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LA RÉTRO 2018 – BIOTECHFINANCES N° 737 DU 24/12/2018

Janvier

Takeda (TKD) lance le dealflow 2018. Le groupe japonais a annoncé l’acquisition pour 520 M€ de la biotech belge Tigenix. Takeda avait acquis, en 2016, la licence de Cx601, une thérapie cellulaire allogénique ciblant la maladie de Crohn. Cotée sur Euronext depuis 2007, Tigenix s’est introduite sur le Nasdaq fin 2016.

Theranexus (ALTHX) obtient un brevet européen pour son candidat-médicament THN102, notamment pour le traitement de la narcolepsie et de la somnolence diurne excessive dans la maladie de Parkinson.

270 M€ : la levée de l’Allemande BioNtech le 4 janvier dernier, l’un des plus importants financements jamais enregistrés en série A pour ce compétiteur direct de Moderna.

15 Md$ : l’évaluation totale du marché dont Nanobiotix espère prendre une part significative avec son ICI, NBTXR3.

GenSight Biologics (SIGHT) annonce l’autorisation de l’agence réglementaire britannique Medicines and healthcare regulatory agency (MHRA) de démarrer l’étude clinique de phase I/II PIONEER de GS030 chez des patients atteints de rétinopathie pigmentaire (RP).

Gustave Roussy et MSD France signent un accord d’alliance stratégique pour trois ans dans le domaine de l’oncologie. L’objectif est de favoriser un accès plus précoce et plus large aux molécules innovantes développées par MSD pour les patients en France.

Celgene rachète Impact Biomedicines pour 912 M€, pouvant monter jusqu’à 5,81 Md€.

GSK investit 90 M€ sur son site d’Évreux pour la fabrication des produits de son portefeuille Ellipta (médicaments inhalés à visée respiratoire). Le Britannique avait déjà consacré 35 M€ en 2014 à la modernisation de ce site vieux de cinquante ans.

Transgene (TNG) démarre l’essai de phase II évaluant son vaccin thérapeutique TG4010, en combinaison avec le checkpoint inhibiteur Opdivo + chimiothérapie en première ligne du cancer du poumon. Les résultats sont attendus en fin d’année.

TxCell (TXCL) obtient un prêt à taux zéro d’1,2 M€ de la part de Bpifrance. Celui-ci est destiné au financement du développement préclinique de ENTX#sot, son CAR-Treg le plus avancé. Le coût de cette phase préclinique est évalué à 5 M€.

HalioDx clôture un tour B de 18,5 M€. Les nouveaux investisseurs sont le fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, Quest for Growth géré par Capricorn Venture Partners et Amundi Private Equity Funds, accompagnés de MI Care, Sham Innovation Santé/Turenne, BNP Paribas Développement et Sofipaca.

Novolyze lève 2,2 M€, dont 1,2 M€ auprès d’investisseurs privés (via Anaxago), de family offices et de business angels, et 1 M€ sous forme d’avances et subventions publiques. La société entend accélérer le développement de sa gamme de kits de germes modèles Surronov.

Truffle Capital a annoncé un premier closing à 102 M€ avec BioMedtech et espère lever un total de 240 M€. Ce fonds a déjà financé la création de Holistick Medical, ArteDrone et Nanosive. L’objectif est d’atteindre une douzaine de participations.

Pherecydes lève 8,7 M€ en série B. La biotech nantaise, pionnière de la phagothérapie, a séduit GO Capital, ACE Management et Auriga Parnters.

Spin-off du Ludwig institute for cancer research  et de l’Institut de Duve (Université catholique de Louvain), iTeos Therapeutics cherche à lever jusqu’à 40 M€ d’ici mi-2018.

Le francophone du mois de janvier

AlzProtect, active dans le traitement des maladies neurodégénératives, vient de finaliser un tour de table de série B de 14 M€, dont une petite tranche levée sur la plateforme de crowdfunding PRE-IPO. De quoi commencer l’année en beauté pour le président de la biotech lilloise, Philippe Verwaerde. Ce docteur en virologie moléculaire s’est passionné très jeune pour la recherche scientifique. « J’ai réalisé ma première publication à 16 ans », raconte celui qui a obtenu plusieurs fois le prix Philips pour les jeunes scientifiques à la fin des années 70. Sa carrière internationale, qui débute à l’Université Rutgers dans le New Jersey, le mène ensuite en France, chez Organon, une pharma aujourd’hui disparue, puis en Italie chez Glaxo Wellcome. En 1998, il cède aux sirènes de la biotech en rejoignant la Belge Devgen, à Gand, dont il participe à la création et aux premières levées de fonds. « C’était l’époque de la bulle biotech, à la fin des années 90, où l’on récoltait des millions en levant le doigt », se rappelle l’entrepreneur. Il cofonde ensuite Vivactis à Leuven en 2000, puis passe deux ans chez Genfit, avant de partir pour la Suède en 2004 cofonder la biotech iNovacia. Président et directeur scientifique d’AlzProtect depuis janvier 2009, son ambition est de « terminer les preuves de concept de l’AZP2006 et de l’amener sur le devant de la scène ». Ce composé, qui vise l’arrêt du mécanisme de neurodégénération et la restauration des connexions neuronales chez les patients atteints de paralysie supranucléaire progressive (PSP), une maladie rare, pourra bientôt entrer en phase II grâce aux fonds levés. Pour la suite, la maladie d’Alzheimer est dans la ligne de mire.

Février

Sanofi acquiert Ablynx pour 3,9 Md€. L’opération a été approuvée à l’unanimité par les deux conseils d’administration. Ablynx est un pionnier de la technologie Nanobody, avec un portefeuille de plus de 45 candidats-médicaments.

Moderna annonce la clôture d’un financement de 500 M$ auprès d’investisseurs historiques et nouveaux. La base de valorisation est de 7 Md$.

Crossject (ALCJ) a obtenu de la FDA le statut de médicament orphelin pour Zeneo midazolam dans l’indication « treatment of status epilepticus », et va bénéficier d’une exclusivité commerciale de sept ans.

Biodiscovery V pulvérise les records avec une levée de 345 M€. Le cinquième fonds sciences de la vie d’Edmond de Rothschild investment partners (Edrip) se positionne comme le plus gros véhicule de capital-risque dédié aux biotechs et medtechs en Europe.

Sanofi lance officiellement son offre publique d’achat (OPA) sur Bioverativ. L’opération prendra fin le 7 mars à minuit et coûtera près de 11,5 Md$ au groupe français.

Cellectis (ALCLS) obtient deux brevets américains pour son invention relative à certaines utilisations d’endonucléases guidées par ARN, telles que Cas9 ou Cpf1, afin de modifier génétiquement les cellules T.

30,1 M€ : c’est le montant de la levée de fonds réalisée par Mainstay auprès des actionnaires nouveaux et existants.

Biom’Up (BUP) annonce des opérations de financement visant un montant total de 43 M€.

Tim Dyer, le CEO d’Addex (ADXN) lance une augmentation de capital de 40 MCHF, notamment pour soutenir le développement du diraplugant.

CellProthera est en recherche de cash. Montant visé : plus de 30 M€.

iBionext a finalisé, à 90 M€, le closing de son premier fonds, iBionext Growth Fund.

France Biotech s’adjoint les services d’un « conseiller spécial », haut de gamme, en la personne de Christian Pierret, ancien ministre de l’Industrie et des PME.

