dimanche 16 février 2020


Monde

La Finlandaise Kaiku Health clôture un tour de financement de 4,4 M€ auprès de Debiopharm Innovation Fund, pilote du tour, et Tesi, avec la participation de Prodeko Ventures et des investisseurs existants, Reaktor Ventures, Metsola Ventures et Athensmed. Kaiku Health propose aux prestataires de soins de santé, notamment dans l’oncologie, un logiciel intelligent de suivi des patients. La saisie structurée et l’analyse des données rapportées par les patients permettent aux cliniciens d’évaluer l’efficacité des traitements et de détecter et traiter les problèmes de santé à un stade précoce. La plateforme de Kaiku Health est intégrée dans les soins courants de plus de 30 cliniques en Suisse, Allemagne, Italie, Suède et Finlande et a été utilisée par 64 000 patients (mars 2018).

Coté

Biom’Up (BUP) confirme que l’émission d’obligations avec bons de souscription d’actions pour un emprunt de 25 M€, annoncée en février, a été souscrite par le fonds d’investissement Athyrium. Le montant de cet emprunt obligataire pourra être augmenté de 10 M€ dans les 12 mois à venir. Depuis son introduction en bourse, qui lui a permis de lever 38,5 M€ en octobre dernier, la medtech lyonnaise, qui développe une gamme de produits innovants d’hémostase chirurgicale, a levé 41 M€ destinés à d’importants investissements d’industrialisation et de commercialisation.

Cellectis (ALCLS – Nasdaq : CLLS) et Allogene Therapeutics (Allogene) annoncent qu’Allogene entend reprendre la collaboration stratégique initialement formée en juin 2014 entre Pfizer et Cellectis pour développer des immunothérapies CAR-T sur étagère. Sous réserve de la réalisation de l’opération, Allogene reprendra la collaboration stratégique et l’accord de licence avec Cellectis, ainsi que les droits exclusifs pour développer et commercialiser les programmes UCART allogéniques tels que définis antérieurement avec Pfizer et selon des cibles choisies. Selon les termes de cette collaboration, Cellectis demeurera éligible à des paiements d’étapes cliniques et commerciales pouvant atteindre jusqu’à 2,8 Md$, soit 185 M$ par cible pour 15 cibles, ainsi qu’à des redevances sur les ventes futures de tous les produits commercialisés par Allogene. Retrouvez notre article sur boursorama.com

Cellectis (ALCLS), épisode II, a profité de la forte hausse de son cours de bourse (+14 %), hier à l’annonce de l’arrivée d’un nouveau partenaire, Allogene Therapeutics, pour lancer une augmentation de capital d’au moins 175 M$ sur les bourses de New York et de Paris (sous forme de placement privé).

Le lanifibranor d’Inventiva (IVA) a été choisi par le Dr Kenneth Cusi, chef du service d’Endocrinologie, diabète & métabolisme dans le département de médicine de l’Université de Floride, à Gainesville, pour une étude clinique de phase II lancée à l’initiative de cette université. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de lanifibranor sur les triglycérides intrahépatiques et sur la sensibilité hépatique à l’insuline chez des patients atteints de diabète de type 2, et de stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Un résultat positif renforcerait davantage la position de lanifibranor comme médicament idéal pour la NAFLD et la NASH chez les patients atteints de diabète de type 2. L’étude menée par le Dr Cusi prévoit de recruter 64 patients traités pendant une période de 24 semaines avec une seule dose journalière de lanifibranor (800 mg/jour), ainsi que 10 sujets non obèses et en bonne santé inclus dans un groupe témoin.

OSE Immunotherapeutics (OSE) s’envole ce matin (+55 %), suite à l’annonce de la signature d’un accord de licence mondial avec le groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim, pour le développement du candidat-médicament OSE-172. Boehringer Ingelheim versera 15 M€ à OSE, à la signature de l’accord (upfront), puis 15 M€ de plus lorsque ce produit, actuellement en phase préclinique, entrera en phase initiale (I) d’essai clinique. Ces premiers essais chez l’homme devraient démarrer l’an prochain. Au total, OSE est éligible à 1,1 Md€ de paiements d’étape (milestones), conditionnés au succès d’étapes de développement et d’objectifs commerciaux. Elle percevra aussi des redevances sur les ventes éventuelles.

Kepler-Cheuvreux initie la couverture de Biophytis. Cette semaine, le broker à recommandé de conserver l’action de la biotech parisienne et fixe un objectif de cours de 3,7 €.

Mainstay Medical (MSTY) doit mettre à jour son ReActiv8 auprès du registre australien des produits thérapeutiques, qui lui a demandé des données cliniques supplémentaires. Ces dernières sont en train d’être recueillies dans le cadre de l’étude clinique en cours (ReActiv8-B). Elles seront disponibles probablement fin 2018 et une nouvelle demande sera soumise, dans la foulée, à l’autorité australienne des produits thérapeutiques en vue de l’inscription de ReActiv8.

La valse des numéros deux se poursuit chez Mauna Kea (MKEA). Christophe Lamboeuf, ex-directeur général délégué d’Intrasense, est nommé directeur financier et administratif de la medtech parisienne. Il remplace à ce poste Olivier Régnard qui part, sans remerciement, après six mois en fonction. Avant lui, Pierre Forest (2016-2017) et Florient Kemmerich (2015-2016) n’étaient restés guère plus longtemps.

