dimanche 20 septembre 2020


Monde

(BiotechFinances n°906 06/072020)  Gilead (GILD) a dévoilé un prix pour le remdesivir, son traitement contre COVID-19, de 3 120 $ aux États-Unis, et de 2 340 $ pour les autres pays développés. Ce médicament expérimental n’a pas encore été approuvé par la FDA mais a reçu une autorisation d’utilisation d’urgence. Pour justifier ce prix, le laboratoire américain met en avant l’accélération du rétablissement des malades hospitalisés, qui restent en moyenne 4 jours de moins à l’hôpital, soit des économies de 12 000 $ par patient selon Gilead. Néanmoins, le remdesivir n’a pas prouvé de bénéfices en termes de réduction de la mortalité. Certains analystes financiers ne s’attendent pas à ce que le produit représente un moteur commercial important, étant donné les coûts et l’augmentation des thérapies alternatives.

En complément du prêt garanti par l’État (PGE), Bercy va mettre en place un dispositif d’avances remboursables et de prêts à taux bonifiés, pour soutenir la trésorerie des entreprises fragilisées par la crise de la COVID-19. Les entreprises stratégiques de 50 à 250 salariés constituent la cible privilégiée de ce dispositif discrétionnaire et sont invitées à déposer leurs demandes auprès des comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (CODEFI).

Pfizer et BioNtech présentent cette semaine des résultats préliminaires positifs pour BNT162b1, un candidat-vaccin à base d’ARNm testé contre COVID-19 dans le cadre d’un essai de phase 1/2. L’étude comprend 45 adultes âgés de 18 à 55 ans, qui ont reçu différentes doses. Selon les observations, le BNT162b1 serait capable de produire des réponses d’anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux observés chez des personnes ayant été au contact du virus. Une vaste étude de phase 2b/3, impliquant jusqu’à 30 000 participants, pourrait commencer dès juillet 2020. Les deux laboratoires se préparent également à produire 100 millions de doses du vaccin d’ici la fin d’année. À la suite de cette annonce, Pfizer a grimpé de 6 % en bourse.

Intercept (ICPT) vient d’essuyer un refus de la FDA pour la mise sur le marché d’Ocaliva (acide obéticholique) dans le traitement de la stéatohépatite non alcoolique (NASH). La biotech américaine avait pourtant publié en 2019 des résultats de phase 3 positifs, mais l’agence de réglementation a considéré que les bénéfices thérapeutiques ne sont pas suffisamment établis par rapport aux risques d’effets secondaires. L’Ocaliva demeure homologuée dans la cholangite biliaire primitive, une maladie rare. Le cours d’Intercept a plongé de près de 40% à New-York.

Pfizer, Eli Lilly, Novo Nordisk, Boehringer Ingelheim, Bayer Pharmaceuticals, Merck KGaA et l’Americain Merck créent un fonds de 1 Md$, pour investir sur les petites biotechs spécialisées dans le développement d’antibiotiques. Les gouvernements allemand, suédois, français, et anglais, ainsi que des représentants de Wellcome Trust et de Pew Charitable Trusts, participent également à l’initiative. L’OMS et la BEI sont aussi impliquées.

Merck rachète la française RESOLUTION Spectra Systems spécialisée en spectroscopie optique avancée. Créée en 2011, la société est basée près de Grenoble et propose une solution d’analyse multi-variée par spectroscopie Raman prête à être intégrée en production. Les modalités financières de la transaction n’ont pas été dévoilées.

Coté

(BiotechFinances n°906 06/072020)  Gilead (GILD) a dévoilé un prix pour le remdesivir, son traitement contre COVID-19, de 3 120 $ aux États-Unis, et de 2 340 $ pour les autres pays développés. Ce médicament expérimental n’a pas encore été approuvé par la FDA mais a reçu une autorisation d’utilisation d’urgence. Pour justifier ce prix, le laboratoire américain met en avant l’accélération du rétablissement des malades hospitalisés, qui restent en moyenne 4 jours de moins à l’hôpital, soit des économies de 12 000 $ par patient selon Gilead. Néanmoins, le remdesivir n’a pas prouvé de bénéfices en termes de réduction de la mortalité. Certains analystes financiers ne s’attendent pas à ce que le produit représente un moteur commercial important, étant donné les coûts et l’augmentation des thérapies alternatives.