Merck&Co débourse 394 M$ pour faire l’acquisition de l’américaine Viralytics, qui développe un virus oncolytique en combinaison avec des checkpoint inhibiteurs.

Jean Stephenne quitte la présidence de TiGenix (TIG) et rebondit chez Bone Therapeutics (BOTHE). Le patron emblématique de GSK Biologics va devoir mobiliser ses réseaux. Bone Therapeutics doit en effet rapidement doper sa trésorerie.

Stentys (STNT) lance une augmentation de capital de 11,8 M€ pour financer l’acquisition de Minvasys. Les dirigeants de Stentys avaient évoqué une fourchette de 7 à 9 M€.

J&J rachète la Grenobloise Orthotaxy, spécialisée dans la robotique chirurgicale (montant non communiqué). L’ambition est de développer une plateforme dans la chirurgie du genou.

Franck Grimaud, le Pdg de Valneva, remplace Murielle Cazaubiel à la présidence du pôle de compétitivité Atlanpôle Biothérapies pour trois ans.

Jeffrey Almond, ex-responsable de l’innovation externe chez Sanofi Pasteur, est nommé président du conseil scientifique d’Osivax, une biotech lyonnaise qui déploie un vaccin antigrippal à spectre large.

La francophone du mois de février

Semer pour récolter longtemps après. Yamina Ghomchi, 43 ans, en sait quelque chose. Diplômée de l’école d’ingénieur Telecom Physique de Strasbourg, elle a travaillé, durant sa thèse sur les spectro-imageurs de la sonde Rosetta. Celle-ci a voyagé dix ans dans l’espace avant d’atteindre la comète Tchouri en 2014. Entre temps, Yamina Ghomchi a quitté l’astrophysique pour la biologie, sans perdre le goût des aventures early stage. Après 11 ans passés chez Genomic Vision, elle rejoint Millidrop comme CEO, aux côtés du fondateur Laurent Boitard, CSO et président. Spécialiste de la micro-fluidique, Millidrop a mis au point un instrument d’analyse microbiologique à haut débit. Elle en a déjà vendu cinq à des laboratoires académiques, mais « ce marché n’est pas prioritaire » prévient Yamina Ghomchi. « Nous allons étudier des opportunités de partenariats industriels, dans plusieurs verticales comme les applications industrielles ou la R&D biotechnologique. Nous allons également affiner le business model et lever des fonds – au moins 2 M€ d’ici mi-2018. » La physicienne, qui vient de décrocher un executive MBA de l’Insead, est aussi prête à piloter. « Je suis entrée chez Genomic Vision en tant que spécialiste des machines, en l’occurrence pour adapter les scanners à la technologie du peignage moléculaire. Je suis progressivement passée de la R&D au business development. Cette fois, je suis recrutée pour la coordination et le développement stratégique. » Rendez-vous dans dix ans ?

Mars

Le groupe danois Novo Holdings lance Repair, un fonds doté de 165 M$ et dédié au « combat contre la résistance microbienne » qui investira aux États-Unis et en Europe.

200 M$ : c’est le montant du tour B d’Helix, une société américaine de génomique personnelle. L’opération a été menée par DFJ Growth.

Domain Therapeutics signe un accord de licence non-exclusif pour sa technologie bioSens-All avec Bristol-Myers Squibb. Les montants n’ont pas été divulgués.

Fredrick Brag, le CEO de Median Technologies (ALMDT), se renforce au Japon et en Asie grâce à un accord avec la CRO japonaise CMIC Holdings.

Bone Therapeutics (BOTHE) a annoncé avoir collecté 19,5 M€ d’engagement dans le cadre du placement privé d’obligations convertibles.

Biom’Up (BUP) va construire un second site de production dans la métropole lyonnaise, qui devrait être opérationnel début 2020 et générer 150 emplois.

Quantum Genomics (ALQGC) met en place une ligne de financement de 24 M€ sur trois ans, avec Kepler Cheuvreux. La biotech parisienne mène une phase IIa dans l’insuffisance cardiaque et une phase IIb dans l’hypertension résistante.

Implanet (ALIMP) décroche un financement obligataire pour 5 M€ maximum auprès d’European Select Growth Opportunities Fund.

BioMedPartners a annoncé le closing final de son fonds BioMedInvest III doté de 100 MCHF. L’investisseur suisse prévoit de 12 à 15 investissements dans des biotechs, principalement en Europe.

Micropep Technologies engrange 4 M€ en série A menée auprès de Sofinnova Partners, qui a investi 3,5 M€, d’Irdi Soridec Gestion et de la SATT Toulouse Tech Transfer.

Prexton, biotech suisso-néerlandaise, va être rachetée par Lundbeck pour 100 M€ d’upfront La somme sera complétée par des paiements d’étapes qui pourraient atteindre 805 M€.

Five Seasons Ventures annonce le premier closing, à plus de 60 M€, d’un fonds dédié à la Food tech et l’Agri tech avec le soutien de Nestlé, de la BEI, de la BPI et du Fondo italiano d’investiment.

Maat Pharma veut lever 16 à 17 M€ d’ici fin 2018. Depuis 2014, Maat Pharma a collecté 17 M€, dont 12 M€ avec Seventure Partners, CM-CIC et Biocodex.

CitoxLab, numéro cinq mondial, acquiert Solvo, basée à Budapest, qui est en pôle position sur les transporteurs de médicaments.

1,035 Md€ : la capitalisation boursière de Cellectis au 15 mars est, à cette date, la plus élevée pour une biotech française, devant DBV (898 M€).

La biotech liégeoise Convert, active contre l’hypoxie tumorale, a levé 13,6 M€ auprès de Droia Oncology Ventures (lead), et de MeuseInvest, complété par des fonds non-dilutifs de la Région wallonne et du programme Eurostars.

Le fonds AVF est lancé par Seventure Partners, avec notamment Adisseo. Ce véhicule, qui effectue un premier closing à 24 M€, devrait monter jusqu’à 60 M€. Il cible la santé animale, l’alimentation, la nutrition et les technologies numériques au service de l’élevage.

DBV Technologies (DBV) a bouclé, en trois jours, une augmentation de capital de 150 M$ (122 M€). La BPI, le management de la société ainsi que les fonds américains Baker Bros., Deerfield et Perceptive Advisors participaient à l’opération.

MedinCell signe un contrat de financement de 20 M€ avec la Banque européenne d’investissement (BEI).

Domain Therapeutics indique qu’au titre des actions détenues dans Prexton (rachetée par Lundbeck), elle pourrait recevoir jusqu’à 125 M$.

