lundi 26 octobre 2020


Monde

Norman Sharpless succèdera à Scott Gottlieb à la tête de la FDA, fin mars. « Ned » Sharpless avait été nommé à la tête du National Cancer Institute en juin 2017 (lire le Billet Bio en page 8).

SNIPR Biome lève 43 M€ en série A auprès de Lundbeckfonden, LSP et Wellington Parnters. Cette biotech danoise s’appuie sur la technologie CRISPR-CAS pour développer des molécules orales capables de détruire de manière sélective certaines bactéries. Ses deux programmes les plus avancés, aujourd’hui en préclinique, ciblent les infections résistantes aux antibiotiques et la prévention des maladies auto-immunes par la modulation de la composition du microbiome.

Argenx (ARGX) a reçu son premier paiement d’étapes de 30 M$ de la part d’AbbVie suite à un accord de licence, datant d’avril 2016, sur le candidat-médicament ABBV-151 (auparavant ARGX-115). Cet anticorps va débuter un premier essai clinique chez l’homme. Argenx a d’ores et déjà reçu 90 M$ suite à cette collaboration avec AbbVie.

BioNtech envisage de s’introduire sur le Nasdaq entre le quatrième trimestre et début 2020 selon une dépêche de l’agence Reuters, qui évoque une levée de fonds de 800 M$ sur la base d’une valorisation de 4 Md€. La biotech allemande, qui développe des thérapies à base d’ARN messagers et compte près de 1000 salariés, est l’une des plus importantes biotechs européennes. En janvier 2018, elle avait levé 270 M€ en série A, puis 80 M€ en janvier 2019 auprès de son partenaire Sanofi (lire notre dossier spécial ARN messager, pages 6 et 7).

En Suisse, le cluster Biopôle a inauguré le Digital Health Hub sur 900 m² à Epalinges près de Lausanne. Cette structure accueille déjà 15 start-up du secteur de la santé digitale et bénéficie du soutien d’un groupe d’experts, issus de l’industrie, baptisé Digital Pulse.

Coté

Genfit (GNFT) lance son introduction en bourse sur le Nasdaq. La biotech lilloise, spécialisée dans la NASH, va émettre cinq millions d’actions nouvelles – soit une levée de fonds de près de 115 M€ au cours actuel – via une offre d’american depositary shares (ADSs) aux États-Unis et un placement privé en Europe.  Par ailleurs l’entreprise annonce l’approbation par la FDA de son protocole d’essai clinique de phase II pour elafibranor dans la NASH pédiatrique. La biotech lilloise avait obtenu l’accord de l’EMA et de la FDA pour lancer son programme dans la NASH pédiatrique en janvier 2018. L’étude épidémiologique NHANES, portant sur plus de 8000 enfants, fait état d’une prévalence de la NASH multipliée par presque cinq entre 1988 et 2010, passant de 0,7 % à 3,4 %.

Sensorion (SENS) annonce l’émission d’un emprunt obligataire de 4,7 M€, composé de deux tranches, l’une de 3,4  M€ d’obligations convertibles (OC), l’autre de 1,3 M€, souscrites par des investisseurs européens et par le management. Ces obligations ont été acquises à 93 % de leur valeur. Ces obligations ont été souscrites à 93 % de leur valeur, elles ne portent pas intérêt et arrivent à échéance dans deux ans. Les OC seront convertibles avec une décote de 10 % sur le cours de bourse avec un prix plafond de 1,3 €. La biotech parisienne attend les résultats de deux essais de phase II, avec Sens-111 dans la vestibulopathie unilatérale aiguë et avec Sens-401 dans la perte brusque d’audition, au second semestre.

L’entreprise a aussi été sélectionnée par Bpifrance pour intégrer le programme Hub Health Tech. Elle rejoint dans le « hub » Enyo Pharma, Invivox, Uromems et Gleamer.

Erytech Pharma (ERYP) a dévoilé une trésorerie nette de 134,4 M€ à fin décembre. La biotech lyonnaise cotée sur le Nasdaq a consacré 33,4 M€ à sa R&D en 2018 et enregistré une perte nette de 38,2 M€. Elle dispose d’une autonomie financière jusque fin 2020 environ, tandis que les premiers résultats de l’essai clinique de phase III, qui vient d’être lancé avec Eryaspase, son produit phare, dans le cancer du pancréas (deuxième ligne), ainsi que ceux de la phase II en cours dans le cancer du sein triple négatif, sont attendus en 2020.

Oncodesign (ALONC) annonce un partenariat de R&D avec Servier dans la maladie de Parkinson. La biotech va recevoir un paiement initial de 3 M€ à la signature, et pourrait obtenir jusqu’à 320 M€ de milestones, hors redevances sur les ventes. Elle sera en charge des activités de recherche jusqu’à la sélection de candidats précliniques. Le financement du programme sera intégralement assuré par Servier, qui disposera d’une option exclusive de licence mondiale sur les produits issus de la plateforme.

