lundi 1 mars 2021


BF
Lettre n° 930

LAUXERA : 100 M€ POUR BATIR DES CHAMPIONS DE LA MEDTECH

Par Rédaction , dans GRAND ANGLE , le 5 février 2021

(Biotech Finances n° 930 8 février 2021) Créée en 2020, la société de gestion Lauxera Capital Partners vient de lever 100 M€ pour son fonds de growth dédié aux Healthtechs européennes La souscription reste ouverte cette année avec un hard Cap de 200 M€ Son président et co-fondateur Pierre Moustial nous dévoile les enjeux et les objectifs de ce fonds, qui souhaitons-le fera des émules en Europe

BiotechFinances – Vous avez réussi à lever 100 M€ en quatre mois pour un fonds dédié aux medtechs et au digital santé, qui sont les souscripteurs ?

Pierre Moustial (photo) : Nous avons démarré la commercialisation de Lauxera Growth I en septembre 2020 auprès d’un environnement que je connais bien, celui des familles françaises de la santé Nous voulions avoir une base d’investisseurs éclairés Certains par exemple ont travaillé dans des fonds santé mais plutôt généraliste ou axé biopharma D’autres ont dirigé ou dirigent encore des entreprises dans ces domaines Nous avons ensuite accueilli des investisseurs, plus généralistes Le label Tibi accordé à notre fonds nous a permis de démarcher des grands institutionnels français dont l’assureur Covea, Enfin notre champ a été élargi aux fonds d’impact, comme Candriam Même si nous ne nous positionnons pas directement sur ce segment, nous avons travaillé sur l’impact médico-économique de nos sociétés en portefeuille

BiotechFinances – In fine, quel montant de collecte visez-vous ?

Pierre Moustial : Pour le closing final dans le courant de cette année, nous espérons dépasser notre objectif initial de 150 M€ et avons dans notre règlement un hard cap pour monter jusqu’à 200 M€

BiotechFinances – Dans quel type d’entreprises allez-vous investir ce trésor de guerre ?

Pierre Moustial : Notre environnement de référence regroupe des sociétés de la Healtech que l’on définit comme la medtech et le digital santé Il s’agit typiquement d’entreprises spécialisées dans les implants ; la robotique chirurgicale ; les logiciels pour améliorer les parcours patients, ou ceux qui permettent d’optimiser le fonctionnement de l’hôpital et notamment des salles d’opération ou le digital therapeutic c’est-à-dire des applications pour changer les comportements des patients atteints de maladies chroniques ou mentales D’un point de vue géographique nous réaliserons 80 % des investissements en Europe, avec un biais français à hauteur de 30 % et le reste, de façon opportuniste