dimanche 20 septembre 2020


Monde

L’Américaine Adaptive Biotechnologies passe un accord avec Sanofi pour utiliser le test clonoSEQ basé sur le SNG pour évaluer le statut de maladie résiduelle minimale (MRM) en réponse à l’isatuximab. Cet anticorps monoclonal anti-CD38 expérimental est actuellement en cours de développement clinique pour le traitement du myélome multiple (MM) nouvellement diagnostiqué, récidivant et/ou réfractaire. Les termes financiers de l’accord n’ont pas été divulgués.

La Danoise Genmab (DK0010272202) chute de 25 % lundi, à la suite de l’arrêt par Janssen de l’étude Darzalex plus l’atezolizumab, commercialisé par Roche sous le nom de Tecentriq, chez les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules déjà traité. Darzalex, approuvé en novembre 2015, est vendu par Janssen moyennant royalties à Genmab (de 12 à 20 %). La décision de Janssen s’appuie sur le verdict d’un comité de surveillance qui a indiqué qu’aucun avantage n’avait été observé et qui a souligné un risque « d’augmentation numérique des événements liés à la mortalité ».

HitGen, producteur chinois d’ADN de synthèse, lève 33,5 M€ en série B. L’opération été menée par CDH et Leadyond Capital. Les fonds serviront au développement de la plateforme technologique d’HitGen et à la validation de nouveaux programmes thérapeutiques. HitGen déploie plus de 50 partenariats, notamment avec Johnson & Johnson, Pfizer, MSD, Takeda, Boerhinger Ingelheim, ou encore BASF.

Coté

Amoeba (AMEBA) va restructurer son site de production lyonnais via un plan de licenciement économique portant sur 24 postes. Une décision qui fait suite à la non-approbation, fin avril, par le Comité des produits biocides – dépendant de l’Agence européenne des produits chimiques – de la substance Willaertia magna C2c développée par Amoeba. La société, qui a fait appel de cette décision, limite logiquement ses dépenses, alors que sa trésorerie ne dépasse pas 7 M€.

Deinove (ALDEI) va bénéficier du soutien de la Région Occitanie pour le développement d’un nouvel oléoactif cosmétique avec Hallstar-Oléos. Deinove fournit la biomasse bactérienne après optimisation des performances de production, tandis que Hallstar-Oléos assure l’extraction et la valorisation des composés d’intérêt grâce à son procédé exclusif d’oléo-éco-extraction. La Région Occitanie a accordé à Deinove une subvention correspondant à 35 % du budget total de ce nouveau programme d’innovation entièrement développé sur le territoire régional.

Ipsen (IPN) signe un accord mondial de licence et de développement avec le MD Anderson cancer center de l’Université du Texas pour un candidat-médicament en oncologie en phase préclinique, découvert par les chercheurs de l’Institute for applied cancer science (IACS) du MD Anderson. Dans le cadre de cette collaboration, le MD Anderson va faire progresser le candidat-médicament jusqu’en phase clinique, tandis qu’Ipsen sera en charge de poursuivre son développement et de le commercialiser à l’échelle mondiale. Les termes financiers de ce partenariat n’ont pas été divulgués.

Stanislas Veillet, Biophytis.

Biophytis (ALBPS) a annoncé l’inclusion d’un premier patient dans son essai clinique SARA-INT (phase IIb). Les premiers résultats de cette étude, qui évalue l’efficacité de Sarconeos dans le traitement de la sarcopénie auprès de 334 patients, sont attendus à l’été 2019. La biotech parisienne espère aussi lancer deux nouveaux programmes de développement entre la fin de l’année et début 2019 : une phase IIb dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et une phase I/II dans la myopathie de Duchenne.

Mithra Pharmaceuticals (MITRA) annonce le lancement d’une augmentation de capital d’environ 60 M€ via un placement privé sous forme d’offre accélérée. La trésorerie et les équivalents de trésorerie de la société étaient de 36,2 M€ au mois de décembre 2017. Mithra, qui cible la santé des femmes avec des focus sur la fertilité, la contraception et la ménopause, entend renforcer son déploiement international. La société est actuellement en train d’identifier des partenaires potentiels.

Novacyt (ALNOV) obtient nouvelle facilité d’emprunt non garantie de 4 M€ auprès d’un investisseur institutionnel français, avec un intérêt payable mensuellement au taux de 7,5 % par an et une obligation convertible amortissable mensuellement sur une période de trois ans, qui porte un intérêt annuel effectif de 7,5 %. Ce financement a été obtenu pour soutenir les objectifs de fusions-acquisitions actuels de Novacyt. Elle est engagée dans de multiples négociations avec des sociétés de diagnostic clinique qui génèrent du chiffre d’affaires, sont rentables et donnent au groupe un meilleur accès à certains marchés clefs.

TxCell (TXCL) et Lonza ont signé un contrat de service cadre pour la fabrication du produit CAR-Treg HLA-A2 (TX200) de TxCell. Ce produit est actuellement en développement pour la prévention du rejet chronique après une greffe d’organe. TxCell a récemment finalisé son procédé de fabrication pour les CAR-Treg. Le transfert à Lonza a débuté en février 2018 et Les premiers lots cliniques devraient être disponibles début 2019. Un premier dossier réglementaire (CTA) avec TX200 pourrait être déposé au S1 2019.

