samedi 21 mai 2022


(BIOTECHFINANCES N°969 Lundi 20 décembre 2021) Le géant américain investit massivement dans l’innovation grâce à une puissante R&D interne et une stratégie partenariale utilisant tous les outils existants : incubateurs de start-up, appels à projets, fonds de capital-risque…

« Pour répondre à des défis d’envergure en santé publique, il est important de mutualiser les efforts, d’avoir des expertises complémentaires », fait valoir Virginie Lasserre, directrice des affaires externes de Janssen France, la branche pharmaceutique de Johnson & Johnson, également présent dans les dispositifs médicaux et dans la santé grand public (médicaments sans ordonnance, produits d’hygiène, cosmétiques…), cette troisième branche étant en cours de scission Afin de développer de nouvelles solutions thérapeutiques, le groupe s’appuie autant sur ses ressources internes – 14 centres de R&D dans le monde – que sur l’open innovation Dans le domaine, les investissements s’élèvent à 12 Mds$ par an depuis 2017 Johnson & Johnson s’est doté d’une branche de capital-risque, JJDC, qui a investi 500 M$ l’an dernier Surtout, il a déployé un réseau international de treize incubateurs, les « JLabs », et de quatre centres d’innovation L’Europe compte un « JLab » à Beerse (Belgique) et un centre d’innovation à Londres qui, depuis sa création en 2013, a signé 155 collaborations Malgré l’absence de telles structures en France, les filiales hexagonales sont actives dans la mise en place de partenariats avec les acteurs publics ou privés et les start-up

Des expertises complémentaires

« Nous cherchons des sociétés qui nous permettent de progresser plus rapidement que si nous étions focalisés seulement sur notre propre R&D », résume Christophe Duhayer, président de J&J Medical Devices France « Les start-up ont de l’agilité et un savoir-faire technologique Nous leur apportons des ressources et un accompagnement pour qu’elles puissent appréhender les particularités du marché de la