En complément du prêt garanti par l’État (PGE), Bercy va mettre en place un dispositif d’avances remboursables et de prêts à taux bonifiés, pour soutenir la trésorerie des entreprises fragilisées par la crise de la COVID-19. Les entreprises stratégiques de 50 à 250 salariés constituent la cible privilégiée de ce dispositif discrétionnaire et sont invitées à déposer leurs demandes auprès des comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (CODEFI).

Pfizer et BioNtech présentent cette semaine des résultats préliminaires positifs pour BNT162b1, un candidat-vaccin à base d’ARNm testé contre COVID-19 dans le cadre d’un essai de phase 1/2. L’étude comprend 45 adultes âgés de 18 à 55 ans, qui ont reçu différentes doses. Selon les observations, le BNT162b1 serait capable de produire des réponses d’anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux observés chez des personnes ayant été au contact du virus. Une vaste étude de phase 2b/3, impliquant jusqu’à 30 000 participants, pourrait commencer dès juillet 2020. Les deux laboratoires se préparent également à produire 100 millions de doses du vaccin d’ici la fin d’année. À la suite de cette annonce, Pfizer a grimpé de 6 % en bourse.

Intercept (ICPT) vient d’essuyer un refus de la FDA pour la mise sur le marché d’Ocaliva (acide obéticholique) dans le traitement de la stéatohépatite non alcoolique (NASH). La biotech américaine avait pourtant publié en 2019 des résultats de phase 3 positifs, mais l’agence de réglementation a considéré que les bénéfices thérapeutiques ne sont pas suffisamment établis par rapport aux risques d’effets secondaires. L’Ocaliva demeure homologuée dans la cholangite biliaire primitive, une maladie rare. Le cours d’Intercept a plongé de près de 40% à New-York.

Pfizer, Eli Lilly, Novo Nordisk, Boehringer Ingelheim, Bayer Pharmaceuticals, Merck KGaA et l’Americain Merck créent un fonds de 1 Md$, pour investir sur les petites biotechs spécialisées dans le développement d’antibiotiques. Les gouvernements allemand, suédois, français, et anglais, ainsi que des représentants de Wellcome Trust et de Pew Charitable Trusts, participent également à l’initiative. L’OMS et la BEI sont aussi impliquées.

Merck rachète la française RESOLUTION Spectra Systems spécialisée en spectroscopie optique avancée. Créée en 2011, la société est basée près de Grenoble et propose une solution d’analyse multi-variée par spectroscopie Raman prête à être intégrée en production. Les modalités financières de la transaction n’ont pas été dévoilées.

Non coté

(BiotechFinances n°906 06/072020) Sofinnova Partners prend une participation dans MastOR  via son fonds medtech MD Start III.  Il s’agit d’une entreprise développant une plateforme robotisée visant à améliorer la sécurité, la précision et l’accès aux chirurgies laparoscopiques. Lancé en mai 2019  avec une enveloppe de 48 M€, le fonds MD Start III réalise ainsi son 2e investissement après sa prise de participation en  février au capital de Gradient Denervation Technologies (dispositif médical pour le traitement endovasculaire).

ABC Transfer lève 3 M€ lors d’une série A menée par Go Capital, et suivie par Bpifrance et la région Centre-Val de Loire par le biais de subventions. Fondée en juin 2019, l’entreprise prévoit de lancer au quatrième trimestre une gamme de Portes de Transfert Rapide (RTP) spécialement conçues pour l’industrie biopharmaceutique, et de monter en puissance dans sa capacité de production. Elle va également renforcer ses activités de R&D, avec un budget dédié d’au moins 15% du chiffre d’affaires à long terme.

