lundi 20 septembre 2021


Avec HoliStick, Truffle Capital a créé en France une start-up 100 % basée sur une propriété intellectuelle américaine Une première pour le capital-risqueur, qui compte pourtant, avec son fonds BioMedtech, en faire sa spécialité Si les belles technologies françaises se sont souvent épanouies outre-Atlantique, l’importation de brevets américains pour créer des start-up dans l’Hexagone n’est pas complètement nouvelle Et la tendance pourrait s’amplifier

Créée en décembre dernier, HoliStick dispose enfin de son cœur de réacteur La jeune start-up a annoncé, ce mois-ci, la signature d’un accord de licence lui conférant les droits mondiaux et exclusifs sur une technologie alliant cathéter et dispositifs souples pour le développement de solutions de réparation de tissus dans des zones difficiles d’accès, et par une approche « mini-invasive » (pas de suture, pas de dispositif rigide) Elle pourrait notamment être utilisée dans la prise en charge du défaut septal (trou dans le « mur » de séparation entre les cavités gauche et droite du cœur)

HoliStick fait partie, avec ArteDrone et Nanosive, de la première fournée de start-up de BioMedtech, le véhicule d’investissement lancé par Truffle Capital en janvier dernier et dédié à la création de sociétés, ex-nihilo, à partir de licences technologiques Et cette toute jeune société française présente une originalité, celle d’être basée sur une propriété intellectuelle à 100 % américaine En effet, l’ensemble de ses brevets a fait l’objet d’un accord de licence avec l’université d’Harvard Le fonds de capital-risque n’en est pas à son coup d’essai Déjà, Abivax avait été fondée début 2014 en réunissant les actifs de trois biotechs, dont Wittycell qui exploitait des brevets du Scripps Institute et de l’Université de Chicago, notamment « Nous allons amplifier le mouvement et créer d’autres biotechs en France, à partir de découvertes issues des universités américaines », promet Philippe Pouletty, directeur général de Truffle Capital et lui-même rédacteur de nombreux brevets au bénéfice de l’Université de Stanford dans les années 90

Beaucoup de biotechs et de medtech tricolores ont signé des accords de licence aux États-Unis pour ajouter à leur édifice des briques technologiques clefs C’est