mercredi 21 avril 2021


Monde

(BIOTECHFINANCES N°936 Lundi 22 mars 2021) Au Royaume-Uni, 4D pharma lève 20,17 M€ dans le cadre d’un placement boursier auprès d’investisseurs institutionnels. De leur côté, les dirigeants, Duncan Peyton (directeur général) et Alex Stevenson (directeur scientifique) ont l’intention de souscrire, au total, 1,7 M€. Cette opération offre à la biotech spécialisée dans le microbiome une visibilité financière jusqu’au 2e trimestre 2022. Les fonds lui serviront notamment pour faire avancer la partie B élargie de l’étude de phase 1 / 2 en cours de son candidat MRx0518 combiné à Keytruda jusqu’à son achèvement. Les recrutements devraient se terminer au quatrième trimestre 2021. Par ailleurs, à la suite de l’acquisition de la biotech américaine Longevity Acquisition, 4D pharma verra ses titres admis au Nasdaq à partir du 22 mars.

À Berlin, ProBioGen signe un accord de licence commerciale multi-produits avec Sanofi (SAN). Le laboratoire français intégrera la technologie GlymaxX de la CDMO allemande dans sa stratégie de développement de produits pour un nombre non divulgué de candidats anticorps. GlymaxX permet une augmentation de la cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps (ADCC), conduisant à une activité de destruction médiée par les cellules NK élevée de ses cellules cibles. La technologie de GlymaxX a pour objectif d’améliorer la puissance des produits tout en réduisant potentiellement les doses cliniques globales pour les patients.

À Glasgow, Amphista Therapeutics réalise une série B de 53 M$. Le tour est codirigé par Forbion et Gilde Healthcare. Parmi les autres investisseurs figurent Novartis Venture Fund et Eli Lilly, qui rejoignent BioMotiv déjà présent au capital et l’actionnaire fondateur Advent Life Sciences. Avec ce financement, la biotech britannique va accélérer son pipeline d’oncologie vers la clinique et étendre son portefeuille dans des indications largement inaccessibles par les approches TPD traditionnelles, telles que les maladies du système nerveux central (SNC).

Aux États-Unis, près de 20 Mds$ de financement ont été alloués aux biotechs développant des thérapies géniques et cellulaires l’année dernière, éclipsant largement le total investi en 2019. Les chiffres, compilés par l’association industrielle Alliance for Regenerative Medicine reflètent un secteur en pleine expansion qui attire de plus en plus les investisseurs et les pharmas. Ainsi, 5,5 Mds$ ont été investis en capital-risque dans les start-up du secteur, notamment les 700 M$ levés par le développeur de thérapie cellulaire Sana Biotechnology avant son IPO le mois dernier. Près de 10 Mds$ proviennent du Nasdaq, et 3 Mds$ supplémentaires sont liés à des upfront d’accords de collaboration avec des laboratoires pharmaceutiques.

Coté

(BIOTECHFINANCES N°936 Lundi 22 mars 2021) OSE Immunotherapeutics (OSE) noue une collaboration avec l’association française ARCAGY-GINECO pour évaluer Tédopi dans le cancer de l’ovaire. Un essai de phase 2 en France va débuter pour évaluer le candidat phare de la biotech en monothérapie ou en combinaison avec le checkpoint inhibitor anti-PD-1 Keytruda de Merck, comparativement au traitement de chimiothérapie chez les patientes de l’étude. Le programme est promu par ARCAGY-GINECO et soutenu en partie par Merck, tandis qu’OSE fournit le produit et un financement. Il s’agit de la 3ème indication clinique dans laquelle est évalué Tedopi, après le cancer du poumon (Phase 3) et le cancer du pancréas (phase 2).

Biocorp (ALCOR) et Diabeloop, une start-up pionnière en intelligence artificielle thérapeutique nouent une collaboration. Diabeloop a développé des systèmes de délivrance automatisée d’insuline dédiés aux pompes à insuline comprenant un algorithme auto-apprenant hébergé dans un terminal et connecté à un capteur de glucose en continu (CGM) et à une pompe à insuline. L’intelligence artificielle analyse les données relatives à la glycémie, calcule la dose d’insuline optimale à administrer et commande la délivrance. De son côté, Biocorp commercialise Mallya, le capteur intelligent destiné aux stylos injecteurs d’insuline, premier de sa catégorie à recevoir le marquage CE (classe IIb). Il permet un suivi fiable des doses sélectionnées pour injection et offre aux patients diabétiques une meilleure observance de leur traitement. Le marché mondial des stylos injecteurs d’insuline jetables est estimé à plus de 9 Mds$.

Non coté

OncoDiag boucle une série A de 2,5 M€. Une tranche de 1,5 M€ a été levée auprès de plusieurs business angels, dont les investisseurs historiques : Angels Santé, Business Angels des Grandes Écoles (BADGE) et Normandie Business Angels (NBA). D’autres sont de nouveaux entrants, comme Paris Business Angels (PBA) et la Société de Financement de l’Innovation Numérique en Essonne (SFINE). La région Normandie s’est également associée à cette levée de fonds et rejoint le pool d’investisseurs via Normandie Participations. Ce financement est complété par 1 M€ de prêts et subventions accordés par Bpifrance et la Région Normandie. La série A permettra notamment de lancer la commercialisation du test Urodiag dans le cancer de la vessie. Pour rappel, la medtech avait déjà collecté 1 M€ en 2018 lors d’un tour d’amorçage.

