samedi 24 octobre 2020


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Lettre n° 877

Les checkpoints inhibiteurs ont bouleversé les pratiques en oconlogie

Par Rédaction , dans Grand Angle , le 25 novembre 2019

En quelques années, les checkpoints inhibiteurs ont bouleversé les pratiques en oconlogie Des thérapies aux résultats spectaculaires, mais auxquelles seule une fraction des patients répondent Dorénavant, la course à l’innovation porte sur le produit complémentaire, qui viendra renforcer les checkpoints là où leur efficacité n’est pas encore satisfaisante À ce jeu-là, les virus oncolytiques ont une carte à jouer Encore faut-il réussir à mettre la main sur le bon

Personne ne remet aujourd’hui en cause l’avènement des checkpoints inhibiteurs dans le secteur de l’oncologie Impossible de leur contester leur place de nouvelle approche forte contre le cancer Il suffit de ne citer que les deux plus célèbres, le Keytruda (Pembrolizumab), développé par Merck & Co, et Opdivo (nivolumab), développé par BMS, qui sont, à eux deux, approuvés dans le mélanome avancé, le cancer bronchique non à petites cellules, le lymphome de Hodgkin classique, le carcinome urothélial, le cancer épidermoïde de la tête et du cou, le carcinome à cellules rénales… Ils représentent néanmoins une technologie très perfectible, puisque l’efficacité des checkpoints, qui se montre remarquable chez certains, reste très variable et ne fonctionne pas chez tous les patients En coulisses, dans les laboratoires et en clinique, de nombreuses combinaisons sont testées pour tenter d’augmenter la proportion des patients qui réagissent à ces traitements Parmi celles-ci, les virus oncolytiques représentent une approche d’immunothérapie qui pourrait se répandre, et par la même occasion appuyer l’efficacité des checkpoints dans certaines indications « Les virus oncolytiques n’ont rien de nouveau, et, conceptuellement, nous savons depuis longtemps qu’ils peuvent être efficaces Mais leur activité antitumorale en monothérapie est pour l’instant modeste Depuis quelques années, l’arrivée des inhibiteurs de checkpoints permet d’envisager un nouveau développement, avec un potentiel de combinaison intéressant », explique le Pr Philippe Cassier, oncologue médical au Centre Léon Bérard à Lyon, qui décèle une véritable complémentarité entre les deux modes d’action de ces traitements, notamment grâce au caractère exogène du virus « Lorsqu’il est présent au niveau du site tumoral, le système immunitaire reconnaît le virus, et permet donc de faire sauter un des verrous de la réponse immunitaire locale en créant un signal d’appel Mais certains mécanismes permettent aux cellules cancéreuses de ne pas être détectées par les cellules de notre système immunitaire C’est à ce niveau-là que les inhibiteurs de checkpoints interviennent, en s’attaquant au duo PD-1/PD-L1, ils vont permettre aux lymphocytes T, déjà stimulés par le virus, de reconnaître et d’attaquer la tumeur »

Des armements pour multiplier les effets

Mais au-delà de leur capacité à se multiplier