jeudi 29 octobre 2020


Stijn Van Rompay, Pdg de Hyloris

BiotechFinances n° 916 12-10-2020 / Septembre dernier Nyxoah (BE0974358906), medtech wallonne qui a développé un implant connecté contre l’apnée obstructive du sommeil, lève 85 M€ lors de son entrée sur Euronext Bruxelles « Nous visionsinitialement 60 M€ L’IPO (Initial Public Offering) a été sursouscrite cinq fois dans le haut de la fourchette », se félicite son dirigeant Olivier Taelman Trois mois plus tôt, en juin 2020, c’est la biotech liégeoise Hyloris Pharmaceuticals (BE0974363955), développeuse de médicaments reformulés, qui rejoint la place bruxelloise et lève 62 M€ Selon Benoît van den Hove, directeur du listing chez Euronext Bruxelles, environ une à trois sociétés en sciences de la vie y font leur entrée chaque année Or, en France, 2019 et 2020 n’ont pas vu une seule IPO dans le secteur Une simple question de timing ? Certains acteurs français déploreraient le manque de dynamisme de la place parisienne À Bruxelles en tout cas, les échos sont bons : « Euronext Bruxelles nous a bien soutenus dans notre prise de décision, nous étions très satisfaits de notre collaboration », témoigne Olivier Taelman « Dans l’ensemble, Euronext Bruxelles a bien fait son job, c’est une excellente plateforme, elle a été très accueillante Les régulateurs et les banques aussi ont bien travaillé Les possibilités sont larges en Belgique en ce moment et le marché est ouvert aux IPO », estime Stijn Van Rompay, Pdg de Hyloris

Pour Olivier Taelman, la cause du coup de mou français se situe ailleurs : « Je pense que certaines des healthtechs françaises qui sont entrées sur Euronext Paris au début n’étaient peut-être pas suffisamment matures ou que le moment n’était simplement pas le bon Certaines d’entre elles ont fait de piètres performances et ont coupé l’appétit des investisseurs pour de nouvelles offres Depuis lors, il y a davantage de contrôle sur le calibre des entreprises éligibles à une introduction en bourse » Une opinion que partage Ian Crosbie, Pdg de Sequana Medical (BE0974340722) « Beaucoup de sociétés françaises en sciences de la vie sont devenues publiques à l’époque Je ne pense pas que toutes ces IPO étaient fondées Cela a créé un effet ‘gueule de bois’ » « Il vaut mieux qu’un dossier arrive un peu plus tard que trop tôt, car alors on force la main aux investisseurs et, si la société n’atteint pas les objectifs attendus, cela peut s’avérer contre-productif », confirme Benoît van den Hove

Benoît van den Hove, directeur du listing