samedi 28 novembre 2020


Monde

(BiotechFinances n°921 – lundi 23 novembre 2020)  En Belgique, TheraVet lance une étude clinique prospective multicentrique dans l’ostéosarcome chez le chien avec Biocera-vet, son ciment osseux injectable. Olivier Gauthier, professeur de chirurgie des petits animaux et dentisterie vétérinaire à l’École Nationale Vétérinaire Oniris (Nantes), a mis au point une technique de chirurgie conservatrice mini-invasive consistant en l’injection de ciment phosphocalcique au niveau du site tumoral. Il sera l’investigateur de l’étude menée dans neuf centres en France et en Belgique.

Aux États-Unis, Moderna annonce que son vaccin en essai clinique de phase 3 est efficace à 94,5 % pour prévenir la COVID-19. Un taux de succès équivalent à celui du candidat de Pfizer-BionTech, notamment chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Le duo dispose désormais des données de suivi médianes de deux mois nécessaires pour sécuriser l’EUA de la FDA, ce qui le rapproche d’une mise sur le marché aux États-Unis. De son côté, Moderna tire ses données d’une analyse intermédiaire de sa phase 3 sur 95 personnes. La société a révélé qu’il y avait 11 cas graves de COVID-19 dans le bras placebo et aucun dans le groupe vacciné, suggérant que l’inoculation devrait être en mesure de freiner les manifestations les plus mortelles de la maladie. Moderna demandera aussi une autorisation d’utilisation d’urgence du vaccin à la FDA dans les prochaines semaines. Une audience avec le comité consultatif de la FDA est programmée entre les 7 et 14 décembre et avec les autorités européennes quelques jours plus tard. Si les vaccins de Pfizer et Moderna sont autorisés, les États-Unis disposeront de 40 millions de doses avant janvier.

Coté

(BiotechFinances n°921 – lundi 23 novembre 2020)  La FDA autorise Cellectis (ALCLS) à reprendre l’essai clinique de phase 1 évaluant son produit UCARTCS1 pour le traitement des patients atteints de myélome multiple (MM) en rechute ou réfractaire. La biotech spécialisée en immunothérapies a modifié le protocole afin d’accroître la sécurité des patients. Elle est en discussion avec les centres cliniques et les médecins investigateurs afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour reprendre l’essai et l’inclusion de patients. Pour rappel, UCARTCS1 est un candidat allogénique fondé sur des cellules T ingénierées, conçu pour le traitement des hémopathies malignes exprimant l’antigène CS1/SLAMF7. Lequel se trouve fortement exprimé sur les cellules tumorales du myélome multiple.

Genfit (GNFT) propose aux porteurs de ses obligations convertibles en actions OCEANEs 2022 un rachat partiel et une modification des termes existants. Ces titres ont été souscrit en octobre 2017 par des institutionnels pour un montant d’environ180 M€. Dans le détail, la biotech lilloise, propose aux porteurs de reporter la maturité de 3 ans jusqu’en 2025 et de réduire le notionnel de plus de 50% en procédant à un rachat d’obligations (dans la limite d’une enveloppe de 50 M€). A titre indicatif, au 30 septembre 2020, la trésorerie de Genfit s’élevait à 199 M€. A l’avenir, l’entreprise entend réduire considérablement sa consommation de cash, avec l’arrêt du programme clinique d’elafibranor dans la NASH et un plan de réduction des effectifs portant sur 40 % du personnel, en France et aux États-Unis.

AB Science (AB) va lever plus de 38 M€ en bourse auprès du fonds Alpha Blue Ocean. La biotech a en effet mis en place un programme d’Augmentation de Capital à Terme (PACTTM). Dans le détail Alpha Blue Ocean s’est engagé à souscrire, durant 24 mois, à la demande d’AB Science, à des augmentations de capital par tranches comprises entre 500 000 et 1 million d’actions, dans la limite globale de 7,8 % de son capital. La bioitech qui développe des inhibiteurs de protéines kinases (IPK) a plusieurs essais cliniques en cours (BiotechFinances N° 913 « SEP : AB Science distance les pharmas »). Elle pourra ainsi allonger son horizon de financement au-delà des douze prochains mois. Sa trésorerie s’élevait à 10,5 M€ au 30 juin et a été renforcée par une émission d’obligations convertibles de 4,5 M€ fin octobre.

  Ose Immunotherapeutics (OSE) a levé 18,6 M€ via un placement privé auprès de 25 investisseurs français et internationaux, dont une large majorité de nouveaux actionnaires. Le prix de souscription était de 7,40 € soit une décote de 18,7 % par rapport aux derniers cours de bourse. Les titres nouvellement émis représentent 16,3 % du capital. Avec cette opération de refinancement, la biotech nantaise spécialisée en immuno-oncologie renforce sa visibilité financière jusqu’au premier trimestre 2022.

Biocorp (ALCOR) a réalisé une augmentation de capital de 4,2 M€. Les actions nouvellement émises à cette occasion représentent 3,68 % du capital de la medtech. Elles ont été proposées à des investisseurs qualifiés au prix de 27,50 €, soit une décote de 2,14 % par rapport aux derniers cours de bourse. Sur la base des éléments de trésorerie (1,5 M€ au 30 juin 2020) et de ses revenus et dépenses prévisionnels, les fonds levés en bourse offrent une visibilité financière à Biocorp allant au-delà des 12 prochains mois.

Theranexus (ALTHX) obtient l’avis favorable de la FDA pour poursuivre le développement préclinique de BBDF-101. L’objectif de la biotech est d’obtenir le statut Investigational, New Drug (IND) et de démarrer les études cliniques chez des patients atteints de la maladie de Batten dès 2021. Fin 2019, la Fondation BBDF a signé un accord octroyant à Theranexus une licence exclusive et mondiale pour le développement et l’exploitation commerciale du candidat médicament BBDF-101 dans la forme juvénile de la maladie de Batten.

