vendredi 30 octobre 2020


BF
Lettre n° 914

DIAGNOSTIC IN VITRO : LA FILIERE DE LA SECONDE REVOLUTION MEDICALE

Par Rédaction , dans Grand Angle , le 25 septembre 2020

(BiotechFinances n°914 28/09/2020) L’innovation dans le diagnostic in vitro est principalement porté par un tissus de petites PME extrêmement créatrices et agiles Il est fragillisé par son manque de structuration Poussés par le Conseil Stratégique de filière (CSF), Eurobiomed, Lyonbiopôle, Medicen Paris Région et le syndicat de l’Industrie du Diagnostic in Vitro (SIDIV) souhaitent remédier à cette situation avec le lancement d’une filière nationale du diagnostic in vitro  BiotechFinances a recueilli l’avis d’un des principaux intéressés Vincent Fert, membre du SIDIV, patron de la société HalioDX et engagé au premier chef dans cette révolution pour le futur

BiotechFinances – Comment vous êtes-vous trouvé au cœur de la réflexion sur cette nouvelle filière diagnostic in vitro ?

Vincent Fert : HalioDx est une société de diagnostic in vitro et donc membre du SIDIV depuis longtemps Par ailleurs, nous sommes basés en PACA et membre du pôle Eurobiomed qui a pris très tôt, il y a dix ans, conscience de l’importance de l’industrie du diagnostic Enfin, je fais partie d’un groupe de travail au sein du SIDIV qui travaille sur ces questions Quand le Conseil Stratégique de Filière Santé (CSF Santé) a demandé aux pôles de compétitivité et au SIDIV, de faire quelque chose pour structurer cette filière de façon un peu plus énergique toutes les bonnes volontés ont été mises à contribution, la mienne compris

BF – Pourquoi lancer cette filière nationale du diagnostic in vitro ?

VF : Le CSF Santé a, comme nous, constaté que la filière du diagnostic était aujourd’hui assez peu présente, représentée et active Le SIDIV est une organisation estimable Il a été animé pendant longtemps par les filiales des grands groupes de diagnostic dont une majorité d’entreprises internationales étrangères Leurs préoccupations étaient essentiellement centrées sur la tarification des actes existant et très peu sur de nouveaux actes innovants et leur remboursement Il est compréhensible dès lors que les considérations de développement des territoires et le renforcement des acteurs nationaux de l’innovation n’aient pas été un axe majeur de leurs préoccupations

BF – Comment les pôles se sont-ils trouvés associés à cette action ?

VF : la mission des pôles de compétitivité santé est de structurer, d’animer et de développer des filières, de la recherche au marché Mais ils sont généralistes et le