dimanche 20 septembre 2020


L’essentiel de la semaine du 30 septembre au 4 octobre 2019

Par Rédaction , dans Essentiel , le 4 octobre 2019

Monde

ADC therapeutics a brusquement annoncé le retrait de son projet d’introduction sur le New York Stock Exchange. La biotech suisse avait lancé une offre publique afin de lever près de 200M$, le 23 septembre dernier. Les dirigeants ont finalement annulé cette opération, évoquant des « conditions de marché adverses ». La biotech suisse, qui a bouclé cet été une série E de plus de 300M$, n’était pas seule cette semaine, dans le secteur biotech, à viser une introduction en bourse. Trois autres sociétés (Viela Bio, Frequency Therapeutics et Aprea) ont levé au total près de 320M$.

Coté

Genomic Vision (GV) vient de signer un accord avec le groupe allemand de nanotechnologies PolyAn, pour approvisionner la biotech française en lamelles de haute qualité destinées à la culture cellulaire. Il s’agit d’un consommable important pour peigner l’ADN efficacement, et obtenir une caractérisation fiable de celui-ci. Le développement de la gamme de produits Life Science Research (LSR), la vente de machines et de services aux laboratoires de recherche, ont augmenté les besoins de Genomic Vision en lamelles de verre fonctionnalisées.

Neovacs (ALNEV) annonce la nomination de Vincent Serra au poste de directeur général, en remplacement de Miguel Sieler, qui occupait cette fonction depuis six ans. Vincent Serra a été nommé directeur scientifique de la biotech parisienne en janvier dernier (lire Biotech Finances n°845). La société en profite pour publier uneposition de trésorerie de 3.5 M€ à l’issue de ce 1er semestre, ce qui lui offre une visibilité jusqu’au 1er trimestre 2020. La biotech concentre dorénavant ses efforts sur l’acceptation du Low Lupus Disease Activity State (LLDAS) auprès des autorités de santé. Il s’agit du critère d’évaluation de la phase IIb menée avec l’IFNalpha Kinoide dans le lupus, avec une efficacité clinique statistiquement significative. Néovacs consulte actuellement l’ANSM sur l’acceptation de ce critère. Les conclusions sont attendues au 1er trimestre 2020.

Innate Pharma (IPH) annonce la publication d’un article de synthèse dans Nature intitulé «Harnessing Innate Immunity in Cancer Therapy». L’article se concentre sur les interactions entre cancer et système immunitaire, et met en avant le rôle primordial des cellules de l’immunité innée dans le combat contre les cancers.

Cellectis (ALCLS) passe un contrat avec le CMO suisse Lonza pour la fabrication de lots cliniques des produits candidats allogéniques UCART de la biotech française, en cours de développement dans plusieurs cancers du sang, et en complément d’autres unités de production utilisées par Cellectis.

Genfit (GNFT) présente pour ce 1er semestre 2019 une trésorerie de 282 M€, contre 207 M€ au 31 décembre 2018, renforcée par la levée de fonds de 155 M$ réalisée à l’occasion de la cotation sur le Nasdaq. Durant ce semestre, la biotech lilloise a lancé deux phases II avec Elafibranor : la première chez les enfants et adolescents atteints de stéatohépatite non alcoolique (NASH) et la seconde pour l’évaluation de la composition lipidique du foie dans la stéatose hépatique (NAFLD). Dorénavant, tous les projecteurs sont braqués sur les résultats intermédiaires de l’essai de Phase 3 RESOLVE-IT désormais attendus début 2020.

Lysogene (LYS) publie une trésorerie disponible de 33,2 M€ au 30 juin 2019. Durant ce semestre, la biotech a poursuivi le recrutement des patients dans l’étude clinique de phase 2/3 évaluant LYS-SAF302 dans la mucopolysaccharidose de type IIIA, et espère boucler le recrutement des 20 patients d’ici le 1er semestre 2020. Lysogene compte également s’aventurer sur d’autres terrains et devrait, d’ici fin 2019, déposer un IND pour l’étude clinique de phase 1-2 dans le traitement de la gangliosidose à GM1.

Inventiva (IVA) boucle une levée de fonds de 625 K€, souscrite par Sofinnova Partners, via son fonds Crossover I. Cette opération s’est faite aux mêmes conditions que l’augmentation de capital de 8,2 M€ réalisée le 18 septembre dernier. La biotech dijonnaise attend désormais des résul-tats cliniques de phase IIa avec Odiparcil dans la mucopolysaccharidose de type VI d’ici la fin de l’année, ainsi que des résultats de phase IIb avec Lanifibranor, dans la NASH dans le courant du 1er semestre 2020.

AB Science (AB) publie ses résultats semestriels et dévoile une perte nette de 13 M€ sur la période. La biotech parisienne affichait 2,7 M€ de trésorerie nette au 30 juin auxquels s’ajoutent 5,6 M€ de crédit d’impôts, perçu en juin, et le produit de 9,7 M€ d’une augmentation de capital menée en août. D’ici la fin de l’année, la société attend, avec Masitinib, son produit phare et son seul actif en développement clinique, des résultats de phase III dans l’asthme sevère, ainsi que des résultats de phase II/III, dans la sclérose en plaques et la maladie d’Alzheimer.

