dimanche 19 janvier 2020


Monde

Fujifilm Holdings renforce ses positions dans le secteur de la santé et plus particulièrement la médecine régénérative et le drug discovery. Le groupe a annoncé qu’il reprendrait pour environ 800 M€ Irvine Scientific Sales (Californie) et IS Japan (Japon). Détenues toutes deux par JXTG Holdings, ces deux entreprises se déploient dans le domaine de la culture cellulaire, tout comme Cellular Dynamics International qui avait été rachetée par Fujifilm en 2015.

En Pologne Mabion (MAB) vient de lever 51 M$ via un tour de financement privé. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a abondé pour 18 M$ aux côtés du PFR Life Science (membre du Polish development fund) et d’autres investisseurs institutionnels spécialisés. Le produit phare et le plus avancé de Mabion, MabionCD20, cible la sclérose en plaques.

En Israël, Kadimastem (KDST) a reçu l’autorisation du haut comité du ministère de la Santé pour aborder sa phase I/IIa sur des malades de la SLA par thérapie cellulaire. Cet essai sera mené par le département de neurologie du centre médical Hadassah Ein Kerem, un centre de pointe dans le domaine de la SLA, et comprendre 21 malades. Le recrutement des patients est en cours et l’essai sera mené dans le cadre d’un schéma coordonné avec la FDA aux États-Unis.

La géante pharmaceutique japonaise Takeda songe à lancer une offre d’achat sur sa concurrente irlando-britannique Shire, spécialiste des maladies rares. La capitalisation boursière de la seconde, portée par cette annonce, à rejoint celle de son prédateur potentiel. Le groupe nippon, dirigé depuis 2015 par le Français Christophe Weber, cherche à renforcer son portefeuille de produits en développement. Mais tous les analystes ne sont pas convaincus qu’il aura in fine les moyens de s’offrir cette biopharma spécialiste des maladies rares.

Coté

L’HBX 47,939 d’Hybrigenics (ALHYG) est un produit antiviral prometteur à large spectre contre les adénovirus. Il ouvre de nouvelles opportunités pour prévenir les formes sévères d’infections adénovirales et pour améliorer leur traitement. C’est la conclusion émise par les équipes de chercheurs des instituts de virologie de Hambourg et de Hanovre, qui ont testé l’HBX 47,939 sur des cultures de cellules infectées in vitro par neuf souches de laboratoire ou quatre souches isolées chez des malades contaminés. Des résultats très encourageants pour Rémy Delansorme, le directeur général d’Hybrigenics.

Nanobiotix (NANO) prévoit de présenter les résultats de son essai de phase II/III dans les sarcomes des tissus mous, au deuxième trimestre  2018. L’information a été réitérée lors de la présentation des chiffres 2017 de l’entreprise, qui a fait valoir un total des produits de l’activité de cette même année de 3,7 M€ vs 5,4 M€ en 2016, des dépenses opérationnelles à 28,7 M€ en 2017 contre 27,3 M€ en 2016 et une trésorerie de 47,2 M€ au 31 décembre 2017.

Michel Finance, Theradiag.

Theradiag (ALTER) signe un accord de partenariat avec Biogaran (filiale de Servier). La biotech parisienne fournira à cette société, spécialisée dans les médicaments génériques, ses kits Lisa-Trackers destinés au monitoring des biothérapies. Biogaran commercialise depuis 2015 Remsima, un biosimilaire de l’infliximab (polyarthrite rhumatoïde, Crohn, psoriasis, etc.), le premier à avoir été approuvé par l’EMA.

OSE Immunothérapeutics (OSE) a publié ses résultats annuels 2017 et dévoilé une trésorerie nette de 12,5 M€ à fin décembre. La biotech parisienne, spécialisée en immuno-oncologie qui doit percevoir 5,6 M€ de crédit d’impôt recherche ce semestre, a un programme chargé pour 2018. Elle prévoit en effet la reprise imminente de la phase III de Tedopi en Europe et aux États-Unis, le lancement d’essais exploratoires, avec ce même produit, en combinaison avec des check-point inhibiteurs, l’entrée en phase clinique de OSE 172 et OSE 127 et le démarrage de la phase II avec FR 104, produit licencié à Janssen (J&J).

Deinove (ALDEI) a présenté ses comptes 2017. Le résultat net 2017 du Groupe est une perte de 7335 k€. La filialisation à 100 % de Deinobiotics, intervenue en janvier 2017, rend toutefois difficile la comparaison à la perte de 6258 k€ de l’exercice précédent. La position nette de trésorerie s’élève à +4,9 M€ au 31 décembre 2017. Au cours de cet exercice, le groupe a perçu 1,4 M€ au titre du CIR 2016. La société a également levé 2,8 M€ via la ligne de financement en fonds propres mise en œuvre avec Kepler Cheuvreux fin 2014.

