samedi 18 septembre 2021


(BiotechFinances n°945 – 31 05 2021) Trois voies sont actuellement explorées pour traiter la maladie d’Alzheimer Après de multiples échecs, les biotech avancent leurs pions dans le développement de petites molécules aux côtés des Big Pharma, plutôt positionnées sur les anticorps monoclonaux Le mois de juin sera déterminant avec les résultats attendus de la phase 3 d’Aztherapie et le verdict de la FDA pour Biogen

Face à la maladie d’Alzheimer, la recherche mène un combat de longue haleine Les quelques 300 études réalisées pour tenter de traiter la maladie depuis 20 ans ont toutes échouées Et les investissements colossaux mis en oeuvre en R&D n’y changent rien Aucun médicament destiné à contrôler la progression de la maladie n’a pour l’instant été approuvé en Europe et outre-Atlantique Les quelques traitements à la disposition des patients ne parviennent qu’à atténuer leurs symptômes

Or, cette pathologie est un enjeu mondial de santé publique La démence affecte 46,8 millions de personnes sur le globe et son coût est estimé à 818 Mds$ La maladie d’Alzheimer, dont l’incidence augmente avec l’âge, en constitue la principale cause

Ces dernières années, « la compréhension scientifique de la maladie a fait un grand pas en avant » observe un analyste financier Ses mécanismes biologiques sous-jacents sont connus : ils reposent sur l’accumulation de deux protéines (la bêta-amyloïde et la protéine tau) dans le cerveau, généralement causée par un âge avancé D’où différentes approches pour traiter la maladie avec pour cible : la protéine bêta-amyloïde, la protéine Tau et/ou l’inflammation

Des anticorps monoclonaux chez les pharmas

La plupart des grands laboratoires pharmaceutiques, à quelques exceptions près (Pfizer, Merck & Co (MSD)), sont engagés dans cette course aux traitements Ils développent essentiellement des anticorps monoclonaux s’attaquant à une seule cible et donc destinés aux formes précoces de la maladie

Pour autant, aucun résultat n’a encore été confirmé par une phase 3, exception faite de Biogen dont l’une des deux études menée avec son candidat aducanumab s’est avérée positive Pour le Professeur de neurologie, Bruno Dubois (voir interview ci-contre), cette molécule s’avère probablement efficace mais aucune preuve indiscutable n’a été établie pour l’instant Au contraire, elle a fait l’objet d’une évaluation négative en novembre 2020 du