samedi 19 septembre 2020


Coté

Genfit (GNFT) a reçu une recommandation positive pour la poursuite de l’essai clinique de phase III RESOLVE-IT évaluant elafibranor dans la NASH sans aucune modification. L’issue positive de cette revue d’innocuité, par le Data safety monitoring board (DSMB), permet à Genfit de poursuivre activement le recrutement des patients et de continuer l’essai RESOLVE-IT pour lequel la cohorte nécessaire à l’analyse intérimaire a été recrutée, condition requise pour le processus d’approbation accélérée.

Theranexus (ALTHX) a obtenu le statut Investigational New Drug (IND) pour le THN102, ce qui déclenche officiellement l’ouverture de son dossier réglementaire sur le territoire américain jusqu’à son enregistrement, et ce pour l’ensemble des indications qui pourraient être validées. L’IND a été obtenu pour le développement clinique de ce candidat-médicament dans le traitement de la somnolence diurne excessive (SDE) associée à la maladie de Parkinson. Ainsi, cet IND autorise l’essai clinique de phase II, qui a pour objectif d’évaluer le bénéfice clinique de la combinaison THN102, associant le modafinil avec la flécainide, chez 60 patients atteints de la maladie de Parkinson et souffrant de SDE. Les résultats de cette étude sont attendus au deuxième trimestre 2019.

Sensorion (ALSEN) et UConn Health, l’hôpital et centre de recherche médicale de l’Université du Connecticut, aux États-Unis, ont étudié les variations dans les concentrations sanguines de Prestine, une protéine des cellules ciliées externes (CCE) et ont montré une corrélation entre la sévérité de la perte auditive et les degrés de changement du niveau de Prestine circulant dans le sang.

Bone Therapeutics (BOTHE) a publié des résultats financiers 2017 marqués par une réduction sensible de la consommation de trésorerie. L’an passé la biotech belge, spécialisée dans les thérapies cellulaires osseuses pour le traitement des fractures et des maladies osseuses, a « consommé » 11,9 M€ contre 13,3 M€ en 2016. Elle termine l’année avec une trésorerie nette de 8,4 M€, auxquels s’ajoutent 6,6 M€ levés en mars, via l’émission d’obligations convertibles, et 12,9 M€ d’engagements, via des warrants, exerçables d’ici fin 2019.

Nicox (COX) s’installe sur le Research triangle park, aux États-Unis. La biotech, spécialisée en ophtalmologie et basée à Sofia Antipolis, transfère son bureau de développement américain de Fort Worth, au Texas, vers ce haut lieu de l’innovation tech et biotech, située en Caroline du Nord.

Onxeo (ONXEO) annonce le lancement de l’étude DRIIV et le traitement du premier patient. Cet essai clinique de phase I vise à évaluer la sécurité du produit phare du portefeuille d’Onxeo, Asidna, un inhibiteur du mécanisme de réparation de l’ADN tumoral, et à déterminer la dose optimale. Asidna, hérité de l’acquisition de DNA Therapeutics en 2016, avait déjà été évalué en phase clinique, par voie intra-tumorale. Il est désormais testé par voie intraveineuse chez des patients atteints de tumeurs solides à un stade avancé. Les premiers résultats sont attendus avant la fin de l’année. Des résultats intermédiaires pourraient être disponibles dès cet été.

Poxel (POXEL) dévoile des résultats trimestriels marqués par une forte amélioration de sa situation financière. La biotech lyonnaise affiche une trésorerie nette de 91,6 M€ à fin mars, contre 53,4 M€ à fin décembre, après avoir encaissé un paiement initial (28 M€) de son nouveau partenaire américano-suisse Roivant et enregistré, en chiffre d’affaires, des sommes refacturées à son partenaire japonais Sumitomo Dainippon pour certains coûts liés à la phase III. Au 4e trimestre, Poxel avait déjà encaissé 36 M€ de Sumitomo, et fait grimper sa trésorerie de 30 à 53,4 M€.

OSE Immunotherapeutics (OSE) entre dans l’indice boursier Tech40 d’Euronext. La biotech parisienne a été sélectionnée pour recevoir le label Tech40, qui regroupe des acteurs déjà labellisés French Tech et cotés à Paris, Bruxelles ou Amsterdam.

Mauna Kea (MKEA) publie un chiffre d’affaires de 1,04 M€ pour le 1er trimestre 2018, en baisse de 35 %. C’est le 6e trimestre consécutif de recul de l’activité pour la medtech parisienne. La restructuration de l’équipe américaine, l’absence de commande de la part du partenaire Cook Medical et le manque d’effort commercial en Europe n’ont pas été compensés par la dynamique des ventes en Asie. Les dirigeants comptent sur la restructuration de la force de vente outre-Atlantique, désormais achevée, et le passage progressif d’un modèle de vente de machines à un autre, consistant en leur mise à disposition, pour renouer cette année avec la croissance.

