mardi 25 février 2020


Monde

Allergan (AGN) et Molecular Partners (MOLN) présentent des données issues des études de phase III, CEDAR et SEQUOIA, qui évaluent Abicipar dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) humide. Les résultats sur deux ans démontrent que les gains de vision observés après un an ont été maintenus au cours de la deuxième année. Les gains visuels sont ainsi comparables à ceux du ranibizumab, un anticorps monoclonal approuvé dans la DMLA humide, mais qui nécessite des injections mensuelles. Or  l’Abicipar est injecté pour sa part seulement une fois par trimestre.

À San Francisco, ArsenalBio vient de boucler une série A de 85 M$ financée par Westlake Village BioPartners, l’Institut Parker pour l’immunothérapie du cancer (PICI), Kleiner Perkins, la Société d’investissement de la Fondation de l’Université de Californie, San Francisco (UCSF), Euclidean Capital et Osage Venture Partners; La société intégrera des technologies telles que l’ingénierie du génome basée sur CRISPR, l’identification de cibles à grande échelle et à haut débit, la biologie synthétique et le machine learning pour le développement de thérapies immuno-cellulaires contre le cancer.

iCAD annonce l’installation de la solution ProFound AI, pour la mammographie 2D et la tomosynthèse 3D, au Centre d’Imagerie Paris Nord Sarcelles. L’algorithme du dispositif d’iCAD attribue un score à chaque détection de lésion, pour guider les radiologues en matière de dépistage du cancer du sein. En septembre dernier, les résultats d’une étude menée avec ProFound AI pour la tomosynthèse numérique du sein (DBT) ont été publiés dans la revue Radiology. L’étude a démontré que l’utilisation simultanée de ProFound AI augmentait la sensibilité de 8%, diminuait le taux de rappel inutiles des patientes de 7,2% et réduisait le temps de lecture de 52,7%.

La start-up britannique Healx vient de boucler une série B de 56 M$ mené par le fonds londonien Atomico. Intel Capital, Global Brain, et btov Partners ont également participé à l’opération. Basée sur l’intelligence artificielle, sa plateforme agrège les données issues de différentes sources médicales et scientifiques, pour identifier les liens thérapeutiques potentiels entre les médicaments et les maladies. La medtech se fixe pour objectif de faire progresser une centaine de traitements de maladies rares pour les rendre accessibles en cliniques d’ici 2025. Basée à Cambridge, la société avait déjà levé 10 M$ lors de sa série A.

Coté

Innate Pharma (IPH) a annoncé la fixation du prix de son introduction en bourse sur le Nasdaq, à 4,97€/action (5,5$/ADS). La biotech marseillaise a émis 8 millions d’actions nouvelles aux États-Unis et 4,5 millions, via un placement privé en Europe. La levée s’élève à 62,1M€ brut. Innate dispose d’une visibilité financière jusqu’à fin 2021, avec une trésorerie qui s’élevait, avant l’opération, à 200M€.

Noxxon (ALNOX) annonce le recrutement du premier patient dans l’essai clinique de phase I/II évaluant NOX-A12 dans le cancer du cerveau en combinaison avec la radiothérapie. Les premiers résultats de cet essai sont attendus mi-2020. NOX-A12, produit phare de la biotech allemande, est également en cours d’évaluation dans différentes indications, dans le cadre d’une option de licence passée avec un partenaire industriel. Les résultats de ces essais sont attendus au second trimestre 2020.

Crossject (ALCJ) annonce la signature d’un accord de coopération de R&D (Cooperative Research and Development Agreement, CRADA) avec le département américain de la défense, portant sur des développements potentiels avec l’auto-injecteur Midazolam (traitement des crises d’épilepsie). La medtech dijonnaise compte établir de nouveaux partenariats commerciaux dans les mois à venir, après un premier accord de distribution en Allemagne avec Desitin pour Zeneo Midazolam. Elle compte également déposer ses premières demandes d’AMM l’an prochain, aux États-Unis et en Europe.

Stentys (STNT) publie ses résultats semestriels, établis en « valeur liquidative ». La medtech pari-sienne a convoqué ses actionnaires en assemblée générale, le 21 octobre, pour se prononcer sur la dissolution anticipée de la société. Elle détenait 8,05M€ de trésorerie nette à fin juin. Mais la somme des actifs « à réaliser » et des passifs « exigibles » (dont une provision de 4,9M€ pour salaires et coût de licenciement), ramène le boni de liquidation attendu à 174K€.

Ipsen (IPN) et Blueprint Medicines (BPMC) ont signé un accord de licence pour le développement et la commercialisation de BLU-782, un inhibiteur sélectif du récepteur ALK2 en développement clinique, pour le traitement de la fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP). Dans ce cadre, Blueprint Medicines va recevoir 25M$ de paiement initial, et reste éligible au versement de 510 M$ de milestones. Cet accord permet à Ipsen d’agrandir à nouveau son portefeuille en maladies rares, après l’acquisition en début d’année de Clementia Pharmaceuticals (CMTA) et de son médicament palovarotène, pour 1,3 Md$.

