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DES EFFETS SECONDAIRES GRAVES QUI TOUCHENT 31% DES PATIENTS *

* 24% c’est la proportion de patients dont l’affection hépatique ou neurologique progresse malgré les traitements. Les effets secondaires graves touchent 31% des patients. 13% des patients subissent une transplantation hépatique. 

Vivet Therapeutics met son destin entre les mains de Pfizer

Jean-Philippe Combal, Ceo et cofondateur de Vivet.

Moins de trois ans après sa création, Vivet Therapeutics a, peut-être, déjà scellé son avenir. La biotech parisienne a passé un accord, annoncé le 20 mars dernier, avec le géant américain Pfizer. Ce dernier a déboursé 45 M€ pour entrer au capital, à hauteur de 15 %, et bénéficier d’une option de rachat sur le solde, pour un total de 560 M€ (en incluant tous les paiements d’étapes). Titulaire d’une licence exclusive sur une plateforme de thérapie génique développée à l’Université de Navarre par l’équipe du Dr Gloria Gonzalez-Aseguinolaza, aujourd’hui CSO de la société, Vivet dispose d’un portefeuille de cinq projets en phase préclinique.

Entrée en clinique prévue début 2020

VTX-801, son produit phare, cible la maladie de Wilson. Causée par la mutation du gène ATP7B, normalement en charge de l’élimination du cuivre, cette pathologie rare provoque une accumulation de ce métal dans le foie et dans le sang, entraînant des troubles hépatiques, neurologiques et ophtalmiques. Différentes classes de médicaments sont aujourd’hui prescrites dans cette indication (chélateurs du cuivre, sels de zinc) accompagnées de régimes alimentaires. Mais leur efficacité est limitée. De plus, elles exigent trois à quatre prises par jour et engendrent des effets secondaires parfois sévères. « L’adhésion au traitement ne dépasse guère 50 %, ce qui est un facteur de risque important pour le patient », rappelle Jean-Philippe Combal, CEO et cofondateur de Vivet. VTX-801 est une thérapie génique composée d’un vecteur viral AAV transportant un « mini-gène » ATP7B. « Le gène ATP7B est très long ; l’innovation a été de mettre au point une version plus courte de ce gène, ayant les mêmes propriétés et activités, et facilement intégrable dans le vecteur », explique Jean-Philippe Combal.

Le produit devrait entrer en clinique début 2020. « Nous évaluerons sa sécurité, le dosage optimal et la pharmacodynamique, en… lire la suite

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