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15H Biotech express mardi : Deeplink Medical, Cellectis, OSE Immunotherapeutics

Deeplink Medical boucle une levée de fonds de 5 M€. Cette opération a été réalisé, pour 3M€, auprès des dirigeants et fondateurs, accompagnés par 70 radiologues. Elle a été complétée par une participation de Bpifrance et de la BNP. La société lyonnaise a jusqu’à présent concentré ses efforts sur le développement de deux plateformes (ITIS et MIRIO) aujourd’hui opérationnelles. MIRIO est un logiciel permettant de réunir les données patientes dans le cadre de suivi oncologique et de l’évaluation des tumeurs solides, et à l’intention à la fois des médecins (oncologue, radiologues), hôpitaux et promoteurs d’essais cliniques. De son côté, ITIS est une solution de téléradiologie, qui permet de centraliser les demandes d’examens radiologiques, en les priorisant en fonction de leur degré d’urgence.

Cellectis (ALCLS) a annoncé l’injection de la première dose d’UCART22 au premier patient inclus dans un essai clinique de phase I à dose croissante. UCART22 est l’un des produits candidats allogéniques de Cellectis, fondé sur des cellules T modifiées (CAR-T) exprimant des récepteurs antigéniques chimériques anti-CD22. Il est actuellement évalué comme traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) à cellules B en rechute ou réfractaire. CD22 est un antigène de surface exprimé dans les cellules de la lignée lymphocytaire B, ainsi que dans les blastes de la LLA à cellules B. Cellectis, dont l’autonomie financière court jusqu’en 2022, a obtenu dernièrement le feu vert de la FDA pour reprendre le développement clinique d’UCART123 dans la leucémie myéloïde aigue.

OSE Immunotherapeutics (OSE) annonce des résultats qui démontrent un bon profil de sécurité et de tolérance à l’issue de son étude de phase I menée avec OSE-127, un anticorps monoclonal antagonistes du récepteur CD127, qui fait l’objet d’un partenariat avec Servier. Des études précliniques avaient montré un effet antagoniste puissant d’OSE-127 sur les lymphocytes T effecteurs, responsables de maladies auto-immunes. La biotech nantaise envisage de lancer deux essais de phase II en 2020 avec ce produit, dans la rectocolite hémorragique et dans le syndrome de Sjögren. Ce programme fait l’objet d’une option de licence avec Servier pour laquelle OSE a déjà perçu 10M€. La biotech est éligible à 20M€ supplémentaire en cas de levée de l’option d’ici la fin des résultats de phase II.


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