dimanche 7 juin 2020


Monde

Janssen a soumis une demande de modification de type II à l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour le DARZALEX (daratumumab) en association avec du bortézomib, du thalidomide et de la dexaméthasone (VTd) pour les patients atteints d’un myélome multiple récemment diagnostiqué et éligibles à une greffe autologue de cellules souches (AGCS). La société a indiqué qu’avec cette soumission réglementaire, elle pourrait contribuer à redéfinir le traitement pour les patients admissibles à une greffe en leur donnant la possibilité d’être traités pour la toute première fois avec un protocole au daratumumab.

Atai Life Sciences lève 38 M€ en tour B auprès de Michael Subversive Capital d’Auerbach à New York, Apeiron Investment Group, Bail Capital et Efrem Kamen, fondateur de Pura Vida Investments. L’entreprise, basée à Berlin, Londres et New York, cible les maladies neurologiques et développe une plateforme de redesigning de composés.

L’Américaine bluebird bio a obtenu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché européen de Zynteglo, une thérapie génique destinée au traitement des adolescents et des adultes atteints de thalassémie transfusion dépendante (TTD) et dépourvus de génotype ß0/ß0. Il s’agit de la première thérapie génique unique destinée à traiter la cause de la ß-thalassémie transfusion dépendante. Un pas majeur salué par l’AVLT (Association vénitienne de lutte contre la thalassémie) et UKTS (Société de thalassémie du Royaume-Uni).

Les deals en thérapie génique se poursuivent. Après le rachat de Spark Therapeutics le mois dernier par Roche, c’est au tour de Thermo Fisher de se lancer avec l’achat de Brammer Bio pour 1,7 Md$. Ce fabricant de vecteurs viraux pour les thérapies cellulaires et géniques espère dégager 250 M$ de chiffres d’affaires cette année. Des centaines de thérapies géniques sont en phase de développement clinique, mais seule une est actuellement approuvée sur le marché, une thérapie génique issue de Spark et visant l’amaurose congénitale de Leber, une maladie génétique grave de la rétine.

La FDA a rejeté la demande d’autorisation du Zynquista (sotagliflozine) développé par Sanofi et Lexicon Pharmaceuticals. L’autorité de santé américaine a publié une CRL concernant la demande d’autorisation de ce nouveau médicament visant à traiter le diabète de type 1 de l’adulte en association avec une insuline. Lexicon, qui dispose de centaines de millions de dollars en milestones pour ces dernières étapes réglementaires et le lancement commercial du produit, chute de 20 % en bourse. « Sanofi et Lexicon vont coopérer étroitement avec la FDA pour définir les prochaines mesures appropriées », a précisé le groupe pharmaceutique français.

Coté

Cerenis (CEREN) entre en négociation exclusive avec H4 Orphan Pharma en vue d’un « rapprochement stratégique ». Basée à Dijon, H4 Orphan Pharma développe un candidat-médicament pour le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique, en phase préclinique. L’opération, qui doit être approuvée par les actionnaires des deux sociétés d’ici le 30 juin, prendrait la forme d’une absorption de H4 Orphan Pharma par Cerenis, dont les actionnaires détiendraient alors 59 % du nouvel ensemble. La capitalisation de Cerenis, sur Euronext Paris, est actuellement de 7 M€.

Theradiag (ALTER) a ramené à 787 k€ sa perte nette en 2018, contre 6 M€ en 2017. La biotech, spécialisée dans le diagnostic in vitro et le théragnostic, dont le chiffre d’affaires (8,9 M€) avait reculé de 2 % en 2018, a mené l’an passé une importante restructuration et mis fin aux activités de sa plateforme de recherche Prestizia, ainsi qu’à ses accords commerciaux avec la société chinoise HOB Biotech. Hors « éléments exceptionnels », la perte nette ressort à 372 k€.

Genomic Vision (GV) annonce la signature du contrat de financement avec Winance, d’un montant total de 5 M€, structuré en quatre tranches, par émission d’actions qui seront assorties de BSA. L’opération, approuvée le 4 mars dernier en AG, financera le besoin en fonds de roulement de la biotech. Celle-ci a recentré sa stratégie autour de trois axes : le déploiement du test de dépistage du cancer du col de l’utérus (HPV), le contrôle qualité des activités de bio-production et la commercialisation des outils de screening des produits en oncologie.

Transgene (TNG) étend sa collaboration avec la biotech suédoise BioInvent, visant à développer des « virus oncolytiques multifonctionnels ». En encodant, dans un virus (conçu par Transgene), des séquences d’anticorps (développées par BioInvent), afin de permettre leur expression directement dans la tumeur, les deux sociétés espèrent mettre au point un virus oncolytique multifonctionnel, à l’efficacité et la tolérance optimisées par rapport à une co-administration anticorps plus virus. La cible de ce programme n’a pas été dévoilée.

Cellnovo (CLNV) annonce mettre fin à toutes ses activités de production et de commercialisation. Plus tôt dans la semaine, la medtech avait ouvert une procédure collective pour sa filiale opérationnelle, Cellnovo Limited, qui a obtenu la désignation judiciaire de deux représentants de RSM Restructuring Advisory LLP. Au terme d’un diagnostic initial, ils ont décidé de mettre en œuvre un plan de restructuration pour se focaliser seulement sur l’identification de partenaires stratégiques et d’investisseurs. L’équipe commerciale continuera de travailler avec certains distributeurs du groupe afin d’assurer une transition pour les patients déjà équipés du système de la société.