Voluntis (VTX) entre en bourse. La « digital biotech » a levé 30,1 M€ (27,4 M€ net) via l’émission de 2,15 millions d’actions nouvelles, dans le cadre de son IPO sur Euronext Paris. Le prix a cependant été fixé à 14 €, en bas de fourchette (13,5-16,5 €, resserrée ensuite à 14-15,5 €). Si 100 % de l’offre initiale a trouvé preneur, la société précise que l’option de surallocation (322 500 actions) n’a pas été souscrite. Le montant levé est donc légèrement inférieur à l’objectif fixé lors du lancement de l’opération (32 à 37 M€ bruts, lire Biotech Finances no 812).

Non coté

Affluent Medical annonce l’enregistrement de son document de base en vue de son introduction sur Euronext Growth (ex-Alternext). Cette société est issue de la fusion, en avril dernier, des start-up Epygon (valve mitrale) et Kardiozis (prothèse endovasculaire) et des technologies Kalios (société Kephalios, réparation de la valve mitrale) et Artus (société Myopowers, sphincter artificiel), toutes issues du portefeuille de Truffle Capital. Affluent Medical, qui n’a pas encore dévoilé les modalités d’introduction et les montants qu’elle compte lever, sera dirigée par Danielle Zanotti (CEO de Kephalios). Elle espère mettre sur le marché ses premiers dispositifs médicaux d’ici fin 2020.

Chromacure, spin-off de l’Université libre de Bruxelles (ULB), décolle avec 17 M€ en poche. Cette biotech va développer des inhibiteurs d’une nouvelle cible, un régulateur clef de l’initiation et de la progression de la tumeur, sur la base de recherches menées au sein du laboratoire Blanpain, à l’ULB. La société, basée à Charleroi BioPark, est fondée par le professeur Cédric Blanpain, une sommité dans le domaine des cellules souches cancéreuses. Les investisseurs ayant participé au tour sont New Science Ventures, pilote de cette levée, Newton BioCapital (co-lead), S.R.I.W., Theodorus, Sambrinvest, Pierre Drion et Jean-Claude Marian.

Christine Guillen, Elsalys (©jmhuron)
Christine Guillen, Elsalys (©jmhuron)

Elsalys a dû renoncer à son projet d’IPO, en raison de « conditions de marchés qui ne permettent pas de réaliser l’opération ». La biotech, qui espérait lever 15 à 20 M€ pour porter son médicament phare, Leukotak, jusqu’à l’enregistrement en Europe (lire Biotech Finances no 812), reporte l’opération sine die.

Nosopharm renouvelle son partenariat avec le laboratoire Diversité, génomes & interactions microorganismes-insectes (DGIMI) de l’Inra, en vue de découvrir un nouvel agent antimicrobien systémique innovant ciblant les pathogènes à Gram négatif, y compris Pseudomonas aeruginosa, ainsi qu’un nouvel antifongique systémique novateur ciblant les pathogènes Candida spp. Selon les termes du partenariat, l’Inra donne à Nosopharm un accès exclusif à environ 100 souches uniques de Photorhabdus et Xenorhabdus. La collection de souches du laboratoire DGIMI est la plus importante et la plus variée au monde pour ces deux genres bactériens.

PWC présente les résultats de la deuxième édition de son étude M&A in Healthcare and Pharma in France. Elle complète celle publiée six mois plus tôt et portant sur le premier semestre 2017. PWC a recensé 75 opérations entre juillet et décembre 2017, pour la grande majorité (79 %) d’entre elles valorisées entre 10 et 100 M€. Les acquisitions les plus importantes ont été celles de la Suisse Novartis sur AAA et celle de Sanofi sur l’Américaine Protein Science. C’est dans le secteur medtech que le volume d’activité a été le plus intense (27 M&A), devant la biotech (18), notamment.

En vue

Philippe Genne

Le patron d’Oncodesign prend du galon au sein du pôle Medicen et s’installe à la vice-présidence pour les PME. Christian Lajoux reste président, Jean-Marc Grognet vice-président pour la Recherche et Patrick Marcellin vice-président pour la Santé.


Claude Clément

reprend la présidence de BioAlps, l’association des sciences de la vie de Suisse occidentale, en remplacement de Benoît Dubuis. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur EPFL et d’un MBA de la HEC Lausanne, il a commencé sa carrière dans la R&D au sein du groupe Swatch, dans la conception de dispositifs médicaux programmables. Il occupe depuis début 2015 la position de chief technical officer au Wyss Center, situé sur le Campus BioTech Geneva.


Joost de Bruijn

devrait logiquement s’installer à la direction générale de Kuros Biosciences (SIX : KURN) lors de son assemblée générale annuelle 2018, le 14 juin. Joost de Bruijn a été fondateur et Pdg de Progentix Orthobiology et, plus récemment, de Xpand Biotechnology. Il est professeur de biomatériaux à l'Université Queen Mary de Londres et professeur de médecine régénératrice et d'entrepreneuriat à l'Université de Twente, aux Pays-Bas.


Les chiffres

35

Le nombre d’entreprises et d’organisations d’Auvergne-Rhône-Alpes qui font le déplacement à Boston sous la bannière de LyonBiopôle pour la 25e édition de BIO.

14

Le pôle Atlanpole Biotherapies est également présent à BIO Boston, en étroite collaboration avec Business France. Le pôle a son stand sur le pavillon France, qui rassemblera 14 entreprises membres.

50 000 $

Le montant de la bourse « X-Grant Silicon Valley » attribuée à Jérémie Laurent, fondateur d’Astraveus, une biotech qui déploie des outils permettant une forte augmentation des capacités de production de médicaments, un gain de qualité et une réduction considérable des coûts de fabrication. Cette bourse est financée par la Fondation de l'École polytechnique et les Friends of École polytechnique.