Sanofi lancera son offre publique d’achat sur le capital d’Ablynx (ABLX) le 4 avril prochain. Le géant français, qui avait initié cette acquisition d’un montant de 3,9 Md€ en janvier dernier, a obtenu le feu vert des autortiés anti-trusts européennes et américaines. Trois jours avant l’annonce – ironie du sort – la biotech belge a annoncé l’échec d’un essai clinique de phase IIb dans le lupus. Le médicament, qui avait déjà échoué dans la polyarthrite rhumatoïde en 2016, fait toujours l’objet d’un accord de licence avec le groupe Abbvie.

L’agence européenne du médicament (EMA) a accepté la demande d’Ipsen d’extension d’indication du cabometyx chez les patients préalablement traités pour le carcinome hépato-céllulaire (CHC). Cette demande s’appuie sur les résultats de l’étude internationale de phase III CELESTIAL, qui a atteint son critère d’évaluation principale de survie globale (OS), le cabozantinib ayant permis d’obtenir une amélioration statistiquement significative et cliniquement pertinente de la survie globale médiane, en comparaison au placebo, chez des patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé, précédemment traités par sorafénib.

Oncodesign (ALONC) marque des points deans le domaine des services et signe un partenariat de deux ans avec Erytech. La biotech bourguignonne conduira les études précliniques de candidats-médicaments issus de la plateforme ERYCAPS, et en particulier d’eryaspase et d’erymethionase. Les termes financiers de l’accord n’ont pas été divulgués.

Addex Therapeutics (ADXN) réussit son augmentation de capital pour un montant de 40 MCHF. Cette somme servira à faire progresser le portefeuille de candidats-médicaments d’Addex, y compris les études d’enregistrement pour le programme principal, dipraglurant, pour la dyskinésie induite par la lévodopa associée à la maladie de Parkinson (PD-LID).

Né d’une initiative de Genfit (GNFT), the NASH Education Program est lancé, ce lundi 26 mars, aux États-Unis. Le but est d’améliorer la connaissance d’une maladie méconnue, asymptomatique, et qui affecterait, selon les estimations, plus de 25 millions d’américains, et près de 12 % de la population adulte des pays développés. La NASH, ou stéatohépatite non-alcoolique, est une maladie métabolique caractérisée par une accumulation de graisses dans le foie, une inflammation et une dégénérescence des cellules du foie. Grâce à la production et la diffusion de vidéos éducatives, de contenus digitaux et de recherches conduites par le NASH Global Health Observatory, The NASH Education Program vise à construire une coalition non-partisane pour informer et apporter à tous les acteurs de la santé des solutions pour résoudre de façon proactive cette crise de santé publique.

Non coté

Accinov épisode III ! Visiblement les pistes de sortie de crise ne manquent pas pour la plateforme mutualisée de bioproduction lyonnaise. Trois repreneurs potentiels auraient en effet déposé leur offre en bonne et due forme. Pour mémoire, Accinov a été placée sous procédure de sauvegarde judiciaire début mars (lire Biotech Finances no 799, 800 et 801).

En vue

Noëlle Callizot

prend en main la direction du développement pharmaceutique d’Alzprotect. En tant que directrice de la neuropharmacologie au Royaume-Uni pendant six ans, Noëlle Callizot a conduit différents programmes dans les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.) jusqu’en phase III.


Thierry Darnis

À 54 ans, il accède au poste de global vice-président, en charge du manufacturing et de l’engineering chez Biom’Up (BUP). Avant de rejoindre Biom’Up, Thierry Darnis était directeur général délégué chez Sofradim Production, filiale de Medtronic PLC (USA), en charge de l’usine de Trévoux (340 personnes) qu’il a dirigée pendant plus de 12 ans. Il est titulaire d’un doctorat en biologie et santé, spécialisé en biomatériaux de l’Université de Bordeaux II.


Enrico Bastianelli

Discret depuis son départ de Bone Therapeutics, Enrico Bastianelli a pris ses quartiers comme président du conseil d’administration chez Graftys, une medtech basée en PACA, à Aix-en-Provence. Graftys est axée sur l’innovation et engagée dans le développement et la fabrication de biomatériaux osseux synthétiques. Elle a été initialement soutenue par initiative Octalfa, la structure d’accompagnement de sociétés innovantes créée par Gilles Alberici.


Les chiffres

1,5 Md€

Le montant des crédits publics alloués pour l’ensemble du Plan intelligence artificielle (IA) sur le quinquennat.

400 M€

L’enveloppe dévolue à des « appels à projets et défis d’innovation de rupture » dans le domaine de l’IA.

4 à 5

Le nombre d’instituts dédiés en France qui devront émerger dans le cadre du Plan intelligence artificielle.