Non coté

Corwave obtient un financement de 2,9 M€ dans le cadre du programme Novapulse, lauréat du Concours mondial de l’innovation. Cette enveloppe permettra à la medtech parisienne d’accélérer le développement clinique de sa pompe d’assistance cardiaque mini-invasive, baptisée Nemo. La société, qui avait levé 15,5 M€ fin 2016, prépare pour le courant de l’année prochaine le lancement d’un essai clinique (50 à 75 patients) en vue de l’obtention du marquage CE.

Le spécialiste de la synthèse d’ADN Twist Bioscience confirme la finalisation d’un placement privé de 50 M$, ce qui porte à 259 M$ le total des fonds levés par la société depuis sa création en 2013. Emily M. Leproust, Ph.D, Pdg de Twist, a indiqué qu’elle prévoyait d’utiliser une partie de ces fonds pour investir dans des opportunités émergentes de marché vertical et notamment le stockage de données numériques dans l’ADN. Pour mémoire, Biotech Finances a consacré sa rubrique La Francophone de la semaine à Emily Leproust, Pdg de Twist, dans le no 755 du 6 février 2018.

Glycemicon a bouclé un tour A de 1,8 MCHF auprès d’investisseurs privés, qui porte à 5 MCHF les montants levés depuis l’année dernière. Elle compte utiliser cet apport de trésorerie pour mener son premier essai clinique chez les humains avec prédiabète, et pour mener une autre étude clinique chez les chats à glycémie élevée avec un produit alimentaire novateur, basé sur le composé actif THBA, une substance naturelle qui modifie le tissu adipeux pour aider à maintenir des niveaux de glucose sanguin normaux.

Genoscience annonce le demarrage d’un premier essai clinique de phase I/II en Europe et aux États-Unis, pour évaluer son candidat-médicament GNS561, un agent chimique oral, dans le cancer du foie, avec 50 patients. La biotech marseillaise, fondée et dirigée par le Pr Phillippe Halfon, a mis au point un mécanisme anti-cancéreux original qui vise à provoquer la mort des cellules cancéreuses par déplétion du zinc. La société pourrait prochainement lever des fonds pour accélérer son programme de développement clinique.

EDRIP prend son indépendance. La branche du groupe Edmond de Rothschild, dédiée à l’investissement non coté, devient Andera Partners et est désormais détenue à 100 % par ses salariés. Andera Partners dispose de plus de 2 Md€ sous gestion à travers ses quatre familles de fonds : Cabestan, ActoMezz, Winch et, bien sûr, Biodiscovery, dont le dernier fonds lancé (V) est le plus important véhicule d’investissement européen en sciences de la vie.

DNA Script a reçu 4,5 M€ de Bpifrance sous forme de subventions et d’avances récupérables de financement non-dilutif au travers du Concours mondial d’innovation et de l’Aide au développement de l’innovation (programme Horizon 2020). Ces fonds serviront à accélérer les efforts de commercialisation de la société, qui a développé une technologie enzymatique innovante pour la production d’ADN de synthèse. Rappelons que DNA Script a levé 11 M€ en septembre dernier avec le soutien d’Illumina Ventures, Merck Ventures, Sofinnova, Kurma et Idinvest.

En vue

Jean-Chrisophe Tellier

Le CEO d’UCB, en Belgique, a mis la main cette semaine sur Element Genomics, une spin-off de l’université de Duke basée en Caroline du Nord, en pointe sur les CrispR. L’opération pourrait se monter à 30 M$.


Marc Delcourt

Le directeur général de Global Bioenergie vient de faire rouler pour la première fois un véhicule avec un mélange d’essence conforme à la norme EN228, contenant plus de 34 % de dérivés d’isobutène renouvelable pour alimenter un véhicule. Cela s’est passé sur le circuit de Montlhéry avec une Audi A4 2.0 TFSI.
(photo ©Gilbert Charles)


Pascal Babin

Le directeur de l’ingénierie de Talend et du centre R&D de Nantes fera revivre et comprendre l’épopée de Talend, leader mondial des logiciels d’intégration des big data, lors de la soirée de lancement de la 18e édition Start West 2018, le 10 avril prochain à Nantes.


Les chiffres

10 M€

C’est le montant de la levée de fonds en cours de bouclage pour Acticor Biotech, qui progresse à grand pas vers la phase II pour son candidat-médicament ACT017, un fragment d’anticorps monoclonal humanisé (Fab) dirigé contre GPVI, une glycoprotéine plaquettaire impliquée dans les processus thrombotiques.

1,95 M€

Le chiffre d’affaires de Spineguard (ALSGD) au premier trimestre 2018, en baisse de 7,9 % à taux constant (-2,9 % aux États-Unis) et de 1,8 M€ à taux réel, « un effet de base et un taux de change dollar/euro défavorables », mais l’objectif reste « d’atteindre la profitabilité opérationnelle avant la fin de l’année », selon Stéphane Bette, directeur général et cofondateur de l’entreprise.

1er

C’est la place décrochée par Abolis sur le podium du Concours mondial d’innovation 2030 avec son projet Cell Factory, qui vise la réalisation d’une plateforme automatisée pilotant tout le processus de conception des micro-organismes.