Onxeo (ONXEO) a signé un contrat de collaboration avec la Région Île-de-France dans le cadre du programme Innov’up Leader PIA, doté d’un financement de 495 k€. Cette somme est composée d’une subvention de 330 k€ et d’une avance remboursable de 165 k€. Elle sera versée en deux tranches dont un premier versement à la signature du contrat. Ce programme vise à accélérer le développement d’un nouveau candidat-médicament, un oligonucléotide leurre agoniste, issu de la plateforme platON et basé sur le même principe qu’AsiDNA, le produit phare d’Onxeo. La biotech parisienne dispose d’une autonomie financière jusqu’à mi-2020.

Non coté

Minoryx Therapeutics a reçu, de la FDA, la désignation « médicament orphelin » pour son produit phare, le leriglitazone (MIN-102), dans l’ataxie de Friedreich, une maladie génétique rare. Ce produit, un agoniste des récepteurs PPAR gamma, est actuellement en développement dans l’ataxie de Friedreich, dans le cadre d’une phase II dont le recrutement a été achevé début octobre. Il est également évalué en phase pivotale (II/III) dans l’adrénomyéloneuropathie (AMN). Société hispano-belge, Minoryx a levé 21,3M€ en septembre 2018 (lire Biotech Finances n°827).

Diabeloop remporte le prix InnovEIT pour son projet D4KIDS. Ce dispositif de gestion automatisée du diabète de type 1 chez les enfants, actuellement en phase d’évaluation clinique, est adapté à partir du dispositif de pancréas artificiel DBLG1 développé par la medtech grenobloise. Ce prix a été décerné par l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT). Diabeloop est soutenu par EIT Health.

Posos lève 2 M€, auprès de Melusine, un family office détenu par Olivier Richart (Selenium Médical) et via la plateforme de crowdfunding Anaxago, pour poursuivre le développement de son moteur de recherche qui fournit aux praticiens un accès immédiat à une masse de connaissances sur les médicaments. Le corpus indexé inclut les publications émanant de la Haute Auto-rité de santé, de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des sociétés savantes de médecine, notamment. L’objectif est de réduire le risque d’erreurs de prescriptions médicamenteuses.

Myriade annonce le lancement commercial de Videodrop, un dispositif optique qui filme, en temps réel et sans marquage, tous les objets présents dans une goutte de solution, pour le contrôle des nanoparticules biologiques. L’entreprise a été lauréate, l’été dernier, du Concours d’innovation organisé par l’Ademe et Bpifrance. Créée en septembre 2017, elle fait partie de Quat- trocento, un centre d’innovation qui s’efforce de dénicher des technologies délaissées par certains laboratoires académiques afin de produire des outils d’innovation pour le secteur des équipements dédiés à la recherche (Lire Biotech Finances n°840).

Primaa vient de lever 2 M€ auprès du Fonds Ambition Amorçage Angels (F3A), géré par Bpifrance, des Entrepreneurs Investis (fonds d’entrepreneurs), de 50 Partners, et d’Angels Santé. La medtech parisienne développe des outils logiciels permettant d’assister les pathologistes dans les diagnostics de cancer. Cette levée de fonds va  permettre de renforcer l’équipe de data scientists et de médecins afin de perfectionner les réseaux de neurones à la base des outils Primaa. La start-up, qui finalise son premier outil dédié au cancer du sein, va également utiliser ces fonds pour accélérer sa phase de commercialisation.

En vue

Emmanuelle Trombe

Avocate associée au cabinet McDermott Will & Emery, elle a assisté DBV Technologies dans le cadre de son augmentation de capital d’un montant de 143 M$ à l’occasion d’une offre, aux États-Unis, d’actions ordinaires sous la forme d’American Depositary Shares (ADS) et d’un placement privé en Europe d’actions ordinaires.


Benjamin Faurie

Ce cardiologue interventionnel, associé à l’équipe de l’Institut Cardio-Vasculaire du GHM de Grenoble, a mis au point la technique du “Direct Wire Pacing” une nouvelle procédure d’implantation de prothèse de valve aortique percutanée. Les résultats de cette étude ont également été présentés de façon simultanée en avant-première lors du congrès de TCT 2019, rassemblant plus de 10 000 cardiologues.


Stéphane Durant des Aulnois

est nommé directeur administratif et financier de Lysogene. Il était jusqu’à présent en poste chez Ipsen, comme directeur financier pour la zone ibérique, après avoir été en charge des relations investisseurs du groupe pharmaceutique français.


Les chiffres

+ 41 %

Au 3e trimestre 2019, le chiffre d’affaires de Safe Orthopaedics (ALSAF) s’est établi à 1,2 M€. Une croissance de +41% par rapport au 3e trimestre 2018.

20.8 M€

Global Bioenergies dispose à mi-année de 20.8 M€ en trésorerie contre 10.3 M€ fin 2018. La société possède ainsi une visibilité financière jusqu’à fin 2020.

345 Md$

Aux États-Unis, le projet de loi sur la tarification des médicaments, dévoilé par la présidente démocrate Nancy Pelosi le mois dernier, pourrait permettre d’économiser 345 Md$ de dépenses au système Medicare sur une période de sept ans, selon une nouvelle analyse.