samedi 19 septembre 2020


Pionnière depuis près de 20 ans dans l’investissement biotech, la société de gestion d’actifs a lancé en novembre dernier un nouveau fonds, Candriam Oncology Sa vocation : investir tous azimuts dans les entreprises qui innovent contre le cancer Une stratégie d’impact qui fait fi des contraintes géographiques, sectorielles ou de maturité des entreprises qui bornent habituellement les politiques d’investissement Rudi Van Den Eynde, gérant du fonds, nous nous dévoile sa stratégie et nous fait part de ses convictions

Biotech Finances : Candriam gère un fonds Biotechnology dont l’encours dépasse 2 Md$ Pourquoi aujourd’hui lancer un nouveau véhicule d’investissement dédié à l’oncologie ?

Rudi Van Den Eynde : Le point de départ n’est pas le même Avec Biotechnology, lancé en 2000, l’enjeu était de saisir les opportunités liées à une révolution technologique et à ses retombées sur l’industrie pharmaceutique Avec Oncology, il s’agit de proposer un véhicule d’investissement « pure player » qui réponde à un défi de santé publique, le cancer, et qui puisse être perçu à la fois comme un outil d’investissement et un levier d’action contre cette maladie Nous cherchons avec Oncology à avoir un impact dans toutes les dimensions de cette aire thérapeutique : le médicament, le diagnostic et le dispositif Par ailleurs, 10 % des frais de gestion seront reversés à des associations menant des missions (recherche amont, aide aux patients) se situant hors du champ d’action de l’industrie Nous ne chercherons d’ailleurs pas à comparer la performance Oncology à celle du fonds Biotechnology

BF : Quelles sont les ruptures scientifique, techniques, médicales sur lesquelles vous misez ?

Rudi Van Den Eynde : Nous nous intéressons à l’enjeu du diagnostic précoce du cancer qui représente un espoir majeur, quand on sait à quel point il est corrélé aux chances de survie, de manière extrême dans certaines indications comme les cancers du pancréas et du colon Les approches par tests sanguins ou biopsies liquides, sur lesquelles travaillent des biotechs comme des big pharmas constituent des alternatives majeures aux techniques lourdes, invasives voire dangereuses, telles que les biopsies, les rayons X et même les coloscopies, incompatibles avec des politiques de dépistage massif et précoce des cancers Nous regardons aussi de près les développements qui partent de l’empreinte génétique propre à chaque tumeur On comprend aujourd’hui que les types de cancers sont innombrables