Le francophone du mois de mars

« C’est sympa, mais je ne m’emballe pas, je garde les pieds sur Terre ». Hemarina, la société dont Franck Zal est fondateur et directeur général, a été sélectionnée parmi les 10 biotechs françaises les plus prometteuses, pour le Trophée des licornes. Cet ancien chercheur au CNRS a étudié pendant 15 ans, sur les plages de Bretagne, l’étonnant système respiratoire du ver marin Arenicola marina, avant de créer en 2007 Hemarina pour exploiter les propriétés extraordinaires de l’hémoglobine que cet annélide utilise. Il sait aussi que l’histoire de sa « biotech bleue » est à un tournant. La société va publier, début mai, le détail des résultats cliniques, positifs, obtenus avec sa première application, Hemo2Life, une solution d’oxygénation des greffons avant transplantation. Ce programme, de même que HEMHealing, un pansement oxygénant destiné aux plaies hypoxiques (escarre, ulcère du pied diabétique, etc.), tous deux classés en dispositif médical et aux portes de la commercialisation, font l’objet de négociations de licence industrielle, qui pourraient bientôt aboutir. Enfin, la société devrait prochainement passer par la case refinancement, « moins par besoin immédiat que parce que la demande des investisseurs est forte », précise Franck Zal, qui reconnaît néanmoins que le programme phare d’Hemarina, le transporteur d’oxygène universel HEMOXYCarrier, requiert de lourds investissements. Toutes les options sont sur la table. Dans tous les cas, ce sera l’occasion de montrer qu’Hemarina mérite son statut de licorne.

Avril

La biotech lausannoise Abionic lève 20 MCHF. Peter Brabeck-Letmathe (ex-Pdg de Nestlé), Arkady Volozh (fondateur de Yandex) et quelques grandes fortunes suisses ont participé au tour de série C.

Addex Therapeutics (ADXN) réussit son augmentation de capital pour un montant de 40 MCHF. Cette somme servira notamment aux études d’enregistrement pour le programme principal, dipraglurant, dans la dyskinésie induite par la lévodopa associée à la maladie de Parkinson.

Surgivisio boucle un tour B de 10,7 M€ avec le soutien de Bpifrance, du fonds Sigma Gestion et des actionnaires historiques de la société, dont Stéphane Lavallée.

Sofinnova lance Crossover I. Doté de 275 M€, ce fonds a été abondé par CNP Assurances, présent dès la genèse du projet, par Bpifrance et par des institutionnels venus d’Europe et d’Asie.

Biom’Up (BUP) confirme que l’émission d’obligations avec bons de souscription d’actions pour un emprunt de 25 M€, annoncée en février, a été souscrite par Athyrium. Le montant pourra être augmenté de 10 M€ dans les 12 mois à venir.

Cellectis (ALCLS) profite de la forte hausse de son cours de bourse à l’annonce de l’arrivée d’un nouveau partenaire, Allogene Therapeutics, pour lancer une augmentation de capital d’au moins 175 M$ sur les bourses de New York et de Paris.

Spécialiste de la synthèse d’ADN, Twist Bioscience finalise un placement privé de 50 M$, ce qui porte à 259 M$ le total des fonds levés par la société depuis sa création en 2013.

Edrip devient Andera Partners et est désormais détenu à 100 % par ses salariés avec plus de 2 Md€ sous gestion.

DNA Script a reçu 4,5 M€ de Bpifrance sous forme de subventions et d’avances récupérables de financement non-dilutif, au travers du Concours mondial d’innovation et de l’Aide au développement de l’innovation (programme Horizon 2020).

Genoscience, qui a levé 10 M€ entre fin 2016 et début 2017, prépare un nouveau tour de table avec un objectif de 20 M€.

Sanofi (SAN) investit 350 M€ (500 M$CAD) dans une unité de fabrication de vaccins à Toronto, qui devrait être opérationnelle en 2021.

Boehringer Ingelheim confirme un investissement de 65 M€ à Lyon et la création de 42 emplois.

Deinove (ALDEI) rachète l’Autrichienne Biovertis, qui détient elle-même l’intégralité du capital de Morphochem en Allemagne. La valeur totale des droits apportés est égale à 900 k€.

Pixium Vision (PIX) lance une augmentation de capital de 10,6 M€ pour son système de vision bionique PRIMA.

Cellectis (ALCLS) a levé 163 M$ au terme de son émission d’ADS sur le marché américain du Nasdaq.

Pharnext boucle un placement privé de 16 M$. CBLux (holding de Claude Berda) et le Chinois Tasly ont apporté respectivement 6 M€ et 10 M€.

Servier reprend la branche oncologie de Shire pour 2,4 Md$.

Sanofi vend à Advent International son activité européenne de médicaments génériques, Zentiva, pour un montant d’1,9 Md€.

L’Italienne Medical Micro Instruments (MMI) boucle une série A de 20 M€ auprès d’Andera, du Néerlandais Fountain Healthcare et de l’Italien Panakès.

OSE Immunotherapeutics (OSE) entre dans l’indice boursier Tech40 d’Euronext.

EryDel boucle une levée de fonds de série C de 26,5 M€ avec Sofinnova.

Genfit (GNFT) reçoit une recommandation positive pour la poursuite de l’essai clinique de phase III RESOLVE-IT évaluant elafibranor dans la NASH sans aucune modification.

40 Md€ : le chiffre d’affaires global que peuvent générer les medtechs et les biotechs françaises d’ici 2030.

La francophone du mois d’avril

L’immeuble est à Boulogne, trois étages sont réservés aux start-up de biotech, medtech et digital. Le concept « Neighborhood », lancé par Voisin Consulting Life Science (VCLS), a le goût et la forme d’un incubateur, mais il en est finalement très éloigné. Le membership pour chaque entreprise occupante est compensé par une prise de participation en BSA de VCLS sur la foi de l’évaluation avancée par le candidat. Pour diriger cette machine à progresser atypique, mais agréée CIR, il fallait un profil hors norme et c’est Sandra Kanani, diplômée executive MBA HEC, spécialisée en innovation et entreprenariat, qui a été missionnée. Notre francophone de la semaine a suivi une formation d’ingénieur en mécanique des fluides et a obtenu son doctorat à l’Université de Nice Sophia Antipolis en dynamique non linéaire appliquée à la biophysique du rythme cardiaque. Elle a notamment été transversal innovation project manager chez L’Oréal et associée aux affaires cliniques chez Carestream. Du grand groupe où les processus de décision millimétrés font l’objet d’une planification militaire, la voici donc projetée dans le monde ou le hands-on et la capacité de bouger très vite pour surmonter les écueils sont une règle de survie. D’ores et déjà, trois biotechs occupent l’espace de Neighborhood, mais elles pourraient être une douzaine à terme. Au-delà, des accords passés avec le Hub HealthTech de Bpifrance et la construction d’un réseau international, de Boston au Technion de Tel-Aviv, ouvrent d’autres belles perspectives.

Mai

Moderna Therapeutics boucle une 8e levée de fonds. Trois mois après un tour de table de 500 M$, la biotech dirigée par Stéphane Bancel lève 125 M$, cette fois exclusivement auprès de Merck&Co, partenaire de Moderna depuis 2016.

Le fonds Digital Health 2, piloté par l’équipe Ventures de la société LBO France, vise 150 M€ de souscription avec un premier closing avant la fin de l’année.

32 à 37 M€ : c’est le montant de la levée visé par Voluntis dans le cadre de l’introduction sur Euronext. La société a déjà levé 43,5 M€ depuis sa création et généré près de 20 M€ de revenus.

Basée à Londres et à New York, MeiraGTx est en piste pour une IPO à plus de 86 M$ sur le Nasdaq. Cette biotech cible les maladies rétiniennes héréditaires avec des thérapies géniques.

Acousia Therapeutics (Acousia) clôture une série B de 10 M€ avec LBBW Venture Capital (pilote), rejoint par de nouveaux investisseurs : Creathor Ventures et Bregua Corporation. Les investisseurs existants, Boehringer Ingelheim Venture Fund (BIVF) et Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), ont également participé au tour. Acousia Therapeutics cible les maladies et les pathologies de l’oreille interne.