EOS Imaging (EOSI) annonce l’installation de deux de ses systèmes d’imagerie 3D dans des centres hospitaliers privés de référence aux États-Unis : l’University orthopaedics à Providence (Rhode Island) et la Hey clinic à Raleigh (Caroline du Nord). La medtech parisienne, qui a enregistré une croissance de 34 % de ses ventes au 1er trimestre, dont 76 % aux États-Unis, compte beaucoup cette année sur ce marché.

TxCell (TXCL) a dévoilé une trésorerie nette de 3,6 M€ à fin décembre, qui inclut le préfinancement du Crédit impôt recherche (1,9 M€) et le tirage de deux premières tranches du programme d’OCABSA (3 M€). La biotech sophipolitaine peut encore « tirer » via ce système de financement 12 M€, lui offrant une autonomie financière jusque début 2019. Les dirigeants, qui espèrent déposer une demande de lancement d’un premier essai clinique (CTA) avec un CAR-Treg d’ici la fin de l’année, sont actuellement en quête d’une solution de refinancement via une levée de fonds ou un partenariat industriel.

Non coté

EryDel boucle une levée de fonds de série C de 26,5 M€. Le tour de table a été mené par le capital-risqueur Sofinnova, dont c’est le 3e investissement majeur depuis le lancement de son fonds Crossover I (275 M€) début avril. Biotech italienne, spin-off de l’Université d’Urbino (Urbin) et créée en 2007, EryDel a développé une technologie d’encapsulation de médicament à l’intérieur de globules rouges autologues (prélevés sur le patient). Son produit le plus avancé, EryDex, cible l’ataxia-telangiectasie (syndrome de Louis-Bar), une maladie génétique rare. La société a déjà levé 29 M€ dans le cadre d’une série B, entre 2013 et 2015. Ses actionnaires historiques (Genextra et Innogest) ont réinvesti dans ce tour de table qui doit notamment permettre d’achever la phase III, ATTEST, lancée en mars 2017 avec 180 patients.

Cell Constraint & Cancer est en piste pour l’appel à projets FET-open dans le cadre du programme européen Horizon 2020. L’entreprise a fédéré dans cette démarche un consortium regroupant des équipes de la faculté de médecine de Bichat (France), des universités de Mons (Belgique) et Patras (Grèce), sous le patronage de l’Inserm. D’autres partenaires potentiels sont encore en pourparlers pour faire partie de l’équipe, notamment en Allemagne. Le budget, oscillant entre 3 et 4 M€ et s’étalant sur deux ans, permettrait de valider la proposition de départ (traiter le cancer du pancréas), mais également d’ouvrir de nouvelles pistes, sur d’autres types de tumeurs. Suite le 15 mai prochain…

CellProthera a obtenu toutes les autorisations de la Health science authority, équivalent singapourien de l’ANSM – pour démarrer son essai clinique SingXpand, régénération cardiaque par injection de ProtheraCytes. Les résultats seront associés à ceux de l’essai de la phase I/IIb en cours en Europe, et devraient permettre à CellProthera d’accélérer la soumission d’une demande d’accès au marché au ministère de la Santé de Singapour. Les ProtheraCytes seront produits au centre de thérapie cellulaire de la HSA, l’essai sera coordonné localement par la filiale singapourienne CellProthera PTE.

En vue

John C. Reed

prend en main la R&D mondiale de Sanofi. Ce médecin-chercheur américain de 59 ans, venu de chez Roche, entrera en fonction le 1er juillet et remplacera Elias Zerhouni, qui fait valoir ses droits à la retraite après avoir travaillé pour Sanofi pendant neuf ans, dont sept en tant que président de sa R&D monde.


Armance Bordes

rejoint Sofinnova Partners en qualité de directeur juridique, responsable des activités juridiques et réglementaires de la société. Avant de rejoindre Sofinnova, elle était directeur juridique adjoint et secrétaire du conseil de surveillance d’Eurazeo.


Gilles Avenard

Le CEO d’Acticor Biotech remporte une étape décisive dans le développement de son candidat-médicament ACT017. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a retenu la proposition d’Acticor de démarrer une étude clinique de phase II sur des patients atteints d’un AVC.


Les chiffres

700

Le nombre d’entreprises innovantes en France dans le secteur spécifique des medtechs, selon Snitem-D&C Consultants (étude avril 2017).

130 000

Le nombre d’emplois supplémentaires que peuvent créer les medtechs et les biotechs françaises d’ici 2030.

40 Md€

Le chiffre d’affaires global que peuvent générer les medtechs et les biotechs françaises d’ici 2030.