mardi 25 janvier 2022


Monde

(BiotechFinances n°967 6/12/2021) Novartis verse 150 M$ à UCB pour une collaboration dans la maladie de Parkinson. La pharma suisse pourrait verser jusqu’à 1,5 Md$ de paiement d’étapes à la biotech belge. En échange Novartis a obtenu le droit de co-développer et de co-commercialiser UCB0599. Le candidat médicament, en dosage oral, est un inhibiteur à petite molécule du mauvais repliement de l’alpha-synucléine. Les données de phase 1b suggèrent un profil de sécurité et de tolérabilité acceptable. UCB prendra la direction commerciale en Europe et au Japon, laissant Novartis s’occuper des États-Unis et de tous les autres territoires.

A Barcelone, Integra Tx réalise un premier tour de financement de 4,5 M€ auprès de Advent France Biotechnologie, Invivo Capital et Takeda Ventures. Fondée en 2020, la biotech est un spin-off de l’Université Pompeu Fabra. Elle utilisera ces fonds pour développer une plateforme d’édition de gènes avec le potentiel de résoudre certaines des principales limites techniques de la thérapie génique. Si tout se passe bien, dans environ 2 ans, Integra Tx prévoit une série A pour mener des essais cliniques

Sanofi (SAN) rachète Origimm Biotechnology, une biotech autrichienne spécialisée dans la découverte de composants virulents du microbiote cutané et le développement d’antigènes issus de bactéries à l’origine de maladies de la peau. Cette opération permettra à la pharma d’ajouter ORI-001, le candidat vaccin de la biotech autrichienne à ses projets de développement précoce. Il s’agit d’un vaccin thérapeutique contre l’acné à base de protéines recombinantes qui fait l’objet d’un essai clinique préliminaire depuis le 3e trimestre de 2021.

DMC Biotechnologies boucle une série B de 34 M$ auprès de Cibus Enterprise, Capricorn Partners, Sofinnova Partners, Breakthrough Energy Ventures, SCG, Boulder Ventures, Solvay Ventures et Michelin. La start-up américaine commercialise son premier produit, un intermédiaire chimique biosourcé avec des applications principales dans les soins à domicile et la nutrition humaine.

Le panel d’experts interrogés par la FDA a voté cette semaine de justesse – à 13 voix contre 10 – l’utilisation de l’antiviral de Merck, le molnupiravir. Curieusement son efficacité a chuté de 50 % à 30 % entre les résultats intermédiaires et finaux. Les analyses de sous-groupes semblent suggérer que le molnupiravir s’est mieux comporté contre les variantes Gamma et Mu que la variante Delta. Mais dans la population d’analyse post-intermédiaire, la FDA a montré qu’il y avait plus d’hospitalisations COVID parmi les participants recevant le traitement que dans le bras placebo. Le molnupiravir devrait néanmoins être autorisé à être mise sur le marché, dans les prochains jours s’ajoutant aux traitements existants de Regeneron, Eli Lilly et Vir/ GlaxoSmithKline.

Valneva (VLA) conclut un accord avec la société allemande IDT Biologika pour la production de son candidat vaccin inactivé contre la COVID-19 VLA2001. La biotech française augmente ainsi sa cadence de fabrication de lots pour répondre à la précommande de la Commission européenne portant à ce jour sur 24,3 millions de doses livrables aux deuxième et troisième trimestres 2022. IDT Biologika produira la substance active de VLA2001 dans ses installations de niveau 3 de biosécurité à Dessau-Roßlau, en Allemagne, en plus de la production de Valneva dans son site de Livingston, en Ecosse.

Coté

(BiotechFinances n°967 6/12/2021) MedinCell (MEDCL) obtient 4 M€ de financements de Bpifrance. Dans le détail, 3 M€ sont alloués à la biotech montpelliéraine sous forme de prêt pour le développement d’un médicament longue action à base d’ivermectine visant à protéger pendant plusieurs semaines contre la Covid-19 et ses variants (programme mdc-TTG). Et 1 M€ d’euros lui sont accordés sous forme de subvention dans le cadre du plan France Relance, pour son nouveau laboratoire sur le site de Jacou, France.

Predilife (ALPRE) lance une augmentation de capital de 1,5 M€. Les actions nouvelles sont proposées au public du 30 novembre au 20 décembre avec une décote de 4%, soit 6,70€. L’opération devrait assurer une visibilité financière de 24 mois à la société spécialisée dans la médecine prédictive, en particulier le risque de cancer du sein. Les fonds levés en bourse lui serviront « à accélérer le déploiement commercial des bilans de prédiction destinés aux entreprises ». Predilife a déjà noué des partenariats avec Marionnaud et Allianz.

En Belgique, Bone Therapeutics (BOTHE) annonce des discussions avancées en vue d’un partenariat avec Link Health Pharma d’ici la fin de l’année. L’accord, à ce stade non contractuel, porte sur les droits mondiaux d’Allob, la thérapie osseuse allogénique de Bone Therapeutics. La pharma chinoise qui détient déjà la licence du produit pour l’Asie, prendra à sa charge tous les coûts de développements, incluant l’essai en cours de phase 2b d’Allob chez des patients présentant des fractures de l’os du tibia à haut risque. Bone Therapeutics ne recevra aucun upfront mais des paiements d’étapes commerciales pouvant atteindre 60 M€. Par ailleurs, la biotech belge vient de lever 3,3 M€ en bourse via un placement privé.

