jeudi 6 mai 2021


(BIOTECHFINANCES n°924 Lundi 14 décembre 2020) Après avoir levé 67 M€ en tour A en juillet 2019, l’entreprise spécialisée dans le développement de peptides thérapeutiques pour le traitement de maladies endocriniennes et métaboliques rares suit méthodiquement son programme avec l’entrée en phase 1 de son produit phare l’AZP-3601 dans le traitement de l’hypoparathyroidie Elle vient par ailleurs de renforcer son pipeline par un deal conclu cette semaine avec le groupe japonais Peptidream qui devrait lui permettre de se positionner dans le traitement de l’acromégalie Nous avons souhaité faire le point avec Thierry Abribat, PDG d’Amolyt Pharma, sur l’ensemble de ses développements et sa vision stratégique de l’avenir

BiotechFinances – L’essentiel c’est de garder le cap ! Au cœur de la crise beaucoup d’entrepreneurs prenaient à cœur ce mot d’ordre Comment sortez-vous de ces 12 mois de fébrilité planétaire ?

Thierry Abribat : Malgré la crise COVID-19, nous sommes en ligne avec notre plan Nous voulions démarrer notre premier programme en clinique, cet automne Cela a été annoncé mi-octobre avec l’administration d’AZP-3601 à un premier volontaire sain Nous avions aussi prévu d’étoffer notre portefeuille avec un troisième programme C’est fait, grâce à l’opération tout récemment signée avec Peptidream pour le développement d’un traitement potentiel de l’acromégalie Nous gardons donc le cap  Notre objectif est d’avoir jusqu’à trois programmes en clinique d’ici 2022

BiotechFinances – Comment doit-on lire cet objectif de consolidation rapide du portefeuille produits et d’arrivée en clinique ?

Thierry Abribat : L’intérêt est multiple mais somme toute assez commun dans le contexte de la mise en place d’une entreprise de biotechnologie L’importante levée de fonds de 67 M€ réalisée en 2019 auprès d’investisseurs conséquents(1) permet de me projeter plus loin que les sociétés que j’ai créées jusqu’à présent Il s’agit de construire un ensemble à même de devenir une franchise en endocrinologie et qui pourrait aller jusqu’à l’approbation de produits voire leur commercialisation Pour y parvenir, il faut un portefeuille solide et bien « focusé » sur des médicaments prescrits par l’endocrinologue Au-delà, cette « solidité » du portefeuille permet de disposer d’un newsflow conséquent et aussi d’envisager d’autres types de consolidations comme un listing ou d’autres levées de fonds

BiotechFinances – A l’instar de nombreuses entreprises françaises vous pensez au Nasdaq ?

Thierry Abribat : Depuis cet automne, nous avons accentué nos échanges avec les investisseurs internationaux Nous commençons à nous exposer au marché américain Pour l’heure, Amolyt s’adosse à de très beaux leaders au