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Force 29 apporte du souffle à ManRos Therapeutics

Le fonds Force 29 mise 200 K€ sur ManRos

Laurent Meijer, CEO de ManRos Therapeutics, devrait faire de nouvelles annonces très importantes concernant son pipeline dans les semaines à venir. En attendant, il vient de recevoir le soutien de Force 29, le fonds d’investissement de la Caisse régionale du Crédit Agricole du Finistère, qui a souscrit vendredi 11 septembre à une augmentation de capital de 200 k€ qui lui était réservée. ManRos Therapeutics a été fondée en 2007 par Laurent Meijer (directeur de recherche au CNRS) et le Pr. Hervé Galons (professeur de Chimie Organique à l’Université Paris-Descartes).  Cette biotech issue de la Station Biologique de Roscoff vise à amener en phase 2 des inhibiteurs de kinases pour le traitement de pathologies orphelines, telles que la mucoviscidose, la polykystose rénale et la trisomie 21, ainsi que certains aspects de la maladie d’Alzheimer. L’augmentation de capital va lui permettre d’accélérer le démarrage d’un essai clinique de phase 1/2 sur la mucoviscidose, prévu à la fin de l’année.

Laurent Meijer, CEO de Manros Therapeutics.
Laurent Meijer, CEO de ManRos Therapeutics.

« Après plusieurs levées de fonds auprès de business angels, l’entrée de Force 29, un investisseur institutionnel, au capital de ManRos va contribuer à nous faire franchir une nouvelle étape dans notre développement », précise le Dr. Laurent Meijer. Au côté de son nouveau partenaire, le président de Force 29, Benoît Leduc, ne cache pas sa satisfaction de rejoindre ManRos : « Nous sommes ravis de pouvoir accompagner ManRos dans son développement et l’aider à franchir cette étape importante de l’essai clinique sur la mucoviscidose ».

 

EN DIRECT DES ARCHIVES DE BIOTECH FINANCES article publié dans Bf n°644 du 07/07/2014

UN CHANGEMENT DE CAP PERMET A MANROS THERAPEUTICS DE RÉUNIR 3,6 M€

Focalisée sur la polykystose rénale et la trisomie 21/maladie d’Alzheimer depuis sa création en 2007, la biotech ManRos Therapeutics se concentre désormais aussi sur la mucoviscidose, tout en conservant les premiers programmes dans son pipeline. Ce virement de bord opéré tout récemment par l’entreprise bretonne spécialisée dans les inhibiteurs de kinases, lui permet de bénéficier d’un refinancement de 3,6 M€. Cette somme comprend le tour B de 2 M€ qu’elle vient de boucler auprès de ses actionnaires historiques que sont les business angels du Finistère, des Côtes-d’Armor, de Troyes et de Paris, une avance remboursable de 500 k€ versée par une fondation de recherche privée et une subvention de1,1 M€ reçue du Fonds unique inte rministériel dans le cadre du projet collaboratif TRIAD qu’elle porte dans la trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer. « Nos business angels ont beaucoup apprécié le fait que nous gardions les yeux ouverts sur de nouvelles opportunités et que nous soyons capables de déclencher cet aiguillage vers la mucoviscidose, qui n’était pas prévu dans notre business plan, nous a confié Laurent Meijer, ancien chercheur au CNRS et cofondateur avec Hervé Galons de ManRos Therapeutics. Ils ont également tenu compte de nos progrès sur le plan organisationnel avec le recrutement de notre nouveau directeur finance et développement, Maël de Calan. Enfin, la validation par le FUI et les contrats européens et ANSES, les ont convaincus de la justesse de notre angle de recherche sur les inhibiteurs de kinases. »

FREINER LES INFECTIONS

En 2010, voyant son programme dans la polykystose rénale stagner au stade préclinique, la biotech décide d’accélérer l’étude des effets de la roscovitine, un inhibiteur de kinase, sur la mucoviscidose, une voie investiguée par Laurent Meijer au début des années 2000. Lors de travaux menés à l’Université de Chicago, l’un des collaborateurs de ManRos, Deborah Nelson, découvre que la roscovitine rétablirait la capacité bactéricide des macrophages, fonction altérée par la mucoviscidose qui rend le malade vulnérable aux infections répétées. « Un traitement à base de roscovitine permettrait de freiner les infections les plus graves, notamment Pseudomonas aeruginosa, et de ralentir l’apparition de souches résistantes », affirme Laurent Meijer. La bonne nouvelle pour ManRos est que cette molécule a déjà démontré son innocuité lors d’essais précliniques et cliniques conduits dans divers cancers par l’Américain Cyclacel Pharmaceuticals. Cette situation exceptionnelle permet à la société d’envisager une phase I/II dès 2015 chez des patients atteints de mucoviscidose infectés par P. aeruginosa. Pour la suite, toutes les options restent ouvertes. ManRos pourrait poursuivre sur une phase II européenne ou céder les droits à des sociétés comme Vertex qui commercialise un produit contre la mucoviscidose, ou Novartis qui pourrait développer une combinaison roscovitine/antibiotique. Les premières marques d’intérêt de ces industries valident déjà le recentrage de la biotech.

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