Advicenne (ADVIC) dépose une demande d’autorisation de mise sur le marché en Europe pour son produit phare ADV7103 dans l’acidose tubulaire rénale distale (ATRd). Cette demande s’appuie sur les résultats positifs de l’étude clinique pivot de phase III et de l’étude d’extension de 24 mois, dont les résultats avaient été publiés en juillet dernier.

Transgene (TNG) reçoit un financement de 2,6 M€ du Programme d’investissements d’avenir (PIA, opéré par Bpifrance), échelonné sur cinq ans dans le cadre du projet NEOVIA. Cette enveloppe, de 5,2 M€ au total et que Transgene partage avec les sociétés HalioDx (diagnostic moléculaire) et Traaser (bio-informatique) ainsi qu’avec l’Institut Curie, est destinée à financer le développement d’une filière industrielle autour de la technologie de vaccination thérapeutique anti-cancéreuse individualisée MyVac, développée par Transgene (lire Biotech Finances no 834).

Non coté

Metafora reçoit 1 M€ de Bpifrance dans le cadre du Concours d’innovation. Cette start-up développe une plateforme de diagnostic de précision du cancer à partir d’une technologie basée sur la détection d’anomalies dans les besoins énergétiques des cellules tumorales.

Progelife lève 400 k€ auprès d’investisseurs indépendants, en amont d’une opération de refinancement plus importante, prévue pour fin 2019. Cofondée par les professeurs Nicolas Levy et Pierre Cau, cette biotech marseillaise développe des molécules dans deux indications génétiques rares, la progéria et le xeroderma pigmentosum (maladie des enfants de la lune). Frédéric Bénéton est, depuis le début de l’année, le CEO de cette start-up.

Diabeloop présentera, lors du Congrès de la SFD à Marseille, les résultats finaux de l’étude menée avec son système de boucle fermée dédié à la gestion automatisée du diabète de type 1. Cet essai randomisé a permis d’évaluer, chez 63 patients diabétiques, la sécurité et l’efficacité du système de la société grenobloise, comparativement au traitement conventionnel par pompe à insuline externe. Diabeloop prévoit également un essai clinique pédiatrique, qui devrait débuter courant 2019. La société a obtenu en novembre dernier le marquage CE chez l’adulte. Son pancréas artificiel devrait donc être le premier à être commercialisé en France.

CMI’nov lève 1,2 M€ auprès du fonds d’amorçage Jeremie Innovation 2 (conseillé par Sofimac Région et d’autres investisseurs) pour financer la phase de pré-industrialisation de MIT’rep, un dispositif de réparation de la valve mitrale par annuloplastie par voie transcathéter transapicale. Créée en 2015, cette start-up auvergnate espère entrer en préclinique réglementaire début 2020 et lever à nouveau des fonds à cet horizon.

Luxia Scientific forme un partenariat avec Life Genomics pour commercialiser son test sur le microbiote intestinal, 1test1, dans les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Finlande, Islande). Ce test de diagnostic in vitro, marqué CE, a été lancé en France en octobre 2018. Il permet de découvrir la diversité de son microbiote ainsi que l’abondance relative de « bactéries sélectionnées pour leur rôle bénéfique dans la santé ».

En vue

Didier le Normand

est nommé directeur financier et directeur général Belgique de Minoryx. La biotech hispano-belge, spécialisée en neurologie, avait levé 21 M€ en septembre dernier.


Olivier Godeaux

est nommé chief medical officer de Bone Therapeutics. La biotech belge nomme également Benoit Moreaux au poste de chief scientific and technology officer.


Zarifah Reed

est nommée directrice des affaires médicales de Chronolife. Elle sera en charge du développement clinique de la solution prédictive de détection et prévention des décompensations en insuffisance cardiaque, développée par cette start-up du réseau iBionext.


Les chiffres

232

C'est le nombre de postes que Sanofi va supprimer en France dans ses activités commerciales. Pierre Fabre prévoit, de son côté, 81 suppressions de postes de délégués médicaux dans sa division santé grand public.

40 M€

C'est trésorerie nette dont disposait Adocia à fin 2018. La biotech lyonnaise compte lancer cette année en Chine, avec son partenaire Tonghua Dongbao, une étude clinique de phase III avec BioChaperone Lispro et un premier essai avec BioChaperone Combo.

8,6 M€

C'est la trésorerie dont disposait Supersonic Imagine fin décembre. La medtech aixoise, spécialisée en échographie, vise l'atteinte de l'équilibre d'exploitation (EBITDA) pour la fin de l'année.