dimanche 28 février 2021


Monde

Medtronic s’offre la medtech israélienne Mazor Robotics pour 1,64 Md$. Basée à Tel Aviv, Mazor Robotics, créée en 2001, était déjà surveillée par Medtronic qui avait pris une participation de 11 % au capital et obtenu un accord de distribution exclusif de la jeune medtech. Mazor a notamment mis au point une suite logicielle comprenant un traitement d’images et une reconnaissance anatomique informatisée permettant une planification préopératoire, aidant les chirurgiens à mieux gérer les procédures de correction des déformations et de l’alignement rachidien.

À Zurich, Luciole Medical lève 5,3 MCHF dans un round de série A piloté par SVC, suivi de Blue Ocean Ventures, Investiere et B-to-V en tant que co-investisseurs, et aussi soutenu par ZKB, actionnaire existant. La société utilisera les fonds pour initier la commercialisation de sa sonde de surveillance mini-invasive, conçue pour mesurer les niveaux d’oxygène dans le sang, en particulier pour les patients en unités de soins intensifs. En outre, la société appliquera sa plateforme vers le développement de son patch non invasif qui analyse la saturation en oxygène et la circulation sanguine des tissus cérébraux de patients subissant une intervention chirurgicale.

À San Diego, Epic Sciences (Epic) réalise une série E de 52 M$. Le tour a été mené par Blue Ox Healthcare Partners, avec la participation de Deerfield Management et Varian. Les investisseurs historiques, notamment Altos Capital Partners, Genomic Health, Domain Associates, VI Ventures, Alexandria Venture Investments et Sabby Management, ont également participé au financement. Epic développe un portefeuille de tests prédictifs via sa plateforme technologique « No Cell Left Behind », qui utilise la vision par ordinateur et des algorithmes d’apprentissage automatique, pour identifier les cellules cancéreuses rares dans le sang et caractériser simultanément la réponse immunitaire.

Coté

Addex Therapeutics (ADXN) rejoint l’initiative de recherche sur les médicaments et le cerveau chez l’homme (THuNDR2) et reçoit un financement de 1,2 M£ du Wellcome Trust. THuNDR2 fait intervenir les principaux neuroscientifiques britanniques, experts en développement de médicaments et Addex, qui a été créée pour étudier le rôle du récepteur D1, principal récepteur de la dopamine, dans le fonctionnement du cerveau humain. L’initiative est dirigée par David Nutt de l’Imperial College London et comprend les universités de Cambridge, Bristol, Exeter, Oxford et Kings College London.

4 M€, ce sont les fonds supplémentaires qu’espère lever avant décembre 2019 Asit Biotech (ASIT). Cette levée serait opérée sous forme de droits de souscription (warrants) émis dans le cadre de la levée de fonds réussie de plus de 16 M€, approuvée par les actionnaires réunis en assemblée générale le 7 décembre 2017. Asit compte utiliser les sommes dans le cadre de son plan de développement en immunothérapie allergénique.

IntegraGen (ALINT) annonce un chiffre d’affaires en hausse de 17 % à 3,624 M€ pour le premier semestre 2018, contre 624 k€ pour la même période en 2017. Parallèlement, son résultat opérationnel affiche une perte de 539 k€ au premier semestre 2018, contre une perte de 1,248 M€ au premier semestre 2017, soit une amélioration de 57 %.

La réussite est au rendez-vous pour Global Bioenergies (ALGBE). L’entreprise, qui a lancé un placement privé, a levé environ 6,2 M€ soit 12,4 % du capital post-opération. Elle utilisera les fonds pour compléter le développement du programme Isobutène sur la première génération de substrats et poursuivre les efforts sur les deux autres générations.

Ipsen (IPN) a reçu un avis positif du comité scientifique de l’Agence européenne du médicament pour Cabometyx (cabozantinib) en monothérapie dans le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC) de l’adulte traité antérieurement par sorafénib. Cet avis fait suite à deux précédentes approbations de Cabometyx dans le traitement du carcinome rénal.

Erytech Pharma (ERYP) a recruté ses trois premiers patients pour son étude clinique de phase III, nommée TRYbeCA1, pour évaluer l’efficacité d’eryaspase dans le traitement en seconde ligne du cancer métastatique du pancréas. Environ 500 patients seront recrutés et répartis entre 120 et 130 sites cliniques en Europe et aux États-Unis. Le critère principal de l’étude est la survie globale (OS). Une analyse intermédiaire devrait avoir lieu lorsque les deux tiers environ des patients auront reçu le traitement.

Servier renonce à l’option de licence pour le développement et la commercialisation du GNbAC1 de GeNeuro (GNRO) dans la SEP. L’accord initial prévoyait que GeNeuro serait responsable du développement du GNbAC1 jusqu’à la fin de la phase IIb, après quoi Servier pourrait exercer une option pour prendre le produit en licence pour tous les marchés, à l’exception des États-Unis et du Japon. Les termes financiers comprenaient le versement à GeNeuro de 47,5 M$ pour financer la réalisation de la phase IIb. À l’exercice de l’option, Servier aurait dû couvrir les coûts du programme de développement global de phase III et aurait pu payer à GeNeuro jusqu’à 412 M$ en paiements d’étapes de développement et de commercialisation, auxquels se seraient ajoutées des redevances sur les ventes futures.