Owkin reçoit une extension de 18 M$ de Mubadala Capital et du fonds Large Venture de Bpifrance lui permettant de clôturer sa série A qui s’élève désormais à un montant total de 70 M$. Le tour de table a également été soutenu par Cathay Innovation, MACSF, GV, F-Prime Capital, Eight Roads, Frst, et NJF Capital (Lire « Owkin : la prédiction d’un bel avenir » dans Biotech Finances n°900).

SparingVision obtient le statut de médicament orphelin en Europe pour son candidat SPVN06 dédié aux dystrophies rétiniennes héréditaires. Il s’agit d’une thérapie génique indépendante des mutations génétiques causales, et qui vise à stopper la dégénérescence des photorécepteurs conduisant à la cécité. SPVN06 devrait débuter en clinique en 2021 chez les malades souffrant de rétinite pigmentaire en France et aux États-Unis.

Le Fonds Amgen France pour la Science et l’Humain a sélectionné 9 projets de recherche en oncologie et onco-hématologie parmi les 137 éligibles. La dotation va jusqu’à 75 000 € par équipe issue de structures telles que CHU, centres de lutte contre le cancer, unités Inserm et associations de patients. La majorité des projets développent des techniques de pointe : identification de biomarqueurs circulants, décryptage des mécanismes de résistances à l’action des lymphocytes T, étude des voies de signalisation… Doté de 2,6 M€ sur 3 ans, le fonds lancera son 2e appel à projets fin 2020.

L’association des entreprises de télémédecine (LET) vient de dévoiler les principauxrésultats d’une étude qu’elle a menée lors de l’épi- démie de COVID-19. Durant la période de confinement, le constat sur leur nécessité semble sans appel : les téléconsultations ont été 10 à 15 fois plus nombreuses qu’en février, et environ 20% des patients ayant eu recours à une téléconsultation ont déclaré qu’à défaut, ils se seraient rendus aux urgences.

La Fondation des Entreprises du Médicament (Leem) récompense les lauréats de son appel à projets, lancé en janvier 2020, sur la thématique de “l’émergence de solutions innovantes dans les parcours de santé et leur appropriation par les bénéficiaires”. Dotée d’une enveloppe de 250 000 €, la Fondation du Leem a soutenu cette année 10 projets dont ceux des associations Proses, Ithaque, de l’ASDF, du réseau de santé Osmose, de l’Alliance malades rares ou de Relais VIH.

En vue

Emer Cooke

est nommée directrice exécutive de l’Agence européenne des médicaments (EMA), et remplace Guido Rasi. Première femme promue à la tête de l'EMA, elle dirigeait auparavant le département “Regulation and Prequalifiction” à l'OMS.


Joris Schuurmans

devient directeur général de Cergentis, une société néerlandaise active dans le domaine de l'oncologie et du séquençage, qui développe une technologie d'amplification de locus d’intérêt (TLA).


Anne Reiser

est promue présidente de PhysioAssist. Elle était auparavant membre indépendante du conseil d’administration de la biotech aixoise puis présidente non exécutive.


Oscar Izeboud

rejoint la biotech néerlandaise Scenic (thérapie génique) en tant que PDG, tandis que Sebastian Nijman cofondateur scientifique, et PDG par interim, assume la fonction de directeur scientifique (CSO).


Les chiffres

188 M€

Sur l’année, 188 M€ ont été levés par les spin-off de l’Inserm.

8

Nombre de start-up qui ont été créées sur la base d’un accord de licence avec Inserm Transfert (Cibiltech, Medetia, Roddata, Therafast Bio, Corlieve Therapeutics, Innovhem, Aboleris pharma, DiogenX)

53,8 M€

Revenus générés pour l’Inserm et ses partenaires, dont 31,3 M€ sont directement issus de partenariats industriels et le solde de financements de recherche nationaux et européens.

1er

Leader en Europe en nombre de brevets déposés dans la catégorie pharmaceutique et 3e dans la catégorie biotechnologie.