mardi 22 septembre 2020


Monde

La biotech israélienne Betalin a décroché le prix Start Up Biotech de l’année lors du congrès MIXiii Biomed de Tel Aviv. Betalin produit un micropancréas endocrinien à partir d’un échafaudage biologique combiné à des ilôts pancréatiques humains contenant des cellules bêta. Le produit est actif dans le traitement des diabètes de type 1 et 2. Le CEO de Betalin, Jacob Ben?Arie, prévoit d’entrer en clinique dès 2019.

Coté

DBV Technologies (DBV) a bouclé, en trois jours, une augmentation de capital de 150 M$ (soit 122 M€), via une offre globale aux États-Unis et un placement privé en Europe. Le prix de l’offre a été fixé à 34,71 € (21,26 $ pour les ADS cotées sur le Nasdaq), soit une décote de 4,99 % (la limite était fixée à 5 %) par rapport à la moyenne des trois dernières séances. La BPI, le management de la société ainsi que les fonds américains Baker Bros., Deerfield et Perceptive Advisors participent à l’opération. Le produit de cette levée de fonds, qui était attendue par les investisseurs, servira à préparer le lancement commercial aux États-Unis de Viaskin Peanut, le patch de désensibilisation aux allergies à l’arachide pour lequel la société espère décrocher l’an prochain une AMM.

Valneva (VLA) dévoile des résultats intermédiaires positifs dans un essai clinique de phase I évaluant VLA 15, un vaccin en développement pour la prévention de la maladie de Lyme (ou Borrelia de Lyme) auprès de 179 patients. Le critère principal de l’étude – l’évaluation du profil d’innocuité et de tolérance– a été atteint. L’immunogénicité du produit – c’est-à-dire sa capacité à générer des anticorps spécifiques contre les différents sérotypes de la protéine A (Ospa) de la Borrelia de Lyme – a également été démontrée. Un signal prometteur de son efficacité potentielle. VLA15 est le seul vaccin aujourd’hui en phase clinique de développement dans la maladie de Lyme, infection transmise par la tique, qui toucherait près de 600 000 personnes en Europe et aux États-Unis. Valneva espère entrer en phase II dans cette maladie cette année, et développe par ailleurs deux autres candidats-vaccins en phase clinique contre les virus Chikungunya et Zika.

Deinove (ALDEI) signe l’option de licence avec la société britannique Redx Pharma (REDX) d’un programme d’anti-infectieux first-in-class, NBTI (Novel bacterial topoisomerase inhibitor), ciblant les infections à Gram négatif. La biotech montpelliéraine dispose de neuf mois pour confirmer son intérêt pour cette série de molécules et lever l’option. La transaction, dont les montants n’ont pas été divulgués, prévoit un paiement initial et un complément à la levée de l’option.

Novacyt (ALNOV) noue un partenariat avec GenePOC, société canadienne et membre du Debiopharm Group, spécialisée dans le développement et la fabrication de dispositifs de diagnostic moléculaire pour la détection de maladies infectieuses plus proches du patient. Cet accord porte sur le développement par Primerdesign (filiale de Novacyt) d’un test de diagnostic moléculaire triplex pour identifier les grippes A et B et les virus respiratoires syncytiaux A et B (RSV A et B), qui sera ensuite utilisé sur l’instrument revogene de GenePOC. GenePOC demandera l’autorisation réglementaire pour le dosage aux États-Unis par le biais de la Food and Drug Administration (FDA) et du marquage CE-IVD en Europe, en vertu de la directive diagnostic in vitro.

Theranexus (ALTHX) se rapproche de la clinique. Les résultats de pharmacocinétique clinique du modulateur glial THN01, intégré dans ses candidats-médicaments THN201 et THN101, ont permis de déterminer la dose à administrer pour obtenir l’exposition plasmatique recherchée et d’avancer dans la fabrication des lots pharmaceutiques. Theranexus cible les besoins médicaux des patients présents dans quatre indications au total, dont la maladie d’Alzheimer (THN201) et les douleurs neuropathiques (THN101).

Transgene (TNG) a dévoilé des résultats annuels conformes aux attentes des analystes. La trésorerie nette de la biotech strasbourgeoise ressort à 41,4 M€ à fin décembre, avec une consommation nette de trésorerie de 28,1 M€ en 2017. Ce rythme de cash burn devrait rester stable cette année, offrant à la société une visibilité financière jusqu’à mi-2019. Par ailleurs, Transgene a décalé la publication de deux résultats cliniques : la combinaison TG4010-Opdivo dans le cancer du poumon (NSCLC) en seconde ligne (phase II) et TG1050 dans l’hépatite B (phase Ib), tous deux repoussés du premier au second semestre.

Adocia (ADOC) dévoile des résultats annuels marqués par un chiffre d’affaires de 19,5 M€, constitué pour 18,8 M€ du solde non encore amorti de l’upfront versé par son ancien partenaire Eli Lilly fin 2014, lors de l’accord entre les deux sociétés. Ce montant n’a donc aucun impact sur la trésorerie de la biotech lyonnaise. Celle-ci ressort à 35 M€, alors que la consommation nette de trésorerie a atteint 23,9 M€ en 2017. La société, spécialisée dans le développement d’insulines innovantes, recherche toujours des partenaires industriels pour BC Lispro (insuline ultra-rapide), BC Combo (combinaison d’insuline lente et rapide) et Hinsbet (insuline humaine). Par ailleurs, Adocia attend cette année l’issue de deux procédures d’arbitrage intentées contre Eli Lilly, à qui elle réclame plus de 200 M€.