Valbiotis (ALVAL) lance sa nouvelle plateforme de discovery et de recherche préclinique à Riom (Puy-de-Dôme), après 10 mois de travaux. Cette plateforme de 870 m², couplée à une zone de bureaux de 300 m², démultiplie les moyens de R&D de l’entreprise. Elle doit lui permettre de mener toutes les études précliniques nécessaires à l’obtention des allégations santé et de générer de nouveaux principes actifs innovants, basés sur le végétal, dans le domaine des maladies métaboliques. Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé.

Non coté

Medicen Paris et Cap Digital se mobilisent pour Hu-PreciMED (Human Precision MEDicine) afin de structurer la filière industrielle de la médecine de précision en France. Initié conjointement par les groupes Oncodesign, Servier et Intersystems, le projet Hu-PreciMED mobilise d’ores et déjà 45 entreprises innovantes du numérique et du médical. L’objet est d’améliorer les thérapies et outils de diagnostic disponibles, d’initier de nouvelles approches de médecine prédictive et préventive.

Pierre Fabre reçoit l’autorisation de commercialiser l’association de BRAFTOVI (encorafenib) et MEKTOVI (binimetinib) dans le traitement des patients adultes atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique porteur d’une mutation BRAF détectée par un test approuvé. La décision émane de la Commission européenne et s’applique aux 28 états membres de l’Union européenne (UE) ainsi qu’à l’Islande, au Liechtenstein et à la Norvège. La décision fait suite à l’avis favorable émis en juillet dernier par le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Elle s’appuie sur les résultats de l’essai de phase III COLUMBUS.

Poietis annonce la conclusion d’un partenariat scientifique avec Servier. La biotech bordelaise, spécialiste des tissus vivants bio-imprimés, et le groupe pharmaceutique français vont développer un nouveau tissu hépatique humain, en vue d’évaluer l’hépato-toxicité de candidats-médicaments en phase préclinique de développement. Les termes financiers de cet accord pluriannuel n’ont pas été dévoilés.

Numab Therapeutics nomme Ignacio Javier Melero Bermejo au poste de conseiller scientifique. Le promu est professeur d’immunologie à l’Academic Hospital of Navarra et au Center for Applied Medical Research (CIMA) de l’Université de Navarre. Il dirige un groupe travaillant sur l’immunothérapie translationnelle pour le traitement des tumeurs, en mettant l’accent sur la thérapie cellulaire, la thérapie génique à base de cytokines et les anticorps monoclonaux stimulant le système immunitaire. De quoi renforcer l’expertise de cette société zurichoise, qui développe des immunothérapies multispécifiques de nouvelle génération basées sur des anticorps, pour traiter le cancer.

Alzprotect scrute les effets potentiels de la prise de nourriture sur les paramètres pharmacocinétiques de l’AZP2006, administré par voie orale à 14 volontaires sains. Les études cliniques de phase I menées précédemment sur 88 sujets avaient démontré qu’après administration orale, l’AZP2006 était bien absorbé par l’intestin et bien toléré par les volontaires sains. La prochaine étude clinique de phase II chez les patients est prévue en 2019.

En vue

James Blome

L'ancien président-directeur général de Bayer CropScience LP (Amérique du Nord) prendra en main de la direction générale de Calyxt à compter du 1er octobre prochain. Jim Blome travaillera notamment au lancement commercial du premier produit de Calyxt, une huile de soja à haute teneur en acide oléique.


David Stout

est coopté comme administrateur indépendant chez Pharnext (ALPHA). Il remplace Philippe Chambon pour la durée du mandat restant à courir, soit jusqu'à la prochaine assemblée générale des actionnaires, appelés à approuver les comptes de l’année 2018. David Stout a été notamment le directeur général des opérations pharmaceutiques du groupe GlaxoSmithKline (GSK) et siège actuellement aux conseils d'administration des sociétés Jabil Inc. et NanoBio Corporation.


STephan Grupp

rejoint le conseil scientifique de Cellectis (ALCLS). Cet oncologue pédiatrique de renommée mondiale et chercheur en cancérologie a initié le premier essai clinique pédiatrique à CHOP en 2012, pour tester des cellules CAR-T chez des patients atteints de leucémie lymphoblastique aiguë.


Les chiffres

3,626 M€

Le chiffre d’affaires de SpineGuard (ALSGS) au 30 juin 2018, en recul de 14 % par rapport aux recettes enregistrées au 30 juin 2017.

120 M€

C’est l’estimation du marché européen du traitement de la compression vertébrale pour 2026. Ce marché est actuellement estimé à 82 M€ et, à l’heure actuelle, Safe Othopaedics (SAFOR) serait la seule société à proposer, avec Sterispine, un traitement complètement disponible de la fracture vertébrale.

25 M€

C’est la prévision de consommation de Transgene (TNG) sur l’année 2018. L’entreprise a annoncé que sa trésorerie et les équivalents de trésorerie, les actifs financiers disponibles à la vente et les autres actifs financiers courants s’élevaient à 33,1 M€ au 30 juin 2018, contre 41,4 M€ au 31 décembre 2017. Au 30 juin 2018, sa consommation de trésorerie était de 8,4 M€.