insuline, a fait appel au financement participatif pour soutenir le développement de sa molécule thérapeutique, l’ALF-5755, avec comme première indication le diabète de type II. La molécule développée par THAC est issue de 25 années de recherche, initiée par le co-fondateur et actuel CEO de la société, Christian Bréchot, ancien directeur de Pasteur, de l’Inserm, vice-président de l’institut Mérieux et actuellement président du « Global Virus Network ». (Cf Biotech Finance N°909). Afin de terminer les étapes précliniques réglementaires chez l’animal et préparer les essais cliniques de type 2 chez des patients diabétiques, THAC a besoin de 950 000 € : les fonds récoltés auprès du grand public s’ajouteront à la somme investie en fonds propres et aux 366 000 € issus du prix « Innov’up PIA » de BPIfrance, dont THAC est lauréate.

Quantamatrix, une société de diagnostic microbiologique clinique, a installé sa plateforme dRAST dans 12 laboratoires hospitaliers et privés en Europe. Le produit marqué CE-ivd a été lancé sur le marché européen en juin dernier. Il est conçu pour accélérer le diagnostic et le traitement des patients qui développent un sepsis. Avec la plateforme dRAST, on peut obtenir et interpréter un antibiogramme avec CMI (concentration minimale inhibitrice) en quatre heures seulement. Les laboratoires équipés incluent l’hôpital Européen George Pompidou et l’hôpital Henri Mondor en France, l’hôpital Slagelse au Danemark, le Labormedizinisches Zentrum Dr Risch en Suisse, le MVZ Labor Ravensburg GbR en Allemagne, l’hôpital universitaire de Cork en Irlande, l’hôpital universitaire de Coventry au Royaume-Uni, le Mestre Ospedale Dell’Angelo en Italie, l’hôpital universitaire de Liège en Belgique et trois hôpitaux reconnus en Norvège, en Suisse et en Suède.

En vue

Romain Marmot

Voluntis simplifie sa gouvernance
Le comité exécutif et le global management committee sont fusionnés en un seul comité de direction, présidé par le directeur général de la société de e-santé, Pierre Leurent. Et toutes les activités commerciales sont regroupées en une seule unité, dirigée par Romain Marmot, nommé Chief Business Officer.


Robert Lacone

devient directeur général de la biotech suisse Alentis Therapeutics. Docteur en médecine et chercheur reconnu en biologie et génétique, il a auparavant dirigé Black Diamond Therapeutics (oncologie) depuis sa création jusqu’à son IPO au Nasdaq et chapeauté la recherche mondiale sur les maladies rares chez Roche.


Adrian Hepner

ex-vice-président exécutif et directeur médical d’Eagle Pharmaceuticals, rejoint la direction médicale de Pharnext (ALPHA). Il sera en charge du développement de PXT3003 candidat médicament le plus avancé de Pharnext dans la CMT1A.


Robbert van Heekeren

occupera la fonction de directeur financier au sein de la biotech néerlandaise Byondis à partir du 1er septembre. Auparavant, il a été directeur financier de Kiadis Pharma; membre du conseil de surveillance de Sinensis Life Sciences et directeur exécutif, responsable des finances et du contrôle mondiaux chez Organon (groupe AkzoNobel).


Les chiffres

115 Mds€

C’est le montant total des Prêts garantis par l’État (PEG) accordés aux entreprises françaises pour faire face à la crise COVID-19.

-28 %

Selon le National Hospital Flash Report de Kaufman Hall, les marges d’exploitation des hôpitaux américains ont diminué de 28 % au cours des sept premiers mois de l’année en raison de COVID 19. L’arrêt des procédures non urgentes en mars- avril a fait chuter de 15 % les minutes de salle d’opération sur l’année.

500 M$

C’est la somme que Takeda est prêt à investir dans la biotech londonienne Engitix pour co-développer des médicaments traitant les maladies hépatiques fibrotiques avancées, y compris la NASH.