Non coté

Agendia obtient le marquage CE pour son kit de séquençage nouvelle génération (NGS) MammaPrint & BluePrint. La commercialisation en Europe est désormais ouverte pour ce kit de diagnostic in vitro, qui permet de déterminer le risque de récidive du cancer du sein et de réaliser le sous-typage moléculaire des tumeurs.

MedinCell signe un contrat de financement de 20 M€ auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI). MedinCell a développé la technologie BEPO qui contrôle et garantit la délivrance régulière, à dose thérapeutique optimale, d’un principe actif pendant plusieurs jours, semaines ou mois à partir d’un simple dépôt entièrement biorésorbable. Ce financement va lui permettre de mettre au point et de développer des traitements innovants dans différentes aires thérapeutiques. Transgène avait inauguré en 2016 ce type de financement pour un montant équivalent de 20 M€.

SafeHeal lève 6 M€ dans le cadre d’une série A menée par Sofinnova Partners. Cette medtech a mis au point un dispositif médical implantable, baptisé Colovac, destiné à prévenir certaines complications chez les patients subissant une ablation de tumeurs colorectales. Constitué d’une gaine souple, il protège les cicatrices résultant de l’ablation et supprime le besoin de pose d’un anus artificiel. Fondée en 2015 à Paris, au sein de l’accélérateur de start-up MD Start, structure cofinancée par Sofinnova et Medtronics notamment, SafeHeal a déjà levé 1,4 M€ depuis sa création et est actuellement en cours de recrutement pour sa première étude clinique.

VitamFero vient, en collaboration avec Clean Cells, de finaliser avec succès l’établissement et la sécurisation de la banque cellulaire (Master Seed Bank) de sa souche vaccinale Toxo KO dirigée contre la toxoplasmose ovine. Cette étape permet à VitamFero de poursuivre le développement de son vaccin anti-toxoplasmose ovin (VFO-TX-02) selon le calendrier opérationnel établi conjointement avec son partenaire australien, Bioproperties. Didier Roy, vice-président opérations de VitamFero, a indiqué que la Master Seed Bank participait à une dynamique positive dans le cadre des opérations de refinancement en cours de son entreprise.

Medicxi lance The Foundation Institute for 21st Century Medicine ou C21Med. Cette structure, qui sera basée à Cambridge, au Royaume-Uni, sera pour le capital-risqueur anglo-suisse une « boîte à idée » (ideas factory) et une pépinière pour développer de nouveaux candidats-médicaments et de nouvelles sociétés, à Cambridge et ailleurs en Europe. La C21Med sera codirigée par David Grainger, actuel directeur scientifique de Medicxi, et Richard Mason, qui dirige le J&J European innovation center à Londres.

Domain Therapeutics indique qu’au titre des actions détenues dans Prexton et de la cession de son brevet sur la série de composés dont est issu Foliglurax, elle pourrait recevoir jusqu’à 125 M$, et cela en fonction de l’atteinte de plusieurs étapes de développement. Pour mémoire, le Foliglurax, actuellement en essai clinique de phase II pour la maladie de Parkinson, a été identifié par Domain dans le cadre d’un travail conjoint avec Prexton, qui a permis d’avancer efficacement le programme de la phase de découverte à celle de développement clinique. Cette molécule first-in-class est le seul modulateur allostérique du récepteur métabotropique du glutamate de type 4 (mGluR4 PAM) à avoir atteint la clinique. En fin de semaine dernière, Lundbeck annonçait l’acquisition de Prexton pour un upfront de 100 M€ et avec des paiements d’étapes pouvant monter à 805 M€ (lire Biotech Finances no 804).

En vue

Christine Roy-Duval

est nommé au poste de directrice du développement et des affaires médicales de Valbiotis (ALVAL). Christine Roy-Duval occupait la fonction de directrice d’investigation clinique à l’international pour la division diabète de Sanofi depuis 2011. À ce titre, elle a participé à l’obtention de l’enregistrement de deux médicaments pour traiter le diabète de type 2, notamment aux États-Unis, au Canada, en Chine et en Europe.


Marianne Schaffner

intègre le groupe IP&T de Dentons en tant que partenaire associée. Marianne Schaffner était, depuis 2012, associée responsable du groupe Intellectual property de Dechert à Paris et co-responsable du groupe Sciences de la vie.


Matthieu Vis

prend la direction du business development Europe de Pharmacologics Recruiting, une société de recrutement internationale créée en 2013 et basée à Boston, exclusivement spécialisée dans les sciences de la vie. Avant cela, Mathieu Vis était en charge notamment de la promotion et du développement du secteur sciences de la vie chez Provence Promotion.


Les chiffres

1957

Création par le Traité de Rome de la BEI, Banque de l’union européenne, qui forme avec le Fonds européen d’investissement (FEI) – filiale dédiée au soutien des PME – le groupe BEI.

8,6 Md€

Le volume d’activité en France du groupe BEI, au service des entreprises et de l’innovation, mais aussi de l’investissement dans des secteurs stratégiques comme l’action en faveur du climat, l’énergie, la santé, le logement, l’éducation des jeunes et les infrastructures de formation.

274 Md€

Le montant alloué aux projets et accords dont le financement a été approuvé à ce jour dans le cadre du FEIS. Ces investissements devraient, au total, soutenir quelque 599 400 PME à travers les 28 États membres.