MaaT Pharma publie des premiers résultats positifs de sa phase 2 évaluant sa microbiome ecosystem therapy la plus avancée, MaaT013, chez des patients à haut risque souffrant d’une maladie du greffon contre l’hôte aiguë et sévère (de grade III-IV). L’étude atteint ses objectifs principaux et secondaires, avec un impact clinique positif et une bonne tolérance globale chez 21 patients lourdement prétraités et immunodéprimés présentant une GvHD aiguë réfractaire aux stéroïdes avec une prédominance gastro-intestinale après une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Sur la base des bénéfices cliniques et du bon profil de sécurité observés à ce jour, MaaT Pharma prévoit de lancer un essai pivot de phase 3 à visée d’enregistrement.

Regenlife publie les premiers résultats de son étude clinique pilote sur la maladie d’Alzheimer. Sa technologie non-invasive qui fait l’objet de cet essai, repose sur une technique de photobiomodulation visant à cibler le cerveau et l’intestin, grâce à un casque et une ceinture abdominale. Ce dispositif médical baptisé RGn530, a pour objectif de stimuler les cellules dans le cerveau et l’intestin et de réguler l’inflammation, de manière à améliorer le fonctionnement cognitif et le comportement. Le groupe traité dans l’essai clinique (personnes âgées de 55 à 85 ans, atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré) montre des tendances en faveur d’une amélioration cognitive, des fonctions exécutives, de la compréhension du langage et de la mémoire verbale par rapport au groupe placebo Ces résultats devront être confirmés dans un essai clinique pivot ou phase 3.

Mila, société issue de l’École Polytechnique en 2018, obtient 4 M€ pour financer un essai clinique. Parmi les investisseurs figurent Kurma Partners, BNP Paribas Développement et Bpifrance via son fonds Patient Autonome. Cette étude vise à valider cliniquement la solution de rééducation musicale développée par Mila en évaluant l’effet d’un entraînement multimodal musical et rythmique sous forme de jeu vidéo, sur les capacités de lecture des enfants ayant des troubles spécifiques des apprentissages et du langage. L’étude réunira plus de 160 patients en France et sera répliquée à l’international.

Seekyo lève 650 k€ auprès de ses investisseurs historiques (réseaux de business angels WeLike, BAdGE et Synergence) et de Bpifrance, dans le cadre d’un bridge. Ce financement vient compléter celui de 800 k€ réalisé en janvier 2020. Les fonds serviront à accélérer le développement de SKY01, le principal candidat-médicament de la start-up poitevine fondée en 2018, qui cible les tumeurs solides (pancréas, sein triple négatif, etc.) en vue du passage à la phase clinique. En parallèle, Seekyo travaille à la réalisation d’une série A dont l’objectif sera de financer le développement réglementaire, puis clinique de SKY01. La biotech est également en discussion avancée avec des partenaires industriels.

Start-up de la e-santé, MyPL (My Personal Lifescope) obtient une subvention européenne d’1,1 M€, attribuée dans le cadre du projet GerOnTe portant sur un essai clinique européen des cancers de la personne âgée au premier semestre 2022. À cela s’ajoute l’entrée à son capital du fonds de capital-risque Karista qui accroît la capacité de financement à 1,8 M€. Financé par l’UE, le projet GerOnTe a pour ambition de modifier la prise en charge du patient afin d’inclure une décision médicale partagée et collective en intégrant toutes les données de santé des patients pour que les praticiens aient une vue exhaustive du cancer et des autres maladies avec un niveau de compétence qui serait celui d’un spécialiste. Dans cet essai, la plateforme logicielle de MyPL aidera à la prise de décisions des équipes de soins, réduire les coûts de santé, simplifier le parcours du patient et améliorer sa qualité de vie.

En vue

Stéphane Ragusa

PDG et fondateur de Predilife lance une émission d’OCEANE d’un montant compris entre 2 M€ et 4 M€. Les fonds levés permettront à la société spécialiste de la médecine préventive de financer ses activités au moins jusqu’à la fin du 1er trimestre 2022. Le 31 mars à 19H Stéphane Ragusa sera avec nous pour 40 mn d’analyse à propos de Predilife dans le le Zoom 19H. Retrouvez-nous : https://app.livestorm.co/p/b92a9fa2-b775-4dc8-9813-b249956234e5?type=detailed


Colette Côté

est nommée directrice du portefeuille de services et directrice générale de la filiale américaine de PathoQuest. Elle aura pour objectif immédiat de conduire la construction et la certification du nouveau site de la société situé à Wayne, en Pennsylvanie. Diplômée d’un doctorat en biologie moléculaire, cellulaire et biochimie de l’Université de Brown, elle était auparavant directrice et responsable des services R&D de tests NGS chez MilliporeSigma.


Alejo Chorny

rejoint Advent France Biotechnology au poste d’operating partner et responsable des activités en Espagne. Bénéficiant de 14 ans d’expérience sur le terrain, à la fois dans la recherche translationnelle et dans le processus de développement de médicaments, il explorera les possibilités d’investissement en amorçage sur le marché espagnol.


Les chiffres

Rémunération 2020 des big pharmas (source Fierce pharma.com)

30 M$
Rémunération d’Alex Gorsky,
PDG de Johnson & Johnson.

23,7 M$
Rémunération de David Ricks,
PDG d’Eli Lilly.

21,5M$
Rémunération de Pascal Soriot,
PDG d’AstraZeneca.

21 M$
Rémunération du PDG de pfizer, Albert Bourla. (Le groupe pharmaceutique table sur 15 Mds$ de revenus en 2021 tirés du vaccin co-développé avec BioNTech contre la COVID-19).

13,6 M$
Rémunération du PDG de Sanofi, Paul Hudson.

11,6 M$
Rémunération de Vas Narasimhan,
PDG de Novartis.

9,7 M$
Rémunération d’Emma Walmsley, PDG de GSK.