mercredi 12 août 2020


Comme l’an dernier, Biotech Finances fait le tour des plateformes de crowdfunding, pour y dénicher les biotechs et medtechs, chaque année plus nombreuses, qui s’appuient sur ce mode de financement original et précieux pour les start-up en phase d’amorçage

Les entrepreneurs en santé ont de plus en plus recours aux particuliers pour financer leur projet C’est ce que constate Louise Chopinet, responsable développement et filière santé chez Wiseed : « Par rapport à l’an dernier, il y a eu nettement plus de biotechs et medtechs dans le dealflow en 2018 : les dirigeants, dans ce secteur, commencent à comprendre que le crowdfunding peut être une solution pour eux » En 2017, Poietis (1,1 M€), Ecrins Therapeutics (418 k€), Alma Bio Therapeutics (155 k€) et Pili (350 k€) avaient levé des fonds sur la plateforme toulousaine Op2Lysis, qui développe un traitement médicamenteux de l’AVC, était la dernière arrivée fin 2017 pour un premier tour de financement qu’elle a finalisé en mai 2018 (345 k€ sur la plateforme et 630 k€ au total) Avec ces fonds, la start-up, créée en 2016, ambitionne d’entrer en phase clinique début 2021 Fin septembre, c’est E-ophtalmo qui a conquis 446 souscripteurs avec sa solution de télémédecine pour le dépistage accéléré de la rétinopathie diabétique, et levé 356 k€ Cette société lyonnaise est la première en e-santé à s’appuyer sur Wiseed « Nous avons été séduits par son modèle BtoB – elle permet à des orthoptistes de faire des examens du fond du l’œil à la place des ophtalmologues surchargés, alors que la plupart des initiatives en e-santé sont généralement des solutions BtoC », confie Louise Chopinet « Nous allons essayer de multiplier les dossiers de ce genre en 2019 » Dans le même temps, Lattice Medical a terminé une collecte à 318 k€ auprès de 441 wiseeders, dans le cadre d’un tour plus large d’1,2 M€ La medtech lilloise a développé une prothèse personnalisée de reconstruction mammaire qui fonctionne par régénération naturelle du sein (lire Biotech Finances no 823) « Le succès de Poietis, avec une technologie similaire d’impression 3D, a facilité l’adhésion de notre communauté au projet Lattice », explique Louise