Genfit (GNFT) annonce le succès de son introduction en bourse sur le Nasdaq, dans le cadre de l’offre d’American depositary shares et de l’ensemble de sa levée de fonds. La biotech lilloise a émis 6 150 000 actions sous forme d’ADS auxquelles s’ajoutent 500 000 actions émises dans le cadre d’un placement privé hors des États-Unis. Le prix de souscription unitaire a été fixé à 18 € (20,32 $), permettant une levée de fonds d’un montant brut total de 119,7 M€ (135,1 M$). Cette opération va engendrer une dilution d’environ 20 % du capital social de Genfit.

Filippo Petti est nommé CEO de Celyad (CYAD). Nommé CFO en 2018, cet Américain succède à Christian Homsy, qui demeure administrateur et président du comité stratégique. Filippo Petti a commencé sa carrière comme chercheur scientifique chez OSI Pharmaceuticals, avant de devenir analyste financier, plus particulièrement dans le domaine de l’oncologie chez William Blair & Co et chez Wedbush Securities.

Sensorion (ALSEN) publie une trésorerie de 2,7 M€ au 31 décembre 2018. Début mars, la biotech a réalisé une émission obligataire ayant permis d’encaisser 4,7 M€. Ainsi, elle dispose de la trésorerie nécessaire jusqu’au milieu du second semestre 2019, date à laquelle les résultats de phase II sur l’efficacité du SENS-111 sont attendus dans la vestibulopathie unilatérale aiguë. La phase II du SENS-401, dans la perte brusque d’audition (SSNHL), démarre, avec des résultats intermédiaires attendus en toute fin d’année.

OSE Immunotherapeutics (OSE) annonce un nouvel accord de collaboration avec le Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard de Lyon, portant sur des technologies d’intelligence artificielle de bio-analyse. Ce partenariat vise, à partir de biopsies tumorales, à identifier des nouvelles cibles moléculaires associées à la résistance primaire et secondaire, pour développer des produits en lien avec la plateforme de protéines de fusion bispécifiques (BiCKI).

Non coté

À Bâle, Polyneuron Pharmaceuticals, développeur d’une nouvelle classe de glycopolymères biodégradables pour le traitement des maladies auto-immunes, a clôturé une série A de 22,5 MCHF. Sofinnova Partners et New Enterprise Associates (NEA) sont co-lead, les investisseurs existants ont également participé. La levée servira à réaliser un premier essai clinique du PN-1007, un traitement potentiel pour la neuropathie anti-MAG, une maladie rare du système nerveux. Elle permettra aussi d’élargir le portefeuille de produits Antibody-Catch en faisant progresser trois programmes grâce au développement préclinique.

LNC therapeutics obtient son brevet sur les applications thérapeutiques de christensenella, un groupe de bactéries du microbiome humain, par l’Office américain des brevets. LNC développe des produits de nutrition médicale et des candidats-médicaments, dont deux programmes, LNC01 et LNC02, à base de christensenella, actuellement en phase préclinique. La société avait acquis les droits sur les applications de cette famille de bactéries en octobre 2018 auprès de l’université américaine de Cornell.

L’Institut Curie vient de signer un partenariat avec l’Institut Weizmann des sciences (Rehovot, Israël). Ce dernier prévoit la mise en place de programmes de recherche conjoints dans plusieurs disciplines : physique, chimie, biologies cellulaire, génétique et épigénétique, immunologie, imagerie, etc. Chaque programme de recherche sera organisé autour d’un binôme de chercheurs.

En vue

Stéphane Beaudet

est nommé président de Genopole. Maire d'Évry-Courcouronnes, vice-président de la Région Île-de-France et premier vice-président de l'agglomération Grand Paris Sud, il succèdera, le 1er avril prochain, à Marianne Duranton qui devient vice-présidente.


Marie Dagnaud

Venue de chez Mazars et entrée chez Servier il y a trois ans et demi, elle accède au poste de chef de projets finance M&A et partenariats au sein du groupe pharmaceutique.


Philippe Rossinot

Arrivé il y a trois mois chez Bpifrance, il est confirmé au sein de l'équipe Deeptech comme deeptech project manager. Il était antérieurement responsable du service Économie de la connaissance - Direction des investissements à la Caisse des dépôts.


Les chiffres

24,5 M€

de chiffre d'affaires, un résultat net bénéficiaire de 5,5 M€, une trésorerie disponible de 12,4 M€ au 31 décembre 2018 et une visibilité financière jusqu'à fin 2020, ce sont quelques-uns des chiffres publiés cette semaine par OSE Immunotherapeutics.

+10 %

C'est la hausse du chiffre d'affaires de genOway, qui termine son exercice 2018 à 10,8 M€ (contre 9,9 M€ l'an dernier). Cette hausse est liée principalement au développement des ventes de modèles catalogues ainsi qu'à l'intégration du chiffre d'affaires d'Axenis.

14,8 M€

La trésorerie de Quantum Genomic, qui permet de couvrir les études programmées en 2019. Le résultat d'exploitation 2018 s'établit à -13,6 M€ contre -10,3 M€ en 2017, en raison de l'augmentation des dépenses de recherche et développement, qui représentent 75 % du total des charges d'exploitation. Le résultat net est de -12,0 M€, contre -9,4 M€ lors de l'année précédente.

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