samedi 29 février 2020


Les start-up de la Healthtech française largement financées devront batailler une fois parvenues à maturité C’est ce que pointe en creux le rapport de France Biotech et EY avec d’un côté des investissements conséquents pour les plus jeunes et de l’autre un tarissement boursier (en Europe) pour les plus développées Derrière des investisseurs largement mobilisés se dessine en trame de « fonds » un duel intéressant à distance entre les marchés US et Chinois Plongée dans un rapport à multiples entrées

Plus de 9 Mds€ ont été levés en 2019 en Europe pour financer la Healthtech C’est 30% de plus que l’an dernier selon une étude réalisée par EY à l’occasion de la publication du panorama annuel de France Biotech La France se positionne au 2e rang, juste derrière le Royaume-Uni, des pays qui draînent le plus de capitaux dans le secteur Résultat : les sociétés françaises ont récolté 1,8 Md€ pour financer leur développement Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, cela couvre largement leurs besoins qui s’élèvent selon EY à 1,5 Md€ Dans l’Hexagone, l’essentiel (60%) des fonds récoltés provient du capital-risque « Un niveau record porté l’an dernier par 4 opérations supérieures à 50 M€ : Doctolib, Alizé Pharma, Hifibio et Bioserenity », observe Cédric Garcia, associé du cabinet EY Au total 117 entreprises ont ainsi été financées en France « avec un ticket moyen qui s’élève à 9 M€ », précise-t-il

2019, année du capital-risque

Hors territoire national l’ensemble de la Healthtech mondiale va se souvenir de 2019 comme d’un millésime historique en matière de capital-risque Au total, 25,5 Mds$ de fonds ont été levés aux États-Unis et en Europe Et « 70% des investissements ont été réalisés sur des séries A et B », indique Cédric Garcia Les sociétés