mercredi 12 août 2020


Monde

Aux États-Unis, Novavax annonce que son vaccin recombinant NanoFlu, en phase III contre la grippe, a atteint tous les critères d’évaluation primaires et secondaires, qui reposent notamment sur la comparaison en termes d’immunogénicité avec le vaccin Fluzone de Sanofi. L’étude portait sur 2 652 adultes de plus de 65 ans. Début mars, la biotech américaine a également reçu un financement de 4 M$ de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) pour le développement d’un vaccin contre le coronavirus.

AstraZeneca collabore avec Silence Therapeutics (SLN) pour le développement de thérapies à petits ARN interférents (siRNA) dédiées au traitement des maladies cardiovasculaires, rénales, métaboliques et respiratoires. La collaboration multi- cibles exploitera la plate-forme siRNA de la biotech londonienne. Elle inclut un paiement upfront de 60 M$, ainsi que 20 M$ en actions. Pour chaque maladie ciblée, Silence pourrait recevoir jusqu’à 400 M$ via des milestones et royalties.

En Belgique, miDiagnostics boucle un tour de 1,4 M€ soutenu par les actionnaires existants ainsi que par des investisseurs privés. Les fonds seront utilisés pour accélérer le développement du processeur Nanofluidique sur une puce et préparer une fabrication à l’échelle industrielle. L’objectif de la medtech est de fournir des résultats rapides dans plusieurs contextes, y compris les pandémies futures. La technologie de miDiagnostics a été inventée par Imec, le premier centre de R&D et d’innovation en nanoélectronique et technologies numériques en Belgique, et par l’Université Johns Hopkins aux États-Unis.

Au Royaume-Uni, Inflazome annonce la réussite d’une étude de phase 1 sur Inzomelid avec des résultats positifs dans le traitement du syndrome périodique associé à la cryopyrine (CAPS). Les résultats soutiennent la progression d’Inzomelid dans les essais cliniques de phase 2. Il s’agit d’un inhibiteur sélectif, disponible par voie orale, des petites molécules de l’inflammasome NLRP3. La biotech spécialisée dans les maladies inflammatoires prévoit un essai de phase 2 de suivi pour identifier la meilleure dose pour les patients CAPS.

En Suisse, Lonza lance un milieu de culture cellulaire TheraPEAK SfAAV, conçu spécifiquement pour la production de virus adéno-associé (AAV). Ces derniers sont utilisés comme vecteur pour réaliser des transferts de gènes fonctionnels, dans le cadre de thérapie génique. Ce nouvel environnement pour les cellules a été conçu pour permettre une production accrue d’AAV, tout en réduisant les coûts des processus. L’objectif est de faciliter l’approbation réglementaire, pour ensuite accélérer la mise sur le marché des thérapies géniques.

Coté

Guerbet (GBT) obtient le feu vert de la Hongrie et des Pays-Bas pour Lipiodol Ultra-Fluid dans l’hystérosalpingographie (HSG) chez les femmes effectuant un bilan d’infertilité. L’HSG est un examen radiologique qui permet de visualiser la cavité utérine et les trompes de Fallope, au cours duquel Lipiodol Ultra-Fluid est injecté lentement dans la cavité utérine via une sonde (cathéter). L’Irlande avait déjà accordé cette homologation. Guerbet vise à obtenir cette extension d’indication dans les 12 autres pays ou le Lipiodol® Ultra-Fluid  (esters éthyliques d’acides gras iodés de l’huile d’œillette) est autorisé. À terme, le spécialiste de l’imagerie médical prévoit d’obtenir une homologation à travers l’Europe, l’Asie Pacifique et l’Amérique latine.

IntegraGen (ALINT) a noué un accord avec le Dana Farber Cancer Institute. Ce dernier utilisera MERCURY, le logiciel propriétaire d’IntegraGen, dans leur processus d’analyse et de reporting de données de séquençage de tumeurs chez des patients atteints de cancer. Basé sur le cloud, cet outil minimise le temps d’analyse et le coût associé à l’interprétation et l’identification de variants qui peuvent avoir une implication dans la gestion thérapeutique des patients. IntegraGen a réalisé un chiffre d’affaires de 8,3 M€ en 2019.

Ipsen (IPN) fait le point sur ses essais cliniques et annonce la reprise avec l’aval de la FDA de son traitement palovarotène ciblant les patients âgés de 14 ans et plus, atteints de fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP). La biotech travaille actuellement pour obtenir l’approbation du comité d’éthique de chaque site. En revanche, la suspension clinique partielle chez les enfants âgés de moins de 14 ans pour la FOP et les ostéochondromes multiples (OM), annoncée le 4 décembre 2019 par la FDA, reste effective. Ipsen répond actuellement aux questions de l’agence américaine et des autres autorités de santé afin de définir rapidement les prochaines étapes. Enfin, la société a décidé de mettre fin à l’essai MO-Ped (PVO-2A-201) dans les OM pour analyser les données obtenues afin d’évaluer l’avenir du palovarotène dans le traitement de cette pathologie.

