mardi 3 août 2021


Pour se financer, de plus en plus de biotechs en phase d’amorçage ont recours aux plateformes de crowdfunding telles que Happy Capital, Anaxago, Wiseed, Sowefund… Elles permettent aux sociétés de toucher de nouveaux types d’investisseurs, en général au travers de holdings Tour d’horizon de ces plateformes et des caractéristiques propres à ce mode de financement

Pas de mega-round ici : « D’un point de vue juridique, la réglementation interdit déjà de lever plus de 25 M€, une limite qui n’est de toute manière jamais atteinte, peu importe le secteur », explique Olivier Plattard, directeur associé chez Happy Capital La plateforme de crowdfunding, fondée en 2013, fait pourtant des biotechs et de l’innovation médicale un de ses secteurs stratégiques Deux nouveaux projets de levées de fonds sont dans les tuyaux et devraient débuter avant fin 2019, en plus de ceux déjà financés cette année (voir tableau) « Comme des sociétés du secteur ont déjà réussi à se financer sur notre plateforme, d’autres viennent nous voir, ce qui fait boule de neige Il s’agit souvent aussi de projets porteurs de sens qui séduisent de nombreux particuliers », détaille Olivier Plattard Même son de cloche du côté de Sowefund « Les projets en santé sont souvent à haut risque Les particuliers ne s’y aventurent pas uniquement pour la rentabilité », précise Georges Viglietti, président et fondateur de la plateforme où 17,5 % des montants investis sont destinés à la santé Un chiffre en augmentation « C’est un secteur en croissance qui prend de l’importance pour nous, car ce sont des dossiers qui marchent bien, et les opportunités sont de plus en plus nombreuses », poursuit le président Du côté de Happy Capital, 27 % des projets d’investissement sont liés à la santé Un secteur historique pour la plateforme, avec un taux stable par rapport aux années précédentes Mais c’est dans ce secteur que nous réalisons les plus grosses levées de fonds », précise Olivier Plattard

La santé, un secteur “inclusif”

« Nous constatons qu’il y a autant de femmes que d’hommes qui investissent, notamment via des comptes joints À l’inverse, les investissements dans la tech sont réalisés seulement par des hommes, plutôt jeunes », constate Olivier Plattard Cet aspect plus inclusif de la santé permet d’envisager des levées de fonds plus importantes, mais pas seulement