Calyxt (CLXT) lève 6,9 M$ supplémentaires à travers l’exercice de l’option de surallocation. La filiale de Cellectis aura collecté au total 60,9 M$ dans le cadre de cette première opération financière depuis l’IPO (juillet 2017).

Ipsen (IPN) ouvre 1 % de son capital à ses salariés ayant au moins trois mois d’ancienneté dans 21 pays.

Biocorp (ALCOR) a dévoilé les détails financiers de l’accord passé en février dernier avec l’Américaine Chronicare. Les volumes minimums garantis contractuellement représentent 20 M€ de chiffres d’affaires sur cinq ans pour la medtech clermontoise (dont 5 M€ par an entre 2021 et 2023).

Cellprothera décroche 5 M€ dans le cadre du programme européen Horizon 2020. Cette biotech, qui œuvre dans la régénération des lésions cardiaques post-infarctus, consacrera cette subvention à la préparation d’un essai clinique de phase III qui pourrait démarrer début 2019.

Epics Therapeutics lève 7,2 M€. Les fonds ont été abondés pour l’essentiel par Newton Biocapital pour 3 M€, le Fonds d’investissement wallon (SRIW) pour 1,2 M€ et Sambrinvest pour 1 M€. Epics Therapeutics opère dans le domaine des médicaments épigénétiques à ARN.

La proposition de loi des députés Cyrille Isaac Sibille et Philippe Berta, visant réformer la procédure de choix des Comités de protection des personnes (CPP) en charge de l’évaluation des essais cliniques, a été adoptée.

Augmentation de capital de 8,65 M€ réussie pour Sensorion (ALSEN), qui en profite pour étendre sa visibilité financière jusqu’à la fin du premier semestre 2019. Les investisseurs sont des acteurs institutionnels français et européens. Les fonds levés serviront notamment à la poursuite de la phase II de SENS-111 (névrite vestibulaire), pour laquelle les résultats cliniques sont attendus pour fin 2018.

Philippe Veran, le CEO du groupe Biotech Dental, réalise une levée de fonds de 52 M€ auprès de Sofina Group, assortie de 48 M€ de lignes bancaires. Ce leader sur le marché de l’implantologie dentaire entend accélérer son déploiement international.

Le francophone du mois de mai

Sa nomination est officielle depuis l’assemblée générale, début mai. Mais en réalité, Philippe de Lavenne, le nouveau CEO de ManRos, fait depuis le début de l’année l’aller-retour entre Paris et Roscoff, où s’est installée cette biotech qui développe des inhibiteurs de protéines kinases. Médecin, passé par HEC, Philippe de Lavenne a fait toute sa carrière dans l’industrie, chez Servier jusqu’en 1998, puis Altana, Sanofi et enfin Actelion, où il a piloté, ces dix dernières années, les opérations commerciales mondiales hors US et Japon. À Roscoff, le changement de décor est radical : « Chez Actelion, j’avais 600 personnes dans mes équipes, chez ManRos, nous sommes neuf », s’amuse le neostartuper de 61 ans. Mais le point d’ancrage reste le même : les maladies rares et orphelines. C’est ce qu’il aimait chez Actelion, et ce qui lui a finalement manqué, à son même poste, depuis le rachat de la biotech suisse par le géant américain Janssen (J&J) début 2017. « Le focus sur les maladies rares s’est trouvé quelque peu dilué dans ce grand groupe », regrette-t-il. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de Jean-Paul Clozel, son ancien patron, que Philippe de Lavenne rencontre Laurent Meijer, cofondateur de ManRos en 2007 et aujourd’hui directeur scientifique. Pour cette nouvelle mission, le CEO rassemblera toutes ses compétences, celles en développement clinique, acquises au début de sa carrière et celles déployées en stratégie commerciale ces dernières années.

Juin

Amoeba (AMEBA) restructure son site de production lyonnais via un plan de licenciement économique portant sur 24 postes.

Mithra Pharmaceuticals (MITRA) lance une augmentation de capital d’environ 60 M€ via un placement privé sous forme d’offre accélérée. L’entreprise cible la santé des femmes avec des focus sur la fertilité, la contraception et la ménopause.

Quantum Surgical lève 6 M€ en série A, auxquels s’ajouteront 4 M€ d’ici la fin de l’année, auprès d’Ally Bridge Group.

Voluntis (VTX) entre sur Euronext Paris et lève 30,1 M€ (27,4 M€ net), un montant inférieur à l’objectif fixé lors du lancement de l’opération (32 à 37 M€ bruts).

Chromacure, spin-off de l’Université libre de Bruxelles, décolle avec 17 M€ en poche. Cette biotech va développer des inhibiteurs d’un régulateur clef de l’initiation et de la progression de la tumeur. Les investisseurs sont New Science Ventures, Newton BioCapital (co-lead), S.R.I.W., Theodorus, Sambrinvest, Pierre Drion et Jean-Claude Marian.

Elsalys renonce à son projet d’IPO, en raison de « conditions de marchés qui ne permettent pas de réaliser l’opération ». La biotech espérait lever 15 à 20 M€.

Série B de 40 M€ bouclée par la Lyonnaise Enyo. Le fonds américain Orbimed (lead), et Andera ont rejoint les actionnaires historiques : Sofinnova, Morningside Ventures, Bpifrance et Inserm Transfert Initiative (aujourd’hui Sofimac).

Aux États-Unis, Neon Therapeutics s’est lancée pour une IPO à 115 M$ sur le Nasdaq. Cette entreprise travaille sur des vaccins thérapeutiques contre le cancer, et est détenue pour partie par l’Israélienne Clal Biotechnology Industries.

TRiCares réalise un tour B de 22 M€ pour son traitement mini-invasif de la régurgitation tricuspide. Cette levée a été menée par Wellington Partners (Allemagne), Andera Partners (France) et BioMed Partners (Suisse), nouveaux entrants au capital de la société, aux côtés du syndicat d’investisseurs historiques : CM-CIC Innovation, CapDecisif Management et GO Capital.

Deinove (ALDEI) lève 8,5 M€ pour développer des antibiotiques capables de répondre à l’urgence sanitaire de l’antibiorésistance.

Lysogene (LYS) a intégré trois nouveaux indices de la famille CAC : CAC Small, CAC Mid & Small et CAC All-Tradable, suite à une analyse du titre par Euronext sur la base de la capitalisation boursière flottante.

Pharnext (ALPHA) boucle une levée de fonds de 20,5 M€, via l’émission d’obligations souscrites par IFP Partners, un fonds d’investissement suisse. Elle annonce, dans le même temps, l’obtention auprès des autorités de santé chinoises (CFDA) du statut fast-track pour son candidat-médicament dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth (type 1A).

iTeos vient de boucler une série B de 64 M€, auprès d’investisseurs américains MPM Capital, Curative ventures, suisses, HBM Partners, et chinois, 6-Dimensions Capital. Les historiques belges Fund+, Vives II, SRIW et SFPI ont participé.

Onxeo (ONXEO) met en place une ligne de financement en fonds propres pour un montant maximum de 5,4 M€ avec Nice&Green, un prestataire suisse de services financiers. Cette opération redonne à Onxeo des moyens financiers pour poursuivre le développement d’AsiDNA, son programme phare.