Bone Therapeutics (BOTHE) reçoit l’aval des autorités réglementaires pour lancer des essais cliniques sur ses deux candidats médicaments principaux. L’étude pivotale de phase 3 évaluant JTA-004 dans la douleur du genou liée à l’arthrose a été approuvée par les autorités danoises. Celle de phase 2b évaluant son produit de thérapie cellulaire allogénique, ALLOB, chez des patients souffrant de fractures du tibia difficiles l’a été par les autorités belges. La biotech, spécialiste des thérapies cellulaires et biologiques dans les domaines de l’orthopédie et des maladies osseuses, est  prête à initier le recrutement des patients. Elle le fera en fonction de l’évolution de la situation liée au COVID-19.

SpineGuard (ALSGD) proposera un 1er plan de sauvegarde pour sa filiale américaine le 1er mai 2020.  Depuis février, la medtech spécialiste des dispositifs médicaux dans le cadre de placement d’implants osseux fait l’objet d’une procédure de sauvegarde ainsi que d’un Chapter 11 aux États-Unis. En France, la société est encore dans la période d’observation qui dure au minimum 6 mois et peut être prolongée par le tribunal de commerce. Au terme de cette période, un plan de sauvegarde est arrêté par le juge et doit permettre l’aménagement de la dette. Pour rappel, au 31 janvier 2020, l’endettement financier net de SpineGuard s’élevait à 4,9 M€.

Intrasense (ALINS) présente en Chine via sa filiale à Shanghai met en œuvre « toutes les mesures nécessaires au maintien » de son activité sur place et ce malgré les effets du coronavirus sur les prises de commandes dans le pays au 1er trimestre. En Europe, la medetch spécialiste des solutions logicielles d’imagerie médicale est à ce stade dans l’incapacité d’évaluer l’impact de l’épidémie sur ses activités commerciales. En France elle met à disposition gratuite sa solution Myrian de visualisation de radiologie conventionnelle qui permet d’analyser les images thoraciques des patients potentiellement atteints du COVID-19.

Non coté

mCheck Therapeutics vient de traiter le 1er patient dans le cadre de l’essai clinique EVICTION, une phase I/IIa évaluant ICT01 chez les patients atteints de cancer avancé. Cet anticorps mono- clonal activant les cellules gamma delta T sera évalué en monothérapie et en association avec un inhibiteur du point de contrôle immunitaire. Pour rappel, ImCheck a réalisé en décembre dernier une série B de 48 M€ menée par Bpifrance et Pfizer Ventures (lire « ImCheck : 48 M€ pour (ré)activer l’immunothérapie » dans Biotech Finances n°879).

En vue

Stefanos Theoharis

Docteur en pathologie et immunologie, il rejoint Bone Therapeutics en tant que directeur commercial. Il a précédemment occupé les postes de vice-président de Cell Medica, de directeur commercial d’Apceth et a débuté sa carrière dans la banque d’affaires, chez Lazard.


Pierre Luzeau

L’actuel président du conseil d’administration de PCAS est nommé temporairement directeur général. Il occupe ainsi la fonction de PDG dans l’attente de l’arrivée du successeur de Frédéric Desdouits au poste de DG.


Thomas Kuhn

Le directeur général de Poxel s’est exprimé devant la communauté financière à l’occasion de la publication des comptes annuels. La biotech lyonnaise spécialisée dans le traitements des maladies métaboliques, dont le diabète de type 2 et la NASH « surveille et s’adapte de manière proactive aux impacts potentiels de la pandémie de coronavirus sur son activité ».


Christian Grenier

Le PDG de genOway a confirmé, « en dépit d’un environnement de marché aujourd’hui particulièrement perturbé par la pandémie de COVID-19 » que la société qui fournit des modèles de recherche précliniques, atteindrait « son objectif de chiffre d’affaires de 30 M€ et de marge d’EBITDA à 25% à horizon 2024 ».


Les chiffres

3 000 $

97% des hôpitaux américains pourraient perdre près de 3000 $ pour
chaque patient infecté par le COVID-19 qu’ils traitent. Et beaucoup perdraient même entre 8000 $ et 10000 $ par cas.

100 Mds$

Sur le plan de relance économique massif de 2000 Mds$ voté au Congrès, les hôpitaux réclament plus de 100 Mds$ d’aide financière.

110%

Les hopitaux fonctionnent à 110% de leur capacité normale pour gérer la vague de patients COVID-19. Environ 70000 cas ont été recensés aux États-Unis dont plus de la moitié dans l’État de New-York.