Abionyx (ABNX) lève 4,2 M€ en bourse et peut ainsi racheter comme convenu Iris Pharma, spécialisé dans la recherche sous contrat dans le domaine de l’ophtalmologie (Lire Biotech finances n°965 du 22 novembre 2021).

A la suite de ses échanges avec la FDA pour sa phase 3 dans le traitement de la rectocolite hémorragique (RCH), Abivax (ABVX) pense finaliser la conception de l’étude, au 1er trimestre 2022. Sous réserve de l’autorisation par les agences réglementaires, la biotech prévoit l’inclusion du premier patient dans ce programme pivotal avec son candidat ABX464, au deuxième trimestre 2022. La réunion d’avis scientifique avec l’EMA est, elle, prévue début 2022. En parallèle, la biotech a publié des résultats « prometteurs » de sa phase 1/2 avec ABX196, son 2e candidat en clinique testé chez les patients atteints du cancer hépatocellulaire (CHC).

Non coté

(BiotechFinances n°967 6/12/2021) Sartorius va investir 100 M€ en France à horizon 2025. Le groupe de CDMO allemand accroît en effet ses capacités de production des sites d’Aubagne, Cergy et Lourdes afin de répondre à la forte demande de l’industrie biopharmaceutique. Dans le détail, sont prévus la création de 4 000 m² de salles blanches additionnelles aux 5 000 m² existants et le déploiement de nouveaux laboratoires de R&D de près de 2 000 m². In fine, Sartorius créera jusqu’à 400 emplois en CDI entre 2021 et 2025 sur ses 4 sites en France.

NovAliX, noue un partenariat avec Sanofi (SAN) pour développer de nouvelles chimiothèques codées par l’ADN. La collaboration devrait aboutir à la création de 50 chimiothèques, soit environ 1,5 millard de composés. La CRO strasbourgeoise avait investi 5,3 M€ en décembre 2020 pour étendre sa plateforme de chimiothèques codées par ADN, avec le concours de Bpifrance et la région Grand Est.

Ysopia Bioscience annonce un impact positif de sa biothérapie Xla1 dans le traitement de l’obésité et des troubles métaboliques associés. Xla1 est basé sur les propriétés d’une souche bactérienne vivante, naturellement présente dans le microbiote intestinal humain, Christensenella. L’analyse approfondie de l’étude de phase 1 menée aux Etats-Unis montre une diminution significative du taux de cholestérol LDL dans le sang ainsi qu’une amélioration du ratio de cholestérol HDL/LDL. « Ces données nous serviront à optimiser le protocole de l’étude de phase 2 à venir », a indiqué la biotech bordelaise.

Inovie mobilise ses équipes pour aider les sans-abris durant les fêtes. Organisée par le spécialiste des challenges connectés OuiLive, l’opération se déroulera du 1er au 24 décembre. Les 3 000 collaborateurs du groupe de diagnostic ainsi que les équipes de 530 laboratoires y participeront afin de financer la distribution de coffrets hiver solidaire (contenant un sac de couchage, des produits d’hygiène, un repas de fête et des vêtements chauds) aux sans-abris.

Kurma Partners clôt la souscription de son fonds Kurma Diagnostics 2 (KDx2) à hauteur de 83 M€. La société d’investissement bénéficie des soutiens historiques du Fonds Européen d’Investissement (FEI) et du Fonds de Garantie Européen (EGF), du Fonds national d’amorçage 2 (FNA 2) géré par Bpifrance ainsi que de BNP Paribas. Parmi les nouveaux investisseurs, figurent trois fonds belges SFPI-FPIM, Noshaq et Sambrinvest ainsi que Eurazeo le nouvel actionnaire majoritaire de Kurma Partners (Lire Biotech Finances n° 958 du 27 septembre 2021). Pour rappel, le premier closing de KDx2 s’était monté en 2020 à près de 50 M€. Ce fonds investit en minoritaire dans des sociétés européennes spécialisées dans le développement de thérapies digitales, d’outils de diagnostic de pointe et d’objets médicaux intelligents et connectés.

En vue

Shankar Krishnamoorthy

Ynsect renforce son comité exécutif

devient directeur de la stratégie (CSO), expert dans le secteur de l’énergie, il a rejoint en 2017, le comité exécutif d’Engie.


Isabelle Toledano-Koutsouris

Ynsect renforce son comité exécutif

arrive comme directrice financière, après un parcours dans la finance internationale au sein de banques comme UBS.


Tina Lawton

Ynsect renforce son comité exécutif

est nommée « Chief Growth Officer » après 25 ans d’expériences dans le domaine des sciences et de l’industrie, notamment chez Syngenta.


Les chiffres

157,5 M€

Le montant levé pour Apollo Health Ventures Fund II, le second fonds d’Apollo Health Venture (Allemagne/Etats-unis) qui sera orienté vers l’innovation thérapeutique dédiée aux maladies du vieillissement.

1 M$ en 1H

Atom Limbs, une entreprise technologique combinant des percées dans l’interfaçage neuronal et la robotique à l’échelle humaine pour créer des membres bioniques contrôlés par l’esprit, a lancé sa campagne de financement participatif sur Wefunder et levé 1 M$ en une heure.

5,6 Mds$

Le marché mondial des milieux de culture cellulaire devrait passer de 2,6 Mds$ en 2020 à plus de 5,6 Mds$ d’ici 2031. (Source Persistence Market Research)