 

Non coté

(BiotechFinances n°921 – lundi 23 novembre 2020)  TreeFrog Therapeutics noue un partenariat avec l’Etablissement français du sang (EFS) en collaboration avec l’Institut de radioprotection et sureté nucléaire (IRSN) et Sorbonne Université (UMRS938) afin de produire en masse des greffons hématopoïétiques universels issus de cellules souches. En France, 5000 patients atteints de maladies du sang bénéficient chaque année d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) – des cellules de la moelle osseuse qui renouvellent en permanence l’intégralité des cellules sanguines. Afin de réduire les délais d’attente et le coût de ces greffes, l’EFS et TreeFrog Therapeutics espèrent à terme parvenir grâce à la technologie de culture cellulaire en 3D C-StemTM de Treefrog Therapeutics à fabriquer à grande échelle des greffons de CSH universels et prêts à l’emploi.

Lancement de PsoriaCure, un programme européen de 3 ans sur le traitement du psoriasis. Il est développé par un consortium dirigé par Temisis, au côté de StratiCELL, PharmBioTec et du laboratoire académique IMoPA-CNRS de l’Université de Lorraine. L’objectif de ce programme est de découvrir le mécanisme d’action du composé propriétaire « first-in-class » TEM1657 développé par Temisis pour le traitement du psoriasis.  Le budget global de PsoriaCure est de 3,2 M€, subventionné à hauteur de 1,5 M€ par l’UE.

Genoscience Pharma finalise son étude de phase 1b portant sur le GNS561, son principal candidat-médicament, chez des patients atteints de cancers primaires et secondaires du foie. La biotech marseillaise a d’ores et déjà identifié la dose recommandée pour la phase 2 et prévoit de démarrer l’étude clinique en monothérapie en 2021. En parallèle, des essais du GNS561 en combinaison avec des inhibiteurs de checkpoints immunitaires, chez des patients atteints d’hépatocarcinome pour lesquels le traitement standard a échoué se poursuivent en phase 2/3. Genoscience continue par ailleurs ses discussions avec des partenaires potentiels pour le recrutement des patients en 2021.

Ganymed Robotics, annonce le succès des tests fonctionnels sur le prototype de son robot chirurgical dédié à la pose de prothèses de genoux. Ces résultats portent sur une série de tests pré-cliniques in silico, sur maquettes, et cadavériques. Ganymed Robotics prévoit d’initier les démarches réglementaires pour son dispositif médical en 2021. Côté finance, depuis la levée d’un second tour de financement de 2 M€ en mars, l’entreprise a sécurisé une subvention de 1 M€ auprès de Bpifrance au titre de son programme « Aide au développement Deep Tech ».

La Région Ile-de-France en partenariat avec France Biotech, les pôles de compétitivité Medicen Paris Region et Systematic lancent un appel à projet « Ile-de-France, leader de la bioproduction ». Cet appel à projets vise à soutenir l’optimisation des différentes étapes de la production de biothérapies innovantes, afin d’augmenter les rendements tout en diminuant les coûts de production. Il est doté d’une enveloppe globale de 1 €M€ pour la sélection de 4 projets. Chaque lauréat pourra recevoir une subvention pouvant aller jusqu’à 250 000 €. Les projets attendus doivent s’inscrire dans l’une des deux thématiques suivantes : l’optimisation des procédés technologiques et l’amélioration des rendements ou le développement de système de production automatisé à façon. La clôture de l’appel à projet est fixée au 8 janvier 2021.

Jeito Capital, fonds d’investissement dédié aux secteurs des biotechs et des biopharmas reçoit 50 M€ de la part de Sanofi. Le laboratoire avait auparavant collaboré avec Bpifrance pour lancer deux fonds d’investissement public-privé dédiés aux sciences de la vie françaises et européennes. Pour rappel, Sanofi est l’un des premiers investisseurs privés en R&D en France, avec plus de 2 Mds€ dépensés chaque année dans la recherche de nouveaux traitements.

En vue

Lionel Seltz

occupe le poste de directeur administratif et financier depuis le 1er octobre chez Intrasense. Avant de rejoindre la medtech spécialisée dans l’imagerie médicale, il a évolué au sein de plusieurs sociétés de la santé (IQVIA, IMSHealth, Cegedim).


Kyung Nam-Wortman

est nommée vice-présidente exécutive, directrice des ressources humaines de Cellectis. Basée à New York, elle devient membre du comité exécutif de la biotech spécialisée dans les CAR-T. Elle a travaillé auparavant chez Achillion et chez Zoetis.


Bruno le Grand

rejoint PhysioStim au poste de conseiller scientifique. Il dispose d’une trentaine d’années d’expérience en pharmacologie cardiovasculaire et en sécurité cardiaque notamment chez Pierre Fabre et sera chargé de l’approche stratégique des nouveaux développements au sein de la CRO préclinique.


Les chiffres

200 M$

La série A record de D3 Bio, une société chinoise mondiale axée sur le développement et la commercialisation de médicaments de précision en oncologie et en immunologie. Les investisseurs sont Boyu Capital, Matrix Partners China, Sequoia Capital China, Temasek et le Corporate Venture Fund de WuXi AppTec.

100 M$

Le montant alloué par la fondation Bristol Myers Squibb, BMS et les National Medical Fellowships au programme en faveur de l’ouverture des essais cliniques aux populations défavorisées urbaines et rurales aux États-Unis et pour le recrutement et la formation de 250 jeunes chercheurs issus de la diversité.

2,28 Mds €

L’estimation du marché de la culture cellulaire 3D dans le monde en 2020. (Source : ResearchAndMarkets)