samedi 4 décembre 2021


OSE Immunotherapeutics (OSE) suspend temporairement le recrutement de volontaires sains et l’administration de CoVepiT, son candidat vaccin prophylactique contre la COVID-19, dans l’essai clinique de phase 1 en cours. Cette suspension a été décidée par la biotech nantaise à la suite « d’un nombre limité d’effets indésirables de grade 1 et un effet indésirable de grade 2, en particulier des nodules persistants au point d’injection (sous-cutanés, sans douleur, sans inflammation, sans fièvre, pas d’impact sur la vie quotidienne et sans symptômes systémiques) ». Par mesure de précaution OSE « préfère évaluer l’évolution de ces nodules avant de déterminer la meilleure voie à suivre pour le développement de CoVepiT ». Les résultats de cet essai initialement prévue au 3e trimestre seront de facto  décalés. Lire Biotech Finances n°932 du 19 février 2021 « COVEPIT, DANS LA COURSE AUX VACCINS COVID-19 » et n°942 du 30 avril 2021 : « JUSQU’À 315 M€ DE MILESTONES POUR OSE ».

Aux Etats-Unis, Adagio Therapeutics a déposé une demande d’IPO au Nasdaq pour soutenir le développement d’un anticorps destiné à traiter ou à prévenir les infections par le SARS-CoV-2. Créée l’an dernier, la biotech possède les droits sur un portefeuille de médicaments de lutte contre les coronavirus développé par Adimab. En l’espace d’un an, Adagio a déjà levé 465 M$ et mené son programme principal, appelé ADG20, dans deux essais de phase 2/3. L’ADG20 se lie à une cible différente de celle des médicaments rivaux de Regeneron, Vir et Eli Lilly. Les premiers tests ont montré que le candidat pouvait durer plus longtemps que ses concurrents. La start-up entend désormais profiter de l’engouement boursier pour les valeurs COVID-19 pour mener ADG20 jusqu’à la commercialisation.

Dans un rapport publié aujourd’hui, l’Anses recommande de reconnaître dans la loi le caractère cancérigène des médicaments anti-cancéreux cytostatiques afin de renforcer la protection des professionnels exposés à ces substances. En effet, les infirmières, les aides-soignants, les médecins, les vétérinaires, ou encore les personnels de nettoyage, sont potentiellement exposés aux cytostatiques, ces médicaments administrés dans le cadre des chimiothérapies. L’arrêté du 26 octobre 2020, issu de la transposition d’une directive européenne, liste pour l’instant 9 types de familles « cancérogènes au sens du code du travail », parmi lesquels ceux exposant au formaldéhyde, aux poussières de bois et aux poussières de silice cristalline alvéolaire. L’exposition aux lubrifiants de moteur et aux gaz d’échappement de moteurs diesel y a été ajoutée au mois de mai.