Geneuro (GNRO) a publié ses résultats semestriels qui révèlent une trésorerie nette de 9,9 M€ à fin juin, un niveau quasiment stable par rapport au chiffre de fin décembre (9 M€). La biotech suisse a fortement réduit le rythme de ses dépenses, suite à l’arrêt de l’essai de phase II CHANGE-MS, et a bénéficié du tirage d’une ligne de crédit consenti par l’Institut Mérieux, un de ses principaux actionnaires. Retrouvez l’interview de Jésus Martin-Garcia dans le Journal des Biotechs

Adocia (ADOC) annonce l’encaissement de 14,3 M$ d’Eli Lilly suite à la conclusion de l’arbitrage par l’American Arbitration Association, en août 2018. La biotech avait lancé cette procédure suite à la contestation d’un paiement d’étape dû par Lilly. Par ailleurs les deux sociétés ont d’un commun accord engagé une procédure de jugement par consentement pour conclure le litige d’« appropriation et utilisation abusives d’informations confidentielles et de découvertes».

Valneva (VLA) annonce avoir finalisé le recrutement des patients dans les deux études cliniques de phase II évaluant son produit VLA15 dans la maladie de Lyme, à plusieurs doses et différentes fréquences d’injection, et menées en Europe et aux États-Unis. Les résultats de ces essais sont attendus pour mi-2020.

Non coté

Domain Therapeutics annonce l’atteinte de deux milestones, dans le cadre de deux projets indépendants menés en collaboration avec Boehringer Ingelheim. Cet accord de co-développement, établi il y a moins d’un an, porte surla sélection de candidats précliniques pour le traitement de maladies neuropsychiatriques. Les détails financiers n’ont pas été pas divulgués.

TheraPanacea est lauréate du programme européen Horizon 2020 EIC Accelerator et obtient un financement de 2,5 M€. La medtech souhaite accélérer la validation clinique et la commercialisation de sa suite logicielle pour la préparation de plans de traitement en radiothérapie basés sur l’intelligence artificielle. En janvier, TheraPanacea avait levé 3,5 M€ auprès du fonds d’investissement familial Therinvest, dirigé par Arnaud Gobet, président de l’ETI de santé Innothera (lire Biotech Finances n°841).

Tridek One annonce plusieurs nominations clés au sein de son équipe de direction aux côtés du CEO Philippe Berthon, quatre mois après la première levée de fonds de 3 M€ menée par Advent France Technologies (lire Biotech Finances n°859). Régis Olivier (ex-Echosens et Axess Vision technology) devient directeur financier, le docteur Jorge Kirilovsky (ex-VP et directeur du centre de recherche de GSK en France) devient directeur scientifique et Delphine Joyeux (ex-Onxeo et Minka thérapeutics) devient directrice du développement.

Le G5 Santé (bioMérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier, Théa), souhaite alerter les pouvoirs publics sur le PLFSS 2020, un projet lié à des baisses de prix annoncées sur les produits de santé. Les membres du G5 souhaitent une régulation qui prenne plus en compte les économies sur les parcours de soins permises par les innovations. Ils mettent également en avant une étude du BIPE, rendue publique en juin dernier, qui a démontré le recul de la France dans le secteur des industries de santé, notamment en termes de production et d’exportations (voir Les Chiffres).

En vue

Sacha Koniev

CEO et co-fondateur de Syndivia depuis 2014, titulaire d’un doctorat de chimie organique de l’université de Strasbourg, lauréat de ReAliZe II, catégorie Innovation scientifique.


Antoine Prestat

CEO et co-fondateur de Pep Therapy depuis 2013, ex-directeur du BD à l’IFREMER et chef de projet senior au Genopole, lauréat de ReAliZe?II, catégorie Innovation Scientifique.


Tanguy Boissenot

CEO et co-fondateur d'Imescia, docteur en pharmacie, titulaire d’un Phd sur les les nanotechnologies et la délivrance de médicaments, ancien chercheur au CNRS, lauréat de ReAliZe?II, catégorie Innovation.


Les chiffres

-16%

Le chiffre d'affaires en France des entreprises du G5 est en recul de 16% depuis 2010, entraînant une forte diminution de la contribution du G5 au PIB (- 23% de 2010 à 2017).

2 Md€

Les exportations de médicaments depuis la France ont progressé de seulement 2Md€ entre 2010 et 2017 (de 26 à 28 Md€). Dans le même laps de temps, les exportations allemandes ont progressé de 25 Md€ (50 à 75 Md€), et de 29 Md€ pour la Suisse (37 à 66 Md€).

6e

La France est en 6e position en Europe pour les exportations de médicaments, après l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, l’Irlande et le Royaume-Uni.