Le francophone du mois de juin

Un homme de l’ombre qui sait murmurer à l’oreille des meilleurs VC avec une efficacité redoutable ! Notre francophone du mois, Alain Lostis, ne prend que deux à trois dossiers par an. Depuis 15 ans, il est à la manœuvre derrière quelques-unes des opérations les plus marquantes. La plus récente, Enyo Pharma et son tour de série B de 40 M€, restera sans doute comme l’un des moments forts de 2018. Réussir à faire venir un VC US de la taille d’OrbiMed en France n’est pas à la portée du premier venu. Créer l’alchimie avec Andera Partners, Bpifrance Large Venture et les investisseurs historiques Sofinnova, Morningside, Innobio et Inserm Transfert Initiative atteste également d’une expertise de haut vol. Dans le paysage français, Alain Lostis est bien seul et donc prisé. D’aucuns aimeraient le voir sur de multiples dossiers, mais – rentabilité oblige – il se concentre sur des opérations qui vont de 10 à 40 M€ en levées de fonds et intervient aussi sur des IPO et fusions-acquisitions. Il se définit comme un artisan, mais pas un « magicien ». Il s’acculture habilement à l’entreprise qu’il accompagne, construit un dossier solide, devient l’alter ego du dirigeant, capable de lui transmettre le détail clef, celui qui va faire basculer très favorablement l’opération. Jacky Vonderscher, le patron d’Enyo, n’a pas hésité une seconde à suivre les conseil de son « coach ». Alain Lostis est déjà concentré sur une autre opération. Une bonne nouvelle à venir au regard des marqueurs de ce banquier d’affaires « pas comme les autres ».

Juillet-Août

Skyhawk Therapeutics entre en collaboration stratégique avec Celgene moyennant un upfront de 60 M$. L’accord porte sur la découverte, le développement et la commercialisation de petites molécules thérapeutiques innovantes, pour les patients souffrant de maladies neurologiques.

Eurobio Scientific, ex-Diaxonhit (ALERS), signe un accord de distribution avec le groupe international Quidel, basé aux États-Unis, pour la commercialisation en France de la gamme de tests TRIAGE MeterPro.

Elsalys Biotech publie deux études validant le potentiel de son programme d’anticorps first-in-class anti-CD160 pour le traitement de maladies néovasculaires de l’œil.

L’Alsacienne Dynacure boucle un tour A de 47 M€. Andera via Biodiscovery V est lead-investisseur, suivi par l’Israélien Pontifax, par Bpifrance, via ses fonds « Accélération biotechnologies santé » et « Biothérapies innovantes et maladies rares » et, bien-sûr, Kurma Partners.

OSE Immunotherapeutics obtient un financement de 435 k€ de Bpifrance dans le cadre de l’appel à projets européen Eurostars. L’objectif est de valider cliniquement une plateforme d’analyse des données de séquençage du répertoire immunitaire (TCR, récepteur T), issues de patients traités avec l’immunothérapie Tedopi, combinaison innovante de néoépitopes.

Poxel (POXEL) a finalisé le recrutement des patients de l’étude de phase III TIMES 1 de l’Imeglimine, pour le traitement du diabète de type 2 au Japon. TIMES 1 comprend trois études pivotales portant sur environ 1100 patients.

La start-up nîmoise Divincell se voit accorder le feu vert de la FDA pour sa technologie basée sur le transport, via nanoparticule, des ciseaux ADN qui ne sont intéressés que par la cellule malade. Elle compte par ailleurs lever 5 à 10 M€ pour déployer un produit en propre.

Abingworth lance ABV VII, doté de 315 M$. Ce véhicule devrait lui permettre d’investir dans 15 à 20 dossiers, avec la même philosophie d’investissement que pour ABV VI.

200 M€ ! Boehringer Ingelheim et sa division santé animale mettent le paquet pour construire leur nouveau site de production biotechnologique de vaccins contre la fièvre aphteuse et catarrhale à Lyon. Le processus de formulation et de conditionnement sera effectué sur le site voisin de Saint-Priest, qui vient de bénéficier de 135 M€ d’investissement.

ASIT biotech (ASIT) a réussi son placement privé à 12 M€. Les fonds serviront pour la deuxième étude de phase III de gp-ASIT+, dans l’allergie aux pollens de graminées.

Spineway (ALSPW) signe un financement de 14,5 M€ avec Alpha Blue Ocean par émissions d’Oceane assorties de BSA. L’entreprise va recentrer ses activités sur les territoires les plus porteurs et réorganiser sa filiale US.

Loïc Maurel rejoint le conseil d’administration de Gour Medical, une biotech vétérinaire ciblant les animaux de compagnie senior.

Adocia (ADOC) obtient 11,6 M$ de réparations dans le litige qui l’oppose à son ancien partenaire Eli Lilly. La biotech lyonnaise remporte là une première manche, mais la principale bataille reste à venir.

Le francophone du mois de juillet-août

Pour l’accompagner dans son nouveau fonds Crossover, Sofinnova Partners vient de recruter Cédric Moreau, qui devient partner. La carrière de ce diplômé en finance débute en 2000, alors que la biotech émerge tout juste en France et suit, depuis 18 ans, toutes les évolutions du secteur. Analyste chez Fortis début 2000, on le retrouve au tournant de la décennie, chez Bryan Garnier, où il sonne le réveil du secteur avec l’IPO de Bioalliance (2005). Chez Natixis (2006-2010), il est l’un des premiers à faire venir dans l’Hexagone des investisseurs américains pour leur présenter les pépites françaises. Revenu chez Bryan Garnier en 2010 et devenu banquier d’affaires, il accompagnera des sociétés dans le secteur medtech d’abord, le premier à redécoller après la crise. Puis une vague de biotechs déferle, que Cédric Moreau attendait : « Le JOBS Act, aux États-Unis, en 2013, a allégé les contraintes imposées aux PME pour une cotation en bourse ; les IPO se sont multipliées et la France a suivi, avec un petit effet retard ». Dans la foulée, c’est lui qui pilote les premières doubles cotations Nasdaq-Euronext : DBV, Galapagos, Celyad. Chez Oddo-BHF, rejoint en 2016 en tant que managing directeur, il poursuit cette mission de rapprochement transatlantique. Il fait entrer des fonds américains dans plusieurs augmentations de capital de sociétés, en aidant les dirigeants à convaincre ces investisseurs sophistiqués. Cédric Moreau, qui apportera à Sofinnova son expérience des marchés financiers, ne ratera pas la prochaine révolution en cours dans l’écosystème biotech, celle du crossover.

Septembre

Harbour BioMed lève 85 M$ en tour B auprès de GIC Private Limited, China Life Private Equity Investment Company et Vertex Ventures, AdvanTech et Legend Capital. Cette société développe différents programmes autour d’anticorps anti-FcR bi-spécifiques à base de CD3 et anti-PD-L1. Basée à Cambridge, elle  a levé 50 M$ en tour A.

À San José, Californie, Outset Medical a levé 132 M$ en série D dans un tour piloté par Mubadala Investment Company, suivi de Baxter Ventures, Fidelity Management and Research, Partner Fund Management LP, Perceptive Advisors et Warburg Pincus. La société utilisera ces fonds pour son système d’hémodialyse Tablo.

Par 85 voix contre 7, le Sénat américain a voté une augmentation de 2 Md$ du budget des National institutes of health (NIH).

Kigabeq, première formulation pédiatrique de vigabatrine, devrait obtenir la délivrance finale de l’autorisation de mise sur le marché par la Commission européenne en octobre prochain. Un très beau succès pour Orphelia Pharma, dirigée par Hugues Bienaymé et dont le président n’est autre que Gilles Alberici.

1,8 Md$ : c’est le montant des indemnisations que réclame désormais la biotech lyonnaise Adocia dans le cadre de l’affaire qui l’oppose à Eli Lilly.

Poxel acquiert le DRX-065, produit par DeuteRx pour le traitement de la NASH. La transaction repose sur un paiement initial composé de 6,8 M€ (8 M$) et de 1,29 million d’actions ordinaires nouvelles de Poxel, représentant 4,99 % de son capital.

Sectoral Asset Management devrait annoncer d’ici fin septembre un premier closing, à 50 ou 60 M€, pour son fonds NEMO IV et espère lever, au total, 150 à 200 M€ dans les douze mois à suivre, pour réaliser 12 à 15 prises de participations des deux côtés de l’Atlantique.

genOway (ALGEN) rachète Axenis, issue de l’Institut Pasteur et fondée en 2010. Cette société conçoit et commercialise des modèles murins pour les études précliniques.

70 M€ : c’est le montant du second closing de GO Capital Amorçage II, qui vient d’être finalisé par Bpifrance/FNA, trois Régions du Grand Ouest (Pays de la Loire, Bretagne, et Normandie), Nantes et Rennes métropoles, Arkea et une dizaine de nouveaux entrepreneurs.

Azelead, à Montpellier, a mis au point avec Zeiss le premier système d’imagerie capable d’imager des échantillons biologiques allant du très grand à l’échelle subcellulaire.

CitoxLab entre pour 49 % (montant non divulgué) au capital de l’Allemande Experimental Pharmacology and Oncology Berlin-Buch (EPO), qui réalise des tests in vitro et in vivo de candidats-médicaments ayant une activité antitumorale et/ou immunostimulante.

I-Ceram, cotée à Paris, boucle un placement privé de 3,5 M€. C’est un peu moins qu’espéré – l’objectif était de 4 M€.

Adaptimmune lève 100 M$ auprès de plusieurs investisseurs dont New Enterprises Associates, Matrix Capital et Syncona. Cotée sur le Nasdaq, Adaptimmune travaille dans le champ de l’immuno-oncologie et développe des thérapies cellulaires, dites SPEAR-T.

L’Américaine Arvinas envisage de lever prochainement 100 M$ sur le Nasdaq. La société est active dans la recherche contre le cancer avec un processus de dégradation des protéines.

SpineGuard (ALSGD) annonce la sécurisation de financements à hauteur de 9 M€, dont 6 M€ auprès de Norgine Ventures et Harbert European Fund Advisors, et 3 M€ via le renouvellement de la ligne en fonds propres (OCAPI) avec la société Nice & Green.

Medtronic s’offre la medtech israélienne Mazor Robotics pour 1,64 Md$.

Valbiotis (ALVAL) lance sa nouvelle plateforme de discovery et de recherche préclinique à Riom (Puy-de-Dôme).

Horama boucle une levée de fonds de série B de 22,5 M€, soit bien au-dessus des 10 à 12 M€ escomptés. Horama a d’abord empoché 19 M€ en octobre dernier auprès de ses investisseurs historiques, Omnes Capital, GO Capital et Sham Innovation Santé, auxquels se sont joints quatre nouveaux acteurs : Kurma Partners et son binôme, Idinvest, les Israéliens de Pontifax et les Belges de Fund +.

Le francophone du mois de septembre

Christophe Douat, le président du directoire de MedinCell, vient de déposer son document de base auprès de l’AMF. Ingénieur chez Lafarge, gérant d’un lodge « aventure » dans le Grand Nord canadien, consultant au BCG, ce diplômé de l’École des mines, qui a étudié aux États-Unis et au Canada, affiche un parcours éclectique. Christophe Douat fut notamment l’un des premiers investisseurs au capital de Nanobiotix, société dont il est toujours administrateur. C’est à cette époque également qu’il rencontre MedinCell et son fondateur Ahn Nguyen (Invitrogen). Convaincu, il embarque en 2009. Installée à Montpellier, MedinCell développe une technologie de délivrance de médicaments basée sur des complexes de polymères. L’enjeu : améliorer l’adhérence des patients à leurs traitements mais également, dans certains cas, substituer un injectable à une molécule orale systémique et réduire ainsi les effets secondaires. Aventurier, pionnier… pour autant, Christophe Douat ne se lance pas en bourse sans prudence. MedinCell est armée d’une solide trésorerie (8 M€), d’un pipeline consistant (un produit aux portes de la phase III dans la schizophrénie, un autre en phase II dans la douleur), de partenariats industriels (Teva, Corbion) et d’un vaste programme de développement préclinique déployé tous azimuts (contraception, système nerveux central, dépression, transplantation, etc.). Christophe Douat devra aussi convaincre les investisseurs de la pertinence d’un modèle social, en vigueur chez MedinCell et auquel il tient particulièrement : les 110 collaborateurs de la biotech sont actionnaires et détiennent 20 % du capital.

Octobre

Pharnext remporte une première bataille. La biotech a dévoilé des résultats de phase III positifs avec PXT3030, candidat-médicament issu de sa plateforme de pléothérapie dans la maladie Charcot-Marie-Tooth (1A). La biotech parisienne prépare ses demandes de mise sur le marché.

Maïlys Ferrere, directrice Pôle investissement large venture chez Bpifrance, et son équipe ont célébré les cinq ans de Large venture. À ce jour, le fonds de la banque publique d’investissement a misé plus de 600 M€ dans 32 sociétés, dont 11 biotechs et 4 medtechs.

Valneva (VLA) lève 50 M€ dans le cadre d’un placement privé qui devrait lui permettre de faire avancer son portefeuille de vaccins prophylactiques.

Après un premier closing à 13 M€ en avril dernier, la biotech belge A-Mansia, spécialiste du microbiome, complète sa série A avec 5 M€ supplémentaires du fonds néerlandais Innovation Industries. Ce fonds rejoint un syndicat d’investisseurs, piloté par le Français Seventure Partners, suivi par le Fonds Vives II, SRIW Life Sciences, Nivelinvest, Pierre Drion et Olivier Van der Rest.

Minoryx boucle un tour B de 21,3 M€, le plus important enregistré cette année en Espagne. L’investisseur belge Fund+ a entraîné avec lui plusieurs compatriotes publics (SFPI-FPIM, S.R.I.W) et privés (Sambrinvest) – eux-mêmes souscripteurs de Fund+. Les investisseurs historiques, parmi lesquels Ysios, Kurma et Roche Ventures, ont suivi.

Heureux mariage au sein de la pépinière Paris Santé Cochin ! HIFIBio Therapeutics, créée en 2013, reprend 100 % d’H-Immune, fondée en 2016.

La division Santé animale de Boehringer Ingelheim inaugure son nouveau centre international de R&D biologique sur le site de Lyon.

Median Technologies (ALMDT) annonce qu’elle recentre ses activités autour d’iBiopsy, sa plateforme d’imagerie phénomique.

Sitryx Therapeutics lève 30 M$ en tour A. Cette biotech britannique, basée à Cambridge, a bénéficié du soutien de SV Health Investors, Sofinnova Partners et de GSK. Sitryx développe des candidats-médicaments dans les champs de l’immuno-oncologie et de l’inflammation.

Acticor boucle un tour B de 15 M€ avec Newton Biocapital (lead), suivi par trois investisseurs asiatiques : le Coréen Mirae Capital, le Hongkongais A&B et CMS Medical Venture, le bras « VC-corporate » du groupe chinois CMSt. Cap Décisif a également participé. Une extension de 5 M€ pourrait suivre.

Nanobiotix (NANO) a reçu 16 M€ de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cet apport fait partie d’un versement initial d’un partenariat financier, qui atteindra in fine 40 M€ sur cinq ans.

Hemarina remporte le prix National start-up de la 26e édition du Prix de l’entrepreneur, créé par EY.

France Biotech s’installe à l’Institut Imagine sur le campus hospitalo-universitaire Necker-Enfants malades.

Enterome signe avec Takeda un nouvel accord de licence de 50 M$ de paiement immédiat et 640 M$ de milestones. Le géant japonais s’engage également à financer, à hauteur de 75 %, le développement du candidat-médicament, qui cible la maladie de Crohn, et à investir au capital de la biotech.

Galapagos (GLPG) cède à Abbvie l’ensemble des droits de son portefeuille en développement dans la mucoviscidose, pour un paiement immédiat de 45 M$ auxquels s’ajoutent 200 M$ de milestones potentiels.

Après un premier « round » à 4,3 M€, en juillet, Invectys complète son augmentation de capital avec 15 M€ levés auprès de deux family offices américains et de plusieurs autres investisseurs privés.

Le francophone du mois d’octobre

Le MedStartUp est un rendez-vous qu’il ne voulait pas manquer. Pact&Partners, dont Olivier Safir est senior partner, compte parmi les sponsors de l’événement, co-organisé par Business France et la Galien Foundation et mitoyen de la remise des prix éponymes. « Beaucoup de dirigeants français qui se posent la question d’une implantation outre-Atlantique commencent par venir ici. » Cela tombe bien, car la spécialité d’Oliver Safir, c’est le « transatlantique », au bureau comme à la ville, puisqu’il est né d’un couple franco-américain, a grandi à New York et fait ses études à Paris, et qu’il vit toujours à cheval entre les deux pays. Rien en revanche ne prédestinait ce juriste à la biotech. Il n’a pas 30 ans quand il crée, au début des années 2000, une start-up pionnière dans les signatures électroniques. Il passe ensuite quatre ans à des fonctions de direction juridique chez Canal+, avant de devenir un « serial entrepreneur » éclectique (immobilier, prêt-à-porter, etc.). Le virus de la biotech lui viendra lors d’une formation MBA, suivie en 2007. La même année, à Paris, il rencontre Anne Gautier, fondatrice de Pact&Partners, cabinet de chasseurs de têtes au service de l’industrie pharma. Il la convainc de s’associer à lui pour construire un pôle international et biotech. Pari gagné : Pact&Partners travaille aujourd’hui avec un bon tiers des biotechs françaises cotées, entre autres. Spécialités : le recrutement des dirigeants, mais aussi du mid-management avec une excellente maîtrise du risque humain dans un contexte où les facteurs de risques sont déjà nombreux.

Novembre

Quatre ans après sa création, le fonds d’investissement lyonnais Archimed, dédié au secteur santé, ouvre un nouveau chapitre de son histoire, avec le lancement d’un véhicule grand format, MED Platform I, dont le premier closing vient d’être annoncé. Archimed, qui vise une collecte de 800 M€, a déjà levé les deux tiers de ce montant.

Le GTK831 de Genkyotex (GKTX) a atteint les critères d’évaluation intermédiaires d’efficacité primaire et secondaire, après seulement six semaines de traitement, chez des patients atteints de cholangite biliaire primitive (CBP). L’analyse a été réalisée sur 92 patients. Les résultats finaux de l’étude sont attendus au printemps 2019.

Genopole fête ses 20 ans. Le cluster d’Évry dénombre 87 entreprises et 17 laboratoires, qui emploient directement 1400 personnes et génèrent 214 M€ de chiffre d’affaires.

La biotech bruxelloise Camel-IDS lève 37 M€ auprès des investisseurs belges GIMV et V-BioVentures, du Suédois HealthCap, du Danois Novo Seeds, de l’Israélien Pontifax et du Suisse BioMedPartners. La société est prête à entrer en phase II dans le traitement des métastases cérébrales.

Roivant Sciences lève 200 M$ auprès de NovaQuest Capital Management, Investissements RTW et d’autres grands gestionnaires d’actifs institutionnels. Tous les actionnaires existants ont également participé à cette levée, qui valorise Roivant à environ 7 Md$.

La biotech suisse Amal Therapeutics (AMAL) finalise la deuxième clôture de sa série B à 21,2 M€. Cette tranche s’ajoute aux 8 M€ qui avaient été collectés en septembre 2017 et porte finalement le total du tour B à 29,2 M€. Le syndicat d’investisseurs est constitué de Boehringer Ingelheim Venture Fund (BIVF), BioMedPartners et Helsinn Investment Fund (pilotes du tour) et de VI Partners, High-Tech Gründerfonds et Schroder Adveq. La société utilisera notamment les fonds pour faire évoluer son principal vaccin (ATP128) vers le développement clinique et la preuve du concept du cancer colorectal. L’essai clinique pourrait débuter à l’été 2019.

Affluent Medical et Kreos Capital se sont entendus sur un financement de 12 M€ en trois tranches d’obligations de 4 M€. Cette spécialiste des implants innovants mini-invasifs, conçus en vue de restaurer des fonctions physiologiques essentielles pour le traitement des maladies du cœur, des maladies vasculaires et de l’incontinence urinaire, utilisera les fonds pour franchir plusieurs étapes cliniques (recrutement de patients et premières implantations chez l’homme).

Spin-off de l’École polytechnique, composée d’une équipe de chercheurs pluridisciplinaires (biologistes, physiciens, mathématiciens…), Stilla Technologies vient de boucler un premier tour de table de 16 M€, piloté par Illumina Ventures. Le « corporate VC » du géant américain du séquençage génomique plante un nouveau petit drapeau sur le territoire français des start-up, après DNA Script, et entraîne avec lui plusieurs poids lourds du capital-risque en sciences de la vie : Kurma Partners, Idinvest, LBO France, BNP Paribas Développement et le fonds d’amorçage Paris Saclay Seeds.

Moderna est en piste pour une IPO sur le Nasdaq. L’entreprise bostonienne dirigée par Stéphane Bancel, qui affiche une perte nette de 243 M$ pour un chiffre d’affaires de 100 M$ sur les neuf premiers mois de l’année 2018, aurait en vue une opération pouvant lui apporter quelque 500 M$, ce qui la placerait historiquement au faîte des introductions boursières jamais réalisées par une biotech. Pour mémoire, Moderna avait été valorisée à 7,5 Md$ lors de son dernier tour de financement.

Le francophone du mois de novembre

Le lancement d’un essai clinique de phase II évaluant Tedopi, en combinaison avec le médicament vedette Opdivo, dans le cancer du pancréas, et en collaboration avec le groupe académique du GERCOR, va permettre, sauf incident, à Alexis Peyroles, directeur général d’OSE Immunotherapeutics, de terminer l’année sur une bonne note. Nommé en avril dernier à la tête d’OSE, dans la foulée de l’accord de licence signé avec Boehringer Ingelheim pour OSE 172 (oncologie) et sur lequel il a beaucoup travaillé, Alexis Peyroles apporte, avec ce second accord, une deuxième pierre à sa stratégie. Celle-ci consiste à financer le plus possible via des partenariats, académiques ou industriels, le développement du portefeuille d’actifs de la biotech parisienne. Et de profiter du potentiel de ces produits à se combiner aux checkpoint inhibitors qui règnent sur l’oncologie. « On peut être fier que la société ait ainsi grandi, passant de deux salariés à ses débuts à près de 40 aujourd’hui, en ayant levé seulement 24 M€ depuis sa création en 2012, et sans aucun financement dilutif depuis mars 2015 », rappelle Alexis Peyroles. Un quasi-exploit pour une biotech tricolore. Présent depuis 2014 au poste de COO et aux côtés de Dominique Costantini, fondatrice et Pdg, Alexis Peyroles n’a pas chômé ces quatre dernières années. « Mon évolution correspond à celle d’une société dont la priorité opérationnelle est progressivement passée du développement clinique à la valorisation des actifs, via la signature de partenariats », conclut ce diplômé de l’EDHEC, qui a fait l’essentiel de sa carrière à des postes financiers et de business development dans l’industrie industrie pharmaceutique, chez Sanofi puis Guerbet.

Décembre

Boehringer Ingelheim annonce la création du premier accélérateur de santé digitale de l’agglomération lyonnaise, en collaboration avec 1Kubator. Ce dernier sera installé dans l’immeuble Boreal, dans le Biodistrict Lyon-Gerland.

Sophia Genetics annonce l’implantation d’un nouveau centre R&D à Bordeaux.

Predilife lance son introduction en bourse, sur Euronext, afin de lever 7 M€. Predilife a mis au point une solution logicielle d’évaluation des risques de cancers du sein chez les femmes, Mammorisk.

Anagenesis Biotechnologies cible la dystrophie musculaire de Duchenne et lève 3 M€ en provenance du Boehringer Ingelheim Venture Fund (BIVF) et de l’actionnaire actuel Cap Innov’Est (CIE), un fonds d’amorçage interrégional français. Une autre levée de fonds, d’un minimum de 15 M€ est prévue au cours des 18 prochains mois.

Kurma lance Biofund III, le quatrième véhicule d’investissement de son histoire, et de loin le plus grand qui sera, à terme, doté de 150 M€ d’encours, mais dont la plus grande partie a d’ores et déjà été levée ou sécurisée. Idinvest, Servier, Bpifrance, plusieurs institutionnels, assureurs, mutualistes et family offices sont dans la boucle.

En Belgique, à Liège, Aquila Pharma collecte 6,6 M€. L’entreprise développe des value added medicines en reformulant des molécules déjà commercialisées dans le domaine des maladies pulmonaires. La levée a été, entre autres, suivie par des investisseurs individuels (1,2 M€, le fonds Scale1 de BeAngels et des fonds publics tels que WBC (Wallonie biotech coaching) Sambrivest et Spinventure.

Seventure annonce quatre nouveaux investissements, via son véhicule Health for Life Capital dédié au microbiome. Parmi les élues, la Britannique Microbiotica, la Danoise Galecto, l’Américaine Siolta… et une jeune start-up française baptisée NeurIMM.

Domain Therapeutics signe un accord de collaboration de recherche et de licence avec Boehringer Ingelheim sur des récepteurs couplés aux protéines G (RCPGs) orphelins dans le domaine du système nerveux central (SNC). L’entreprise recevra un versement à la signature, puis sera éligible à des paiements d’étape de recherche. Les termes financiers restent confidentiels.

iDD biotech reçoit un second paiement d’étape (1 M€), à la suite du lancement par son partenaire Genmab d’un essai de phase I/IIa de GEN1029 (HexaBody-DR5/DR5). Selon les termes de l’accord, iDD biotech pourrait recevoir jusqu’à 98 M€ ainsi que des redevances potentielles sur les ventes futures au niveau mondial.

AC Immune (Nasdaq : ACIU) et Eli Lilly s’accordent pour explorer de petites molécules destinées au traitement potentiel de la maladie d’Alzheimer. AC Immune recevra un paiement initial de 80 MCHF, ainsi que 50 M$ en échange d’une obligation convertible. Elle pourrait aussi recevoir des paiements d’étape pouvant aller jusqu’à 1,7 MdCHF.

EOS Imaging (EOSI) a finalisé l’augmentation de capital de 15 M€ réservée à Fosun Pharmaceutical. Fosun détient désormais 13,2 % du capital d’EOS.

Genfit (GNFT) obtient des résultats positifs en phase II avec Elfibranor, son produit phare, dans la cholangite biliaire primitive (PBC). De quoi muscler ses arguments, dans l’optique de son projet d’introduction sur le Nasdaq, annoncé en novembre.

CarThera boucle une série B de 9 M€, et ouvre les portes à trois nouveaux investisseurs : Panakès, Sham Innovation Santé et Supernova Invest via Supernova 2. En huit ans, CarThera a déjà levé 8 M€, dont 4 M€ en fonds non dilutifs, ce qui lui a permis de réaliser une étude pilote sur trois ans avec son dispositif médical sous-cutané qui permet aux produits de la chimiothérapie de franchir la barrière hémato-encéphalique, grâce à l’utilisation d’ondes ultrasonores.

Le francophone du mois de décembre

Toujours en quête de nouveaux challenges, Georges Rawadi, le Pdg de LNC Therapeutics, entreprend une nouvelle levée de fonds. À l’origine centrée sur le développement de solutions nutritionnelles, cette société bordelaise a réorienté ses recherches vers les biotechnologies depuis la découverte de l’influence de son produit phare, le Stablor, sur le microbiome. Et fait appel dans la foulée, début 2018, à Georges Rawadi pour soutenir ses ambitions. Cet ancien chercheur de l’Institut Pasteur est depuis longtemps au service des biotechs. Dès 2005, à la recherche de nouvelles sources de motivation, il quitte les laboratoires. « Je voulais vivre une nouvelle aventure humaine, sortir de ma zone de confort », nous confie-t-il. Son envie de basculer vers un poste managérial l’amène sur les bancs de l’ESSEC. Il intègre ensuite Galapagos (2006-2011), avant de rejoindre Cellectis (2012-2014), puis Celyad (2014-2018), deux biotechs spécialisées dans les CAR-T où il exerce en tant que vice-président business development. « Les recherches sur le microbiome constitueront la prochaine grande innovation de la décennie à venir. » Christensenella est une bactérie intestinale décrite pour la première fois en 2012. Depuis, l’entreprise a acquis les droits d’exploitation sur des brevets Christensenella auprès de l’université de Cornell (EU). La prochaine levée de fonds va permettre de poursuivre l’acquisition de nouvelles propriétés intellectuelles, tout en développant la recherche en interne.


Les 25 premières opérations menées par des acquéreurs français en 2018. (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Les 30 premières opérations ciblant des acteurs français en 2018 (cliquez sur l’image pour l’agandir).

Voir aussi

AU SOMMAIRE DE BIOTECHFINANCES n° 840 – 21/01/2019

LA UNE DBV : Casse action ESSENTIEL : monde, coté